Franck Cammas
   
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Né le 22 décembre 1972 à Aix en Provence

1 enfant

Vit à Scaër (Finistère)

Quatre fois Champion du Monde des multicoques Orma

Mise à jour : le 6 février 2018
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Groupama
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Palmarès :

2018 :
- prend le départ de la 5ème étape de la Volvo Ocean Race sur Dongfeng

2017 :
- prend le départ de la 4ème étape de la Volvo Ocean Race sur Dongfeng

2015 :
- Champion de France du Grand Prix de l’Ecole Navale en Diam 24
- 2ème du Grand Prix Atlantique en Diam 24
- 2ème du Spi Ouest-France en Diam 24
- 2ème du Tour de France à la voile

2014 :
-
1er du grand prix Guyader
- 11ème de l'ESS 14 Saint-Pétersbourg
- 2ème du Tour de France à la voile

2013 :
-
Champion de France de Match Racing
- 2ème du Spi Ouest France
- Vainqueur de l'Iroise Cup
- Vainqueur de la Normandy Sailing Week
- Vainqueur du Tour de France à la Voile
- Champion du Monde de Class C

2012 :
Volvo Ocean Race
- Groupama finit 