Thomas Colville
   
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Né le 10 mai 1968 à Rennes
Marié, deux enfants

Vit à Locmariaquer (Morbihan)

Pour suivre les tentatives de record en direct

Mise à jour : le 11 octobre 2017
 
Sodebo ancien
  © Yvan Zedda
Sodeb'O 2008
  © Daniel Forster / DPI pour Sodebo

Sodeb'O 2010

en baie de Quiberon

  © Frédéric Morin / Team Sodeb'o

Palmarès :

2017 :
- 3ème de la transat The Bridge
- bat le record de l'Atlantique nord en solitaire avec un temps de 4 jours 11 heures et 10 minutes
- xème de la Transat Jacques Vabre

2016 :
- 2ème de la transat Bakerly dans la catégorie Ultime
- bat le record de distance parcourue en 24h, avec 714 milles
- bat le record du temps pour l'équateur (en cours d'homologation)
- bat le record du temps pour le Cap de Bonne Espérance en 14 jours 4 heures 43 minutes et 48 secondes (en cours d'homologation)
- bat le record du temps pour l'Océan Indien entre le Cap des aiguilles et la Pointe sud de la Tasmanie en 8 jours 12 heures 19 minutes (en cours d'homologation)
- bat le record de l'Océan Pacifique entre la Pointe de Tasmanie et le Cap Horn en 8 jours 18heures et 28 minutes (en attente d'homologation)
- bat le record du Tour du monde en solitaire en 49 jours 3 heures 7 minutes et 38 secondes

2015 :
- 2ème de la transat Jacques Vabre dans la catégorie Ultime

2014 :
- Abandon dans la Route du Rhum

2013 :
- 5ème du Tour de Belle-Île
- 4ème du Tour de France à la voile

2012 :
- Vainqueur de la Volvo Ocean Race sur Groupama 4

2011 :
Echec dans le record du Tour du monde, avec 2j de trop dans la remontée de l'Atlantique nord
prend le départ de la Volvo Ocean Race 2011 sur Groupama 4 avec Franck Cammas

2010 :
Vainqueur du Trophée Jules Vernes sur Groupama 3
3ème de la Route du Rhum 2010

2009 :
Boucle le Tour du Monde en 59j, 20h, 47m, 43s sans détrôner l'actuel détenteur : Francis Joyon avec 57j, 13h, 34m, 06s.
Champion du monde des courses océaniques en solitaire 2009

2008 :
Record des 24h en solitaire avec 628,5 milles à la moyenne de 26,19 nœuds décembre 2008
Record des 24h en solitaire avec 619,3 milles à la moyenne de 25,8 nœuds janvier 2008
Record de la traversée de l'Atlantique Nord en 5 jours, 19 h et 29 minutes et 20 secondes

2006 :
3e Route du Rhum 2006 en 8 jours, 13 heures, 39 minutes et 2 secondes
Traversée de la Manche Cowes-Dinard (138 milles) Battu le 15 Juillet 2006 en 7h 55’47’’à la vitesse de 17,40 nœuds, soit 4 heures de moins que Jean-Luc Van Den Heede en novembre 2004 à bord du monocoque Adrien
Record du Tour des Iles Britanniques (1787 milles) Battu le 14 août 2006 en 6j6h40’31’’ à la vitesse de 11,86 nœuds, soit 26 heures de moins que Jean-Luc Van Den Heede en mai 2005 à bord du monocoque Adrien
Double détenteur du Record SNSM en 20h, 21mn et 34s

2005 :
tentative de record sur la route de la découverte
Détenteur du Record Miami - New York en 3j 5h et 12sec,
Détenteur du Record de l’Atlantique d’Est en Ouest en 10j 11h 50mn et 46sec,
Premier détenteur du Trophée SNSM sur le trimaran Sodebo en avril
Vainqueur de l’Oryx Quest (Tour du Monde sans escale au départ du Qatar) à bord de Doha 2006 en février.

2004 :
• 4e du Championnat Orma des multicoques.
• 4e de la Québec / St Malo, après un finish digne des plus grandes courses au large.
• 2e de The Transat (Transat en Solitaire entre Plymouth et Boston)

2003 :
• 7e Transat Jacques Vabre
• 5e du Championnat Orma 2003 des multicoques
• 5e place du Challenge Mondial Assistance.

2002 :
Thomas Coville porte désormais les couleurs de la société Sodebo sur les mers du monde avec un trimaran de 18,28 mètres.
• 3 jours en tête de la Route du Rhum avant de devoir abandonner au large du Portugal.

2001 :
• Volvo Ocean Race à bord de D Juice (Auckland Rio)

2000 :
• 6e au Vendée Globe

1999 :
• Thomas mène deux projets de front : une saison en Figaro et la prise en main de “ Sodebo, savourons la vie ! ”, un monocoque 60 pieds open...
• Vainqueur de la Transat Jacques Vabre en monocoque 60 pieds.

1998 :
• Première participation remarquée dans la Solitaire du Figaro à bord de Zurich Assurances : 1er bizuth et 11e au général.
• Vainqueur de la Route du Rhum catégorie monocoque sur Aquitaine Innovations.
• Premier la Route de l’Or à bord d’Aquitaine Innovations aux côtés d’Yves Parlier.

1997 :
• Vainqueur du Trophée Jules Verne sur Sport Elec avec Olivier de Kersauson.
• Ses grands débuts dans la navigation en solitaire : vainqueur de la Transgascogne et de la 2e étape de la Mini Transat ( 2e au classement général).

1996 :
• Circuit 6’50 dont il gagne le Championnat national.

1995 :
• America’s Cup sur France 2-3.

A partir de 1994, et pendant 4 ans, il navigue comme équipier sur le circuit des multicoques essentiellement à bord de Primagaz. A son actif : quatre Courses de l’Europe, Québec - St Malo, tous les Grands Prix ORMA, le record de la traversée de la Méditerranée.

1993 :
Retour en France. Il s’engage dans la carrière de navigateur professionnel. On le retrouve sur toutes les grandes épreuves : America’s Cup, Sidney-Hobart, Kenwood Cup, Admiral’s Cup, Half Ton Cup. Il débute également sur le Circuit des multicoques.

1985 :
Premier Tour de France à la Voile. Six autres suivront dont deux victoires. En 1992, Thomas est équipier remplaçant sur Commodore pour le Trophée Jules Verne. Dans le même temps, Thomas poursuit ses études. Après ses diplômes d’informatique au Centre National d’Etudes des Télécoms et d’Etudes Comptables et Financières, il est engagé par la Compagnie Bolloré- Delmas pour rejoindre son réseau d’agences dans le Pacifique.

   

Détails

Premier Tour de France à la Voile en 1985, six autres suivront dont deux victoires.

Dans le même temps, Thomas poursuit ses études. Après ses diplômes d'informatique au Centre National d'Etudes des Télécoms et d'Etudes Comptables et Financières, il est engagé par la Compagnie Bolloré-Delmas pour rejoindre son réseau d'agences dans le Pacifique.

Retour en France en 1993 : il s'engage dans la carrière de navigateur professionnel.
On le retrouve sur toutes les grandes épreuves : Sidney-Hobart, Kenwood Cup, Admiral's Cup, Half Ton Cup
Il débute également sur le Circuit des multicoques puis devient équipier-remplacant sur Commodore pour le Trophée Jules Verne.

A partir de 1994, et pendant 4 ans, il navigue comme équipier sur le circuit des multicoques essentiellement à bord de Primagaz. A son actif : quatre Courses de l'Europe, Québec - St Malo, tous les Grands Prix ORMA, le record de la traversée de la Méditerranée.

1995 America's Cup sur Ville de Paris.

1996 circuit 6'50 dont il gagne le Championnat national.

1997 ou ses grands débuts dans la navigation en solitaire : vainqueur de la Transgascogne et de la 2ème étape de la Mini Transat (2ème au classement général).
Vainqueur du Trophée Jules Verne sur Sport Elec avec Olivier de Kersauson.

1998 ou deux victoires magnifiques : la Route de l'Or à bord d'Aquitaine Innovations aux côtés d'Yves Parlier, et la Route du Rhum catégorie monocoque toujours sur Aquitaine Innovations. Sans oublier, une première participation remarquée dans la Solitaire du Figaro à bord de Zurich Assurances : 1er bizuth et 11ème au général.

1999 Thomas mène deux projets de front : une saison en Figaro et la prise en main de " Sodebo, savourons la vie !", monocoque de 60 pieds dont il devient le skipper officiel. Il termine 9ème du championnat des Solitaires en Figaro. Quelques mois plus tard, il remporte avec Hervé Jan la Transat Jacques Vabre sur le 60 pieds Open SODEBO. C’est sa seconde victoire en transat en douze mois.

SAISON 2000 Transat anglaise en solitaire (Europe 1 New Man Star ex Ostar) sur le monocoque SODEBO mais abandon après un démâtage.
En novembre, départ du Vendée globe, course autour du monde en monocoque, sans escale, sans assistance et en solitaire. Il termine à la 6ème place après 105 jours de mer.

SAISON 2001 un gros chantier et de nombreux milles :
Thomas Coville et son équipe se sont consacrés essentiellement à la construction du multicoque 60 pieds SODEBO
Le skipper a tout de même navigué aux côtés de Francis Joyon sur Eure et Loir. Après deux victoires en équipage dans le tour de l’île de Wight puis dans la course du Fastnet, ils ont participé ensemble à la transat Jacques Vabre, course en double entre le Havre et Salvador de Bahia au Brésil.

SAISON 2002
1er semestre 2002 En janvier, alors que l’assemblage du trimaran Sodebo est en cours, Thomas Coville s’est envolé vers la Nouvelle-Zélande et la Volvo Ocean Race. Jamais rassasié d’être en mer, le jeune trinitain a embarqué comme barreur et chef de quart entre Auckland et Rio de Janeiro sur le VO 60 norvégien Djuice. Le plan DAVIDSON termine deuxième de cette fabuleuse étape.

6 juillet 2002 mise à l'eau du trimaran SODEBO à Lorient

Novembre 2002 Route du Rhum - abandon après 4 jours de course dont deux jours en tête. Raison de l'abandon : rupture des carénages des bras de liaison

SAISON 2003
Janvier à mars 2003 chantier à La Trinité sur mer

Avril 2003 Grand Prix Cap L’orient – Sodebo termine 5ème pour son premier Grand Prix.

Mai 2003 Challenge Mondial Assistance – à nouveau 5ème au classement général après une avarie grave sur l’étai de Solent qui a obligé le trimaran et son équipage à faire un escale technique de 12 heures à La Trinité sur Mer pour réparer.

Juin 2003 Grand Prix d’Italie – Sodebo se classe 3ème derrière Sergio Tacchini et Groupama et remporte une manche.

Juillet 2003 Grand Prix de Marseille – Sodebo prend la 5ème place du classement général du Grand Prix et conserve la quatrième place du championnat du monde des multicoques.

Août 2003 Grand Prix de Fécamp – Bilan positif pour une première saison de grand prix où le trimaran a démontré sa puissance et sa vitesse.

Novembre 2003 Transat Jacques Vabre – Le Havre/Salvador de Bahia (Brésil). SODEBO prend la 7ème place après une avarie d’appendice dès le premier jour et une traversée de l’atlantique sans gouvernail.

Bilan saison 2003 - Le trimaran termine sa première saison à la 5ème place du Championnat du monde des multicoques classe ORMA.

Portrait :

Découvre la voile avec ses parents sur un petit croiseur, un Pen Duick 600

Adhère, adolescent (1982), au club Laser de l'école de voile de Plérin (il est d'ailleurs toujours affilié à ce club des Côtes d'Armor).
Prend part au Championnat d'Europe Junior.

Thomas Coville est un marin à la mode anglo-saxonne. Organisé, rigoureux, disponible, il ne met de côté aucun paramètre de sa préparation (y compris physique) et reste très ouvert à tous les styles de navigation, et à tous les postes à bord, qu’il soit skipper ou équipier

Résultat, un cursus voile riche et varié, pour ce préparateur des débuts, qui, à 33 ans, a navigué à peu près sur tout ce qui flotte : débuts en dériveur, puis monotypie, victoire dans Admiral’s Cup 1993, Coupe de l’America, Mini Transat…
En 1997, sa carrière prend un tournant en direction de la course au large avec le Trophée Jules Vernes à bord de Sport Elec. Puis c’est le 60 Pieds Open et ses victoires, et la préparation du Vendée Globe où il termine sixième.

© Gilles Martin-Raguet

En 2002, il passe sur trois coques toujours avec son fidèle partenaire Sodebo. Dès son arrivée dans le circuit, Thomas Coville a prouvé qu’il était dans le coup et c’est certainement sa superbe deuxième place à The Transat qui récompense le mieux ses efforts… son meilleur résultat depuis deux ans, et pas des moindres.
site internet
 
NEWS

27 septembre 2005

Parti le 10 mai de La Trinité sur Mer en direction de Cadix au Sud de l’Espagne, le Trimaran SODEBO a retrouvé lundi, son port d’attache après un voyage de plus de 4 mois autour de l’Atlantique. Un voyage effectué d’abord en double avec Jacques Vincent pour la qualification de la Transat Jacques Vabre, puis en solo entre Cadix et San Salvador et de Miami à New York, deux traversées récompensées par deux records. Ce tour de l’Atlantique s’est ensuite terminé comme il avait commencé, en duo avec Jacques. Thomas n’a pas eu les conditions météos pour tenter le record New York-Cap Lizard en solitaire et les deux marins ont choisi de s’offrir une nouvelle transat en double, toujours en prévision de la Jacques Vabre. Ces 3000 milles parcourus en 8 jours, auront bien éprouvés les hommes et le bateau qui ont rencontré jusqu’à 53 nœuds de vent à mi-parcours !

Bilan de cette aventure de 4 mois aussi humaine que sportive : 12 100 milles parcourus, deux nouveaux records en poche, seulement une grand voile déchirée et des appendices un peu fatigués mais le bateau est revenu excellent état. Bien sûr, le record des 24 heures et la traversée New York-Cap Lizard occupent toujours l’esprit du skipper qui avoue déjà avoir envie d’y retourner.


Record de l'Atlantique :

15 juillet 2008
Le record de l'Atlantique pour Thomas Coville!
Dans un brouillard à couper au couteau, le chronomètre s'est arrêté de tourner pour Thomas Coville et le trimaran Sodeb'O. Le marin et son bateau s'emparent du record de traversée de l'océan Atlantique après une navigation longue de 5 jours, 19 h et 29 minutes et 20 secondes, un temps qui doit encore être officialisé par le World sailing speed record council (WSSRC).
Le record précédent, détenu par Francis Joyon depuis 2005, était de 6 jours, 4 heures, 1 minute et 37 secondes.

Rendez-vous à Brest!
L'arrivée en rade de Brest est estimée entre 16h30 et 19h.

14 juillet 2008
moins de
36 heures pour battre le record
La route directe vers l'écurie, c'est terminé pour Thomas Coville et Sodeb'O. Après une trajectoire idéale, le marin doit composer avec un vent faiblissant qui ralentit sa fusée. Le record de traversée de l'océan Atlantique demeure à portée de ses étraves.( voir la carte)
Thomas et son équipe le savait bien: les prévisions météorologiques étaient idéales pour cette traversée... sauf à l'arrivée en Europe. Un anticyclone barre le chemin du maxi-trimaran, l'obligeant à 300 milles de détour (556 km) et une série de manoeuvres exigeantes.
"Je suis obligé de partir à 90 degrés de la route directe pour contourner une zone où il n'y a pas de vent du tout, expliquait Thomas, dimanche lors de la visioconférence. Donc, même avec l'avance confortable qu'on a, ça va être très très chaud et il va falloir se battre jusqu'au bout."
Guerre des nerfs...
Le vent mollissant annonce une première épreuve: la guerre des nerfs. Le trimaran ira-t-il encore assez vite? "Le routage nous permet encore de battre le record, précise le skipper, mais notre marge de vingt heures se réduit. Est-ce que ce sera suffisant? Je n'ai pas la précision." L'équipe à terre de Sodeb'O affiche tout de même un certain optimisme: les routeurs misent sur une arrivée au Cap Lizard, mardi midi et dès dimanche soir, une équipe de cinq personnes a pris le ferry de Roscoff pour rejoindre Thomas à bord, dès que ce sera possible au large des côtes anglaises. Sodeb'O mettra alors le cap sur le port de Brest qui vibre au gré des fêtes maritimes.
... doublée d'un contre-la-montre
Le contre-la-montre se jouera aussi lors des empannages, c'est-à-dire quand le bateau change de direction et que toute sa voilure passe d'un bord à l'autre du voilier. D'abord, il faut choisir l'endroit et le moment idoines pour les effectuer. Puis, réussir la délicate manoeuvre vaut de copieuses suées au solitaire. "Ça dure six minutes, raconte-t-il, il faut gérer les trois voiles (1) en même temps, tout synchroniser. Le plus difficile, c'est la grand voile. Le gennaker demande le plus d'énergie, mais il passe après. Si j'ai bien mangé et bien bu avant, c'est gérable, mais la pression est terrible. Si je rate, ça peut vite devenir la cata'!"

La catastrophe, Sodeb'O l'a frôlée, dimanche après-midi. Alors que débutait la visio-conférence retransmise en direct sur le site sodebo-voile.com, le trimaran a heurté un cétacé. Plus de peur que de mal et il semble que l'animal n'ait pas endommagé la bête de course. "Je reste concentré, je prends les instants comme ils viennent, concluait Thomas. Je ne peux pas être plus heureux que je ne le suis en ce moment."

(1) En ce moment, Sodeb'O porte la grand voile, la trinquette (petite voile d'avant) et le gennaker (grande voile d'avant), soit plus de 650 m2 de toile.

13 juillet 2008
Ça Sodé'pote sur le trimaran !
Non! L'Atlantique n'a pas rétrécit! C'est seulement Thomas Coville qui tartine à travers l'océan pour battre le record de traversée de Francis Joyon (6 jours, 4 heures, 1 minute et 37 secondes). Avec 1911 milles couverts depuis son départ de New York, mercredi, le skipper de Sodeb'O est bien parti pour arriver!
"C'est vraiment un plaisir terrible! Je ne sais pas ce que ça donnera jusqu'au bout, mais je mets tout sur la table et on verra bien," déclarait Thomas Coville, le bonnet bien enfoncé sur les oreilles en fixant son regard dans sa caméra embarquée, samedi.
Ce qu'on voit bien, pour l'instant, ce sont les chiffres: 546 milles (1) parcourus le premier jour; 590 milles le second jour; 589 milles le troisième jour. A minuit, dans la nuit de samedi à dimanche, il restait 940 milles à courir sous les étraves du maxi-trimaran rouge. Thomas Coville, déjà détenteur du record de la distance parcourue en 24 h (619,3 milles en janvier 2008) pourrait, cette semaine, s'adjuger celui de la traversée de l'Atlantique à la voile en solitaire.
Le cargo incrédule
Quitte à susciter l'incrédulité de certains officiers de la marine marchande. "Cet après-midi, j'ai parlé avec un cargo car on faisait route de collision, raconte Thomas. J'étais à 27 noeuds, je lui ai demandé de modifier son cap. Au début c'était négatif. Je lui ai dit que j'étais à la voile et que j'étais tout seul. Il était surpris, mais il s'est dérouté à cause de ma vitesse. Dans le fond, je ne suis pas certain qu'il m'ait cru quand je lui ai dit que j'étais tout seul!" Pourtant c'est la réalité: depuis mercredi, Thomas Coville traverse l'océan à une moyenne de 23,5 noeuds!
"Il pose des questions sur l'arrivée"
"Il est confiant, assure Thierry Briend, responsable de la maintenance de son voilier qui s'entretient régulièrement avec le marin solitaire, il a pratiquement 400 milles d'avance sur le record. Il pose des questions sur l'arrivée, mais nous, on est là pour s'en occuper. Son boulot est de faire avancer le bateau le plus vite possible. Si ça continue à bien se passer, ce sera parfait." Au sein l'équipe Sodeb'O, on se contente de se réjouir des belles performances du marin et de son alter ego de carbone; on se satisfait de la bienveillance des fichiers météo. La "grosse semaine de boulot" de Thomas (dixit l'intéressé) n'est pas terminée.
Deux manoeuvres en perspective
Les routeurs, Christian Dumard et Richard Silvani, prévoient un vent mollissant à l'atterrissage en Europe. "Samedi, il a suivi la route directe, c'est-à-dire que chaque mille parcouru était un mille vers l'arrivée, explique Thierry Briend. Mais pour rester dans la pression [se maintenir dans une zone ventée], il faut s'éloigner vers le Nord ( voir la carte) et aller le plus vite possible, le plus longtemps possible." Cette approche obligera Thomas à manoeuvrer une première fois, à la fin de la matinée de dimanche. Cet empannage (2) sera le premier changement d'amure depuis New York. Un second empannage devrait avoir lieu au large des côtes irlandaises pour se recaler sur la route directe et rallier l'Europe avant mardi 15 juillet, 17h47.

(1) Un mille marin équivaut à 1,852 km
(2) Quand on empanne, on fait tourner le bateau en passant dos au vent; les voiles changent alors de bord (d'amure).

12 juillet 2008
Thomas augmente son avance !
Ce matin, c'est plus de 355 miles d'avance et la mi parcours est franchie en moins de 3 jours (voir la carte). Un véritable exploit avec seulement 3 siestes de vingt minutes et une récupération cette nuit de 1h30. Les risques de collision avec un pécheur et le brouillard ayant disparus.

11 juillet 2008
Sur les grands bancs de Terre Neuve !
le Trimaran Sodeb'O traverse actuellement les grands bancs de Terre Neuve, donc il devrait sortir en fin de journée.
Pour lheure c'est toujours regime de suroit qui permet d'aller vite, mais aussi "purée de pois" qui ne permet plus de voir les étraves, et pêcheurs en grand nombre.
Veille assidue de rigeur. Pour les heures à venir, la dépression dans le nord immediat de Terre Neuve semble être au rendez-vous, et va permettre à Thomas de progressivement inflechir sa route vers l'est.

10 juillet 2008

Belle trajectoire : Le soleil s'est levé devant les trois étraves de Sodeb'O. Mené par Thomas Coville, le maxi-trimaran (32 m) va vite et bien. Après moins de 24 heures de navigation et 480 milles parcourus, ses compteurs marquent presque 200 milles d'avance (370 km) sur la transat de Francis Joyon en 2005.
Ce matin, l'équipe à terre s'est entretenue par téléphone avec son skipper solitaire. Thomas disait ressentir de la fatigue, notamment à cause du trafic maritime qui l'oblige à une veille rigoureuse. Toutefois, son équipement de détection des navires fonctionne très bien à bord. Il a même pu s'octroyer deux sommes de 20 minutes (voir l'article sur le sommeil en solitaire). En outre, la visibilité à bord s'est améliorée.

Thomas suit une route plus au nord que celle de Francis Joyon il y a quatre ans: ces quelques degrés d'écart sur le globe terrestre lui permettent de consolider son avance. Il se trouve actuellement au large de la Nouvelle Ecosse (Canada) et devrait s'approcher de Sable Island cet après-midi. Cette île sablonneuse est réputée pour ses parages dangereux.

9 juillet 2008

"J'ai envie d'y aller, j'attends ça depuis des années!" déclarait Thomas Coville peu avant d'enjamber le ponton et d'embarquer sur le maxi-trimaran Sodeb'O. voir la photo Ce mercredi, à 13h47, heure française, le solitaire a doublé le phare d'Ambrose, au large de New York.
Thomas Coville et Sodeb'O sont partis "tout schuss" pour une tentative de traversée de l'Atlantique à un tempo d'enfer. Un seul objectif: faire mieux que Francis Joyon, sur Idec, en 2005, soit 6 jours, 4 heures, 1 minute et 37 secondes pour rallier le Cap Lizard. Au moment du départ, le vent soufflait du Sud-Ouest et il devrait rapidement monter à une vingtaine de noeuds.

L'instant T du jour J
Le jour s'était levé, il était 7h47 aux Etats-Unis quand le World sailing speed council a déclenché son chronomètre pour cette tentative de transat record. Après une longue journée de préparation, hier, Thomas et ses routeurs ont convenu du moment propice pour s'élancer sur l'océan. Ce départ matinal permettra à Thomas de croiser de jour sur les bancs de Nantuckett, des bancs brumeux et très fréquentés par les pêcheurs. En outre, les glaces arctiques ne devraient plus entraver sa progression en cette saison estivale.

22 mai 2008

toujours en stand-by à New-York

21 juillet 2005

3 jours 5 heures 19 minutes et 39 secondes, voici le nouveau record à battre en solitaire entre Miami et New York (sous réserve de l’homologation du WSSRC, l'organisme international garant des records océaniques). Parti de Floride dimanche à 20h06 heure française, le trimaran SODEBO a franchi cette nuit à 1h26 (23h26 GMT) la ligne d’arrivée devant le phare d’Ambrose, à l’entrée du chenal new-yorkais. Aucun skipper de multicoque ne s’était encore attaqué seul à ce record, sûrement parce que « c’est une zone vraiment dangereuse pour un marin solitaire » comme le dit aujourd’hui Thomas. Après trois jours de navigation au radar entre les cargos et sous des orages d’une violence rare, le skipper s’offre ici son second record en moins de deux semaines. La voie Miami - New York est dorénavant ouverte.

17 juillet 2005

Deuxième tentative dans l'atlantique : Miami New-York

9 juillet 2005 01:51

La Route de la Découverte Thomas Coville a coupé la ligne d’arrivée à San Salvador à 22 heures, 30 minutes et 50 secondes, vendredi heure française. Le skipper de SODEBO est le nouveau détenteur du record de la traversée de l’Atlantique d’Est en Ouest entre Cadix et San Salvador en 10 jours, 11 heures, 50 minutes et 20 secondes et améliore le temps de Francis Joyon sur IDEC de 15 heures et 27 minutes. Thomas a parcouru 4614 milles à la vitesse moyenne de 18,3 nœuds. Ce nouveau record est actuellement soumis à l'approbation du WSSRC qui est l'organisme international qui valide ces records.

A noter que le cyclone DENNIS fait actuellement rage sur Cuba, des vents de 250 km/h et une houle immense balayent le littoral de l’île. Les conditions sur la fin du parcours étaient donc très musclées pour Thomas à l’approche des Bahamas. Il a passé la ligne avec 30 nœuds de vent, dans un dernier sprint à 24 nœuds.

8 juillet 2005

La dernière nuit en mer n'est pas la plus reposante. La proximité du cyclone Dennis qui est au centre de toutes les préoccupations aux Etats-Unis a généré en milieu de nuit des vents de 35 à 40 noeuds sur San Salvador. Sodebo se situe légèrement dans l'Est de cette zone de vent fort. Il navigue actuellement avec des vents de secteur Est qui soufflent à 25 noeuds avec des rafales. Avec 200 milles qui restaient à parcourir à 7 heures du matin, Thomas Coville devrait atteindre la ligne d'arrivée à San Salvador en milieu de journée en heure locale (18 heures, heure française). Il est attendu sur place par son équipe technique ainsi que par tous les GO et GM du Club Med de San Salvador, le seul complexe hôtelier de cette petite île qui ne compte qu'un millier d'habitants et n'est désservie que par un vol quotidien.

7 juillet 2005

Si la nuit précédente, Thomas Coville avait du résoudre des problèmes liés au fonctionnement de son pilote automatique, la soirée dernière était plutôt axée sur les thèmes de la couture et du matelotage. Les sangles de la tétière du grand gennaker ont en effet cédées mercredi après-midi. Thomas a réussi non sans mal à ramener la voile sur le trampoline et à descendre la drisse. Il a immédiatement réparé la petite déchirure du deuxième gennaker du bord afin de le renvoyer. Il a ensuite sorti son matériel de matelotage afin de refabriquer une tetiere en sangle de gennaker.

6 juillet 2005

Ironie du sport. Alors que Francis Joyon s’apprête à pulvériser le record de Laurent Bourgnon dans l’Atlantique Nord, Thomas Coville pourrait bien en faire de même avec celui de Francis, au Sud, entre Cadix et San Salvador. A 800 milles de l’arrivée, le Trimaran SODEBO a maintenant 405 milles d’avance sur Idec et une vitesse moyenne toujours de 4 nœuds au dessus du record. Le cyclone, aujourd’hui baptisé « Denis », progresse plus vite que prévu mais semble s’évacuer dans le Nord Ouest de la Havane et ne devrait pas croiser la route de SODEBO avant son arrivée aux Bahamas.


Tour du Monde en solitaire
suivre sur la carte la tentative 2007

lundi 6 octobre 2008 :
Thomas Coville et son équipe ont remis à l'eau le Maxi Trimaran Sodeb'O (105 pieds), en chantier depuis un mois à Lorient. Pour suivre la suite des préparations et la tentative, c'est ici

mercredi 9 avril 2008 :
Le maxi Sodeb'O remis à l'eau
Le rideau tombe et le soleil disparaît derrière The Table Top mountain. Le maxi Sodeb'O est à l'eau et quittera l'Afrique du Sud à la fin de la semaine. " Aujourd’hui fut une longue journée pour toute l’équipe. Mon arrêt à Cape Town résonnait comme un gong qui vibre et dont la vibration ne semble pas vouloir s’arrêter. Après plus d’un mois de remise en état sur la base de l’Amèrica’s cup de Shosholosa, nous avons remis Sodeb’O à l’eau. Chacune de ces mises à l’eau rythme singulièrement la vie d’un bateau, mais celle-ci avait une marque particulière.
Cette ville du bout du monde qui nous entoure a été une nouvelle rencontre à elle seule. Ce genre de rencontres qui vous marquent et qui peuvent vous changer à jamais. J’étais conscient en arrivant ici que les choses ne seraient pas simples et que nous abordions ici l’extrême pointe d’un continent que je ne connais pas bien : l’Afrique. L’Afrique du Sud, ce nom résonne à lui tout seul comme une légende où l’humanité se bat au quotidien face à toutes ses contradictions.
Dans Afrique du Sud, il y a Afrique et Sud. Sud comme le grand Sud aux portes du Cap mais aussi Sud comme ce soleil qui inonde de sa force chaque jour qui passe et durcit la terre par sa chaleur. Puis, il y a Afrique avec tout ce que cela comporte comme rêve dans le « AH !» de la découverte d’un autre monde où la nature est dure et pure comme à son origine et enfin il y a le mot « fric » qui déforme et asservit tout et marque de son passage la cupidité et l’injustice qu’elle peut générer. Avant et après 1994, toute l’histoire de ce pays est une lutte sans merci contre tous les démons et richesses que l’homme a pu cultiver depuis qu’il marche.
Toutes les personnes que nous avons croisées pendant cette période passée à Cape Town ont une histoire particulière et leur témoignage remplit l’amphore que nous portons avec nous depuis le début de ce voyage incroyable qui a commencé en Australie l’année dernière. Cette réparation d’un bateau de course au milieu de ces drames, de ces joies, de ces vies si denses paraît chaque fois si futile et pourtant elle a pris un sens comme un trait d’union entre tous. Noirs, blancs, hommes, femmes, riches, pauvres, tous se sont succédés sur ces deux étraves et chaque fois ce bateau venu d’un autre monde les à réunis pour quelques heures, quelques jours pour participer au même rêve ensemble. J’ai senti cette émotion en eux aujourd’hui quand la coque centrale a repris contact avec l’eau ce soir.
Je suis fatigué mais ému et fier de ce que nous avons une nouvelle fois relevé comme défi. Aucun d’entre nous dans ce projet n’a la prétention de porter quelques bonnes paroles ou leçons, la compétition est à l’origine notre première motivation, mais le rêve est universel et chacun approche son rêve à sa manière. Nous avons tous les jours un peu plus conscience de la chance que nous avons de participer à cette aventure incroyable. J’ai été contraint de m’arrêter à Cape Town en Afrique du Sud mais nous repartirons dans quelques jours avec en nous comme une force nouvelle, cette force d’un pays qui comme un navire en recherche permanent d’un équilibre sur des eaux tumultueuses n’a d’autre choix que d’avancer.
La résonance du gong s’est tue et notre chant peut reprendre, nous allons rajouter un couplet et repartir. Il n’y a pas de fausses notes mais que des partitions à écrire."

A+ Tom.

samedi 1er mars 2008 :
Le maxi Sodeb'O sorti de l'eau à Cape Town
Le trimaran est dorénavant prêt pour le chantier qui l'attend : la réparation des deux étraves avant le départ pour New York Vendredi 29 février, le maxi Sodeb'O est démâté puis gruté hors de l'eau dans le port de Cape Town. La ville sud africaine nous offre encore une fois un contraste saisissant avec la fameuse montagne de la Table en arrière-plan.

samedi 12 janvier 2008 :
Cape Town

Sodeb'O est maintenant dans l'arrière port du Cap, pas très loin de notre Guest House où nous nous trouvions du 28 septembre au 1er octobre 2007

vendredi 11 janvier 2008 :
Sodeb'O demain au Cap - Record des 24H homologué et 2 records au programme de 2008

Lors de la visio conférence organisée ce midi en direct avec le Trimaran Sodeb'O, Thomas s'est confié sur son abandon et sa remontée difficile vers l'Afrique du Sud. Il a également salué les performances de Francis Joyon et présenté la feuille de match de Sodeb'O pour l'année 2008 où figurent déjà deux nouvelles tentatives de records en solitaire. Pendant qu’il nous parlait, le skipper a également appris l’homologation, aujourd’hui par le WSSRC, du record de la distance parcourue en 24 heures établi dimanche dernier, cinq minutes avant de constater la perte de la crash box du flotteur tribord, stoppant net le tour du monde. A la mi-journée, le trimaran naviguait à moins de 160 milles de Cape Town où l’équipe technique l’attend demain matin pour effectuer le diagnostic précis des dégâts subis.

jeudi 10 janvier 2008 :
En route vers le Cap

Thomas Colville incurve sa route vers le Cap

mercredi 9 janvier 2008 :
Vers l'Afrique du Sud

D'après la carte, Thomas Colville semble se diriger vers Port-Elizabeth aujourd'hui, mais peut être incurvera-t-il sa route ?

mardi 8 janvier 2008 :
Encore quelques jours de mer pour Sodeb'O

En chemin vers les côtes sud-africaines, le trtimaran Sodeb'O subit actuellement une forte dépression. Le maxi trimaran Sodeb'O et son skipper ne sont pas au bout de leur peine : actuellement à plusieurs centaines de milles des côtes sud-africaines, Thomas Coville doit affronter une mer démontée avec un bateau diminué. Le profil affûté des étraves du trimaran rouge n'est plus ce qu'il était : la perte de la crash box entame gravement les performances de glisse du navire, et une gerbe d'eau monte du flotteur tribord à chaque fois que l'étrave s'enfonce sous l'eau. Les conditions de navigation sont ardues pour Thomas, la mer est démontée par une très forte houle et des vents de 40 noeuds se sont agités toute la nuit avec des rafales à plus de 5O noeuds. Malgré tout, le skipper doit garder le moral pour tenir jusqu'à son arrivée dans le port de Cape Town vendredi ou samedi. Le chantier de réparation sera certainement effectué sur place, une partie de l'équipe voile Sodeb'O s'apprête à rejoindre son skipper. Nous vous en dirons plus sur l'avenir du trimaran et de son skipper d'ici quelques jours...

Au pays ou même les albatros se posent : voir la photo sur la route de Cap Town

dimanche 6 janvier 2008 :
L'abandon et le record des 24 heures dans la même nuit

ABANDON DE THOMAS COVILLE DANS SA TENTATIVE DE RECORD AUTOUR DU MONDE EN SOLITAIRE ET EN MULTICOQUE

Exactement 5 minutes après avoir battu le record de distance sur 24 heures et alors qu’il naviguait à la latitude des Iles Kerguelen, Thomas monte sur le pont pour réduire et découvre qu’il a perdu la crash box du flotteur tribord (voir photo). Même s’il est trop tôt pour dire si c’est suite à un choc ou pas, Thomas qui avait vu hier deux icebergs de plusieurs centaines de mètres de long, constatait qu’il y avait des growlers – morceaux de glace flottant entre deux eaux - autour du bateau. Sorte de pare-choc, la crash box est là pour éviter de casser tout le bateau en cas de choc et doit garantir l’étanchéité du flotteur. Le trimaran se déroute actuellement vers Capetown (Afrique du Sud) distante de 1300 milles.
On imagine la déception du skipper qui venait de battre - à 0H45 UTC soit 1H45 heure française - le record des 24 heures en solitaire. Thomas a parcouru 619,3 milles à la moyenne de 25,8 nœuds. Il bat ainsi de trois milles le record détenu par Francis Joyon (616,03). Le record est actuellement en attente d’homologation auprès du WSSRC . A noter que Thomas a battu le record lors de sa 20 ème journée de navigation, tout comme Francis Joyon, et dans la même zone de l’Océan indien, avec qui plus est un schéma météo assez similaire, en avant d’une dépression.

Sûrement une grosse déception pour ce marin que j'aime bien.

samedi 5 janvier 2008 :
Trans-Indien Express

Avec des vitesses expetionnelles depuis la nuit dernière, Thomas se réserve la possibilite de tenter de battre le record des 24h. Ce soir, le skipper était fatigué mais ravi, la glisse est belle et le record des 24 heures tombé par Francis Joyon il y a quelques jours est à portée de la main...

vendredi 4 janvier 2008 :
Cap de Bonne Espérance

Thomas a passé la longitude du Cap de Bonne Espérance a 18h16 (heure française) après 17 jours 22 heures et 33 minutes de navigation. Ellen MacArthur, détentrice du record, avait mis 19 jours, 9 heures et 46 minutes. Thomas a donc 1 jour, 11 heures et 13 minutes d'avance sur Ellen. Francis Joyon, à bord du trimaran Idec, avait mis 15 jours, 7 heures et 16 minutes. Thomas a donc 2 jours, 15 heures et 17 minutes de retard sur Francis

jeudi 3 janvier 2008 :
Une nuit soutenue pour le maxi Sodeb'O

16ème jour de mer pour Thomas Coville et Sodeb'O Une bonne nuit de progression pour Thomas pour entamer cette 16ème journée de navigation. Une moyenne de 22 noeuds de vitesse sur les 24 dernières heures qui motive le skipper pour la descente vers le grand-sud. Ce matin, Thomas a pu réaccélérer en lâchant un peu de toile puisque le vent faiblit légèrement pour s'établir à 25/26 noeuds. Le trimaran est toujours pris en étau entre une dépression et l'anticyclone ce qui lui permet de conserver une allure soutenue.

mercredi 2 janvier 2008 :
En route vers Bonne Espérance

Une nuit agitée et des conditions quelque peu musclées pour entamer 2008. Une nuit agitée mais à bonne vitesse pour entamer l'année 2008 : le maxi trimaran Sodeb'O poursuit sa descente vers le grand-sud, à une allure serrée, un vent établi à 30 noeuds depuis hier soir et une mer très formée. Le multicoque est régulièrement levé sur un flotteur et file à une allure moyenne de 21/22 noeud. Il est difficile pour Thomas de serrer au vent et le skipper fait actuellement route sous 2 ris-ORC (voile d'avant).

Thomas Coville vient de passer hier matin au large l'archipel Tristan Da Cunhala (voir la photo), près d'une île mystérieuse dont le nom brésilien signifie "île inaccessible". Il se trouve de ce fait pas très loin de Francis Joyon qui revient (voir la carte)...

mardi 1er janvier 2008 :
Les prémices des 40èmes

Retour d'un système météo favorable à bord de Sodeb'O qui navigue vers les quarantièmes. Depuis deux jours, Thomas Coville a retrouvé du vent et, qui plus est, un bon vent d'Ouest qui propulse le trimaran rouge et blanc à plus de 20 n?uds vers le cap de Bonne Espérance. Installé en travers de la route de Sodeb'O, l'anticyclone de Sainte-Hélène aura contraint le skipper trinitain à effectuer un détour de quelques 800 milles. Un prix à payer élevé que le skipper estime à deux jours et demi.

Thomas reste cependant serein. Comme il le confie : « Naviguer en solitaire sur ce trimaran de 32 mètres est un vrai plaisir. Aujourd’hui ma seule frustration, c’est la performance même si je raisonne sur la globalité et non pas sur l’instant présent. Si je ne suis pas capable d’accepter les conditions d’un sport de plein air, il fallait que je fasse un sport en salle. Je fais le malin, là tout de suite, mais je ne vais pas cacher qu’il y a des moments difficiles. Pour s’extirper de Saint Hélène, nous avons choisi la moins mauvaise des solutions ». L’avenir proche est plus favorable quoique musclé : « Devant moi, 36 heures à serrer un vent soutenu avec une mer de face. J’avance sur un flotteur dans un mur de brouillard à 20/25 nœuds. C’est comme en ski quand vous descendez dans le brouillard. Dans quelques jours, j’arrondirai ma route sous l’Afrique du Sud. Quoique toujours viril, l’Océan Indien devrait être moins compliqué que le schéma météo que nous avons à gérer depuis quelques jours ». En effet, la dépression qui accompagne Thomas aujourd’hui, devrait rejoindre un autre système de forts vents d’Ouest qui pousseront Sodeb’O à bonne allure à travers les mers du Sud. L’ambiance a bord a changé du tout au tout. Fini les longues glissades nocturnes en tee-shirt sous les étoiles et bonjour les polaires. Un fin crachin arrose le pont tandis que l’horizon se bouche. L’univers devient uniformément gris et la température a chuté de 10 degrés en deux jours. Comme celle de l’eau n’a pas beaucoup baissé, le brouillard s’installe avec le froid : « Ça mouille pas mal mais, grâce à la protection du cockpit, je ne suis pas obligé de m’habiller complètement pour manœuvrer sauf quand je vais à l’avant ». Tourné vers l’avenir, le skipper ne cache pas sa hâte de trouver ce qu’il est allé chercher : «...naviguer en multicoque et en solitaire dans les mers du Sud. Les trois semaines à venir vont me permettre de vivre l’expérience la plus forte qui soit en termes d’émotion. Trois semaines intenses à aller vite dans le froid en permanence. Plus que la destination, c’est le voyage qui est beau. C’est tout sauf un projet solitaire. C’est une équipe, une famille. Je trouve mes ressources dans les autres. En cette nouvelle année, je souhaite éclairer avec du rêve le quotidien des autres. Un tour du monde en solitaire et en multicoque n’a de sens que s’il est partagé ».

lundi 31 décembre 2007 :
En route vers Bonne Espérance

Une nuit efficace pour le maxi trimaran : Une bonne nuit de progression pour le maxi trimaran Sodeb'O et Thomas Coville, avec des vitesses satisfaisantes à plus de vingt noeuds de moyenne et un bon cap. Rien à signaler à bord, pas de manoeuvres délicates aujourd'hui en perspective, mais la traversée d'une zone anticyclonique à négocier.

dimanche 30 décembre 2007 :
Le maxi Sodeb'O a retrouvé du vent ce soir

Thomas Coville a du monter en tête de mât aujourd'hui pour changer le lashing du gennaker. Thomas Coville a du monter en tête de mât du maxi Sodeb'O, à plus de 32 mètres du pont... Objectif : changer le lashing (l'attache) du gennaker (voile d'avant), qui était rompu... Une opération très délicate, mais qu'il aurait été impossible de réaliser une fois dans le grand-sud. Un problème technique aujourd'hui résolu, et le skipper en a profité pour emmener avec lui une caméra et nous offre des images spectaculaires!

samedi 29 décembre 2007 :
Contourner l'anticyclone pour aller chercher la dépression

Le trimaran Sodeb'O contourne actuellement une cellule anticyclonique qui a tendance à se décaler lentement vers l'ouest. Le trimaran Sodeb'O contourne actuellement une cellule anticyclonique qui a tendance à se décaler lentement vers l'ouest. Le gain vers le sud est la consigne du jour afin de bien passer devant cette cellule et se positionner au mieux à l'avant d'une dépression qui est en train de se creuser au large de l'amérique du sud. Thomas Coville va cherche le régime de nord ouest caractéristique de la face avant des dépressions de l'hémisphère sud, et un régime de vent qui va enfin pouvoir lui permettre de faire route vers l'est. Les heures qui viennent vont être determinantes, il na faut pas se faire piéger par les calmes de l'anticyclone, présence sur le pont requise, il faudra utiliser au maximum le potentiel du trimaran!

vendredi 28 décembre 2007 :
Thomas écrit aux internautes pour expliquer la situation météo

Nous avons reçu ce mail de Thomas cette nuit : "Ce soir, je suis partagé entre deux hémisphères. Celui du plaisir instantané et d'autre part la frustration du compétiteur qui voit les minutes et les heures s'égrainer dans l'impossibilité de pouvoir faire autre chose que donner tout ce qu'il a dans les tripes. Je viens de passer une superbe journée de voile dans des conditions de rêves, avec que de bonnes sensations de glisse. Des moments rares de sentir son bateau bien équilibré portant toutes toiles dehors. Une mer d'un bleu-turquoise légèrement moutonnée, un ciel parfois chargé de gros grains menaçants tranchant de leur noir foncé avec cette lumière si forte, parfois bleue-azur mouchetée de quelques nuages blancs d'alizé. Tout est tellement beau et pur. La température est parfaite . Il fait chaud lorsque le soleil est au zénith mais le vent apparent du bateau rafraichît l'air en rapport avec la vitesse . Pas mal de manoeuvres mais tout s'est bien déroulé, même s'il faut rester évidemment concentré; j'ai actuellement presque 600 m² de toiles au dessus de la tête. Ca fait de la "bâche" comme on dit ! Le bateau surfe sur les vagues et je suis régulièrement à 25 noeuds . Le seul bémol à cette situation, c'est que toute la route que je fais actuellement est à 90° de la route que je devrais idéalement pouvoir faire pour rejoindre l'Océan Indien. En effet, l'anticyclone de Sainte-Hélène qui régit le système métérologique et climatologique de la zone de l'Atlantique Sud (le cousin de l'anticyclone des Açores chez nous en Atlantique Nord) s'est installé entre l'Afrique du Sud et le Brésil et agit comme une énorme muraille de "non vent " . Cette situation m'impose de contourner cette barrière infranchissable en infléchissant ma route vers l'ouest pour tenter le seul passage disponible. Le coût de l'opération : environ 800 milles (la distance des Sables d'Olonnes jusqu'à Lisbonne ), soit une distance considérable lorsque l'on sait les efforts qu'il faut faire pour gagner le moindre mille. Cela représente au départ sur le papier le gain théorique que nous pensions avoir fait en avancées technologiques sur Sodeb'O par rapport à B&Q Castorama. En l'occurence, je pense qu'il est légèrement supérieur mais toujours est-il que Sainte "Ellen" veille et plutot pas mal sur son record autour du monde ! Faites vos jeux rien ne va plus ! Les cartes sont distribuées et il va falloir les jouer sur le tapis des cartes marines qui se déroule devant
moi.

jeudi 27 décembre 2007 :
Thomas Coville a passé la nuit au large du Brésil

Thomas Coville a passé la nuit au large du Brésil, une nuit ponctuée de bonnes progressions mais l'incertitude météorologique laisse le skipper quelque peu perplexe. Les heures à venir s'annoncent difficiles pour les conditions de navigation en raison du manque de vent.

mercredi 26 décembre 2007 :
Objectif : couper le fromage

Le trimaran Sodeb'O navigue actuellement au près, avec une mer de face et une vitesse modérée "Salut tout le monde, j'ai vraiment super bien dormi cette nuit avant que cela devienne plus fort . Je crois que j'ai bien fait. J'avoue avoir " oublié " de mettre le réveil et je me suis fais un "tout droit " de 4 heures. Je me suis réveillé un peu secoué par la mer qui est maintenant bien formée. Limite le réveil de la gueule de bois du lendemain de réveillon ! C'est n'est pas le vin pourtant ! Je suis 2 ris-trinquette entre 18 et 20 noeuds de vitesse dans la mer d'alizé du sud-est et je sens déjà l'air plus frais qui s'installe. Je profite de ce soleil et de cette lumière forte et intense pour ces
deux prochains jours, après ce sera "autre chose". Je navigue en ce moment assez haut sur une coque comme ça il y en a moins à taper dans la mer . Ce n'est pas facile pour refroidir le groupe lorsqu'il est en charge, mais c'est efficace pour passer dans la mer...

mardi 25 décembre 2007 :
l'Equateur franchi dans nuit

Thomas a passé l'équateur ce matin aux alentours de 2 heures et 1 minute Le passage de Thomas cette nuit sous l'Equateur nous donne un temps de 7 jours, 6 heures et 18 minutes, soit 1 jour et demi d'avance sur Ellen Mc Arthur, et 13 heures 20 minutes de plus que Francis Joyon. Thomas est par contre sorti dans une position plus à l’Est, qui est meilleure que celle de Francis. C’est pour cela que son retard est actuellement estimé à environ 9 heures. Il a en ce moment même 23 nœuds de vent de secteur Est Sud Est et il avance à 19 / 20 nœuds de moyenne. La nuit a été calme et Thomas progresse désormais au près mais va certainement devoir contourner l'Anticyclone de Sainte-Hélène par l'Ouest et donc devoir parcourir des milles faute de réussir à se frayer un passage entre les "bulles" qui composent l'anticyclone. Les prévisions météo sont en cours d'analyse, affaire à suivre...

lundi 24 décembre 2007 :
Une nuit dans le Pot au Noir...

L'Equateur devrait être atteint cette nuit : 1 jour et 4 heures d'avance sur le record d'Ellen. Une fois de plus le Pot au Noir a réservé bien des surprises, et le maxi Sodeb'O a été confronté à une nuit agitée. Thomas Coville a du faire face à une multitude de grains, donc à des retournements de situation totalement imprévisibles. Beaucoup de manoeuvres au programme et un peu de lassitude, les vents étant toujours très variables en force et en direction. Ce matin la situation s'est améliorée, le vent est rentré de nouveau et s'est stabilisé. Une nuit difficile en cette veille de Noel, mais Thomas garde le sourire car son avance sur le temps d'Ellen est maintenant de plus de 1 jour et 4 heures. Même si Francis Joyon possède encore quelques milles d'avance, Thomas devrait atteindre l'Equateur cette nuit.

dimanche 23 décembre 2007 :
Une nuit sans histoires au large du Cap Vert

Une nuit de plus sans histoires pour Thomas Coville sur le maxi Sodeb'O. La trajectoire actuellement suivie les mène droit vers le sud à bonne allure. Nous avons reçu ces photos de Thomas : "Voilà les seuls contacts que j'ai eu avec la population locale des iles du Cap Vert .J'ai toujours été fasciné par ces animaux hybrides, le seul inconvénient c'est l'odeur qu'il vous laisse après votre rencontre".

samedi 22 décembre 2007 :
Thomas nous confie ses impressions de la nuit

La quatrième nuit de Thomas depuis son départ de Ouessant s'est déroulée tranquillement, à bonne vitesse et dans une mer facile. Maintenant à moins de 200 milles des Iles du Cap Vert qu'il devrait passer à l'Ouest, le skipper du maxi Sodeb'O poursuit sa route accompagné d'un alizé correct sans être parfait. La température de l'air est maintenangt supérieure à 28°C et celle de l'eau à 25°C... Nous avons reçu cette nuit un message de Thomas dont voici un extrait : "Aujourd'hui est sans aucun doute un jour supplémentaire qui me fait croire que la vie est faite de rêves et que nous sommes ici pour les réaliser. Je suis parti de Ouessant il y a seulement 4 jours et ce voyage, ce parcours, ce bateau je les prépare dans ma tête depuis des années. Je n'ai jamais été sûr que jusqu'à il y a quelques mois que j'exaucerai cette obsession dévorante."

vendredi 21 décembre 2007 :
"Le plus dur reste à venir mais je m'éclate bien" Thomas

Thomas Coville sur le trimaran Sodeb'O poursuit sa descente vers le grand sud ce matin après une nuit bien calme : comme prévu, le vent est tombé à 10/15 noeuds mais reste stable et la mer peu formée. Le skipper a beaucoup barré cette nuit pour compenser l'absence de vent, mais ce dernier devrait forcir en fin de journée. Le trimaran est passé hier sous la latitude des Iles Canaries et devrait passer le Tropique du Cancer et atteindre le Cap Vert demain. Actuellement, Thomas fait route sous gennaker et grand-voile haute, il a retrouvé la chaleur et nous confiait ce matin : " C'est le grand panard ! Le plus dur reste à venir mais je m'éclate bien ! ". Le vent tournera ce soir et lui permettra d'empanner pour prendre une route directe vers l'Equateur qu'il devrait atteindre en 7 jours et quelques heures, comme prévu. Bon vent Thomas !

jeudi 20 décembre 2007 :
3ème nuit : Des conditions rapides pour le trimaran Sodeb'O

Thomas Coville pousuit sa descente vers l'Equateur à bonne allure, rien à signaler à bord... Une nuit de plus pour le maxi Sodeb'O et son skipper, la troisième depuis le départ lundi soir de Ouessant. Le trimaran file ce matin à bonne allure, après une nuit satisfaisante mais éreintante pour Thomas. La nuit fut rapide pour le solitaire mais ponctuée de grains et donc de conditions très variables : si la mer est de plus en plus rangée, le vent reste instable en force et en direction amenant le navigateur à effectuer beaucoup de manoeuvres. Peu de repos cette nuit donc, et des vents de 15 à 25 noeuds poussant malgré tout le trimaran vers le sud. Thomas devrait dès ce matin commencer à se positionner davantage vers l'ouest afin de poursuivre la descente vers l'Equateur, le plus important pour le skipper étant maintenant de récupérer : les conditions musclées d'il y a à peine 24 heures l'ayant amené à beaucoup donner de lui-même.
En trois jours, Sodeb'O s'est propulsé à plus de 20 noeuds de moyenne à la latitude des Canaries. Thomas Coville nous faisait d'ailleurs remarquer combien les saisons sont fugaces quand on vit en mer en multicoque. Parti en début de semaine par un froid glacial, Thomas a déjà laissé tombé la polaire. Il vit aujourd'hui en tee-shirt sachant que dans trois jours, il subira l'humidité poisseuse des zones équatoriales et que dans 10 jours, il ressortira bonnets, gants et bottes fourrés avec l'entrée dans l'Océan Indien.

mercredi 19 décembre 2007 :
Deuxième nuit en mer pour le maxi Sodeb'O

Une deuxième nuit plus agitée encore que la première a cueilli Thomas Coville à froid... Un passage au large des côtes portugaises au cœur d’une dépression pour Thomas Coville cette nuit, avec des vents de 40 à 45 nœuds et des rafales à 50. Ajoutez au tout une mer croisée très formée et vous obtenez un départ musclé, comme l’avait annoncé le skipper, mais qui lui a permis de bien avancer. La nuit fût particulièrement difficile entre minuit et 5h00, après un empannage efficace effectué à 21h45. Hier soir, 24h après le départ, le maxi trimaran avait parcouru 491 milles. Ce matin à 8h00, le vent a molli pour tomber à 25/30 nœuds de moyenne, et le multicoque devrait longer la dépression pour passer au large de Lisbonne vers 12h00 ce mercredi 19 décembre, et de Madère demain. Le début de parcours de Thomas laisse son équipe optimiste, avec plus de 4h d’avance sur le temps d’Ellen Mc Arthur et quelques milles d’avance sur Francis Joyon, parti quelques jours auparavant, et la descente vers l'Equateur se poursuit ce matin à un très bon rythme.

mardi 18 décembre 2007 :
Thomas poursuit sa descente du Golfe de Gascogne

Thomas Coville a entamé pour sa première nuit en solitaire une traversée tumultueuse du golfe de Gascogne. Des conditions de navigation quelque peu éprouvantes, avec un vent oscillant et instable aussi bien en force qu'en durée, un trafic incessant et le passage de nombreux grains qui ont mené Thomas à beaucoup manœuvrer pendant la nuit. Un parcours digne d'une "autoroute bosselée" comme le décrivait ce matin le routeur météorologue Richard Silvani. Ce matin, l'objectif est de permettre à Thomas de trouver le meilleur chemin afin de rejoindre la dépression actuellement au large du Portugal.

lundi 17 décembre 2007 :
C'est parti pour Thomas Coville autour du monde en solitaire et en multicoque!

Thomas Coville a franchi la ligne officlelle du record du tour du monde en solitaire ce soir à 19 heures 43 minutes et 21 secondes. Le maxi Sodeb'o est parti sous deux ris/ORC poussé par un vent d'Est/Nord Est de presque 30 noeuds qui devrait forcir dans la nuit. Testimoniaux enregistrés à 15H00 aujourd'hui alors que le bateau remontait vers Ouessant :

" La fenêtre ?
C'est effectivement une belle fenêtre météo mais elle n'est pas gratuite. Celle-là, il faut aller la chercher."

"Les premières 48 heures ?
La mise en jambe va être virile à cause des conditions climatiques bien sûr mais aussi et surtout parce que je dois gérer une dépression qui peut être musclée. Je vais devoir la contourner par le nord puis la longer. Ce sera ensuite une belle glissade jusqu'à la négociation de la transition pour retrouver le régime d'alyzé."

"L'émotion du départ ?
Une émotion plus terrienne que maritime. Je ne cache pas la grosse émotion au moment de s'arracher à ceux qui vous sont chers. Plus que de l'appréhension, je ressents aujourd'hui un mélange d'enthousiasme et de concentration. On ne peut pas parler de boule au ventre, J'aime vraiment le bateau sur lequel je pars. Je suis conscient de la difficulté de ce que je vais rencontrer. La boule au ventre, je l'avais hier soir chez moi."

"Choisir le moment de partir ?
C'est un moment à la fois fabuleux, prenant et qui remue les tripes."

"Sodeb'o et Idec ?
Difficile de comparer des bateaux dans des conditions de navigation différentes. Ce qui va être intéressant, c'est la comparaison des vitesses moyennes aux mêmes allures. Visiblement, nos bateaux ont beaucoup évolué depuis celui d'Ellen. Il faudra en parler avec les architectes, Nigel Irens et Benoît Cabaret qui ont dessiné nos deux bateaux. On aurait pas imaginé des moyennes comme celles ci il y a seulement 3 ou 4 ans."

"L'Equateur en 7 jours ?
On se donne entre 7 et 8 jours. "


Ce matin, départ de la Trinité

Le maxi Sodeb'o a quitté le port de la Trinité sur Mer ce matin à 11H00 (heure française).
A bord, Thomas Coville et quatre équipiers (Thierry Briend, Thierry Douillard, Olivier Despaigne et Alexis Aveline) qui débarqueront du trimaran en sautant dans un zodiac quelques minutes avant le départ. Thomas a prévu de passer la ligne - un axe entre Ouessant et le Cap Lizard - côté Ouessant vers 19H00 (heure française).
Question météo, pas de changement et donc des conditions de départ "viriles" se renforçant dès mardi soir à la latitude du cap Finisterre (pointe Nord Ouest de l'Espagne).

dimanche 16 décembre 2007 :
Vers un départ musclé

La vague de froid balayant actuellement l'Europe ne donne pas franchement envie de mettre le nez dehors. Pourtant, depuis la base du maxi trimaran Sodeb'O à la Trinité sur Mer, les météorologues et routeurs qui accompagnent Thomas Coville dans sa tentative de record autour du monde en solitaire et en multicoque envisagent un départ demain lundi 17 décembre dans la soirée, au large de Ouessant. Les conditions météo s’annoncent pour le moins « viriles » avec un régime de vents d’Est de 25 nœuds qui devrait rapidement forcir à 40 nœuds, avec des rafales à 45/50 nœuds dans la nuit de mardi à mercredi. Les prévisions donnent également 6 mètres de creux pour les premières heures de mer. L’objectif est de contourner par l’Ouest une dépression qui se décale vers le Portugal. Thomas devra ensuite atteindre un point de passage près des Açores avant de plonger vers l’Equateur qu’il pourrait atteindre en moins de 7 jours. Dès mercredi, le vent doit mollir. Il faudra alors que le skipper de Sodeb’O négocie une phase de transition pour retrouver le régime d’alizé.

vendredi 7 décembre 2007 :
En attente du "bon créneau"

Le maxi trimaran Sodeb'O est actuellement en attente d'un "bon créneau météo" pour partir pour son tour du monde. Mais au fait, c'est quoi un "bon créneau météo" ??? Les modèles météorologiques nous donnent actuellement des informations à une dizaine de jours, dans ce délai on peut envisager un temps de parcours jusqu'à l'équateur. Nous travaillons sur les bases d'un passage en 7 jours à l'équateur. Pour réaliser ce chrono il faut des conditions de vitesse assez élevées et donc de portant rapide pour le trimaran Sodeb'O, donc des vents de nord-est ou de nord-ouest de 20 à 25 noeuds (40 à 50 km/h).

 

Tentative 2007

La carte du jour

 

pour suivre sur Google Earth

 

grâce au site netandsea

Le 12 janvier 2008

retour vers Cape Town, il passe au large du Cap God Hope pour finir dans le port, voir ci-dessous

La petite croix noir, notre Guest House, fin septembre 2007

Sodeb'O est dans l'arrière port

 
Son nouveau Sodebo
   

1er janvier 2008

un grain sur l'archipel Tristan Da Cunhala

© Thomas Colville
Dans la nuit du 5 au 6 janvier 2008, Sodeb'O heurte un crowler et est contraint à l'abandon au large des Kerguelen. Il fait aussitôt route vers Cape Town
  © Thomas Colville
De très grosses vagues sur la route du retour vers Cap Town
  © Thomas Colville

Le 29 février 2008

Sodeb'O sort de l'eau dans le port de Cape Town

  © Sodeb'o

Le 9 juillet 2008

départ de New-York pour sa tentative de record de la traversée de l'Atlantique nord

  © Daniel Forster / DPPI pour Sodebo

Le 15 juillet 2008

arrivée de Sobed'O au Cap Lizard

© Jacques Vapillon / DPPI pour Sodebo

Carte du record de l'Atlantique

 

comparée à celle de Francis Joyon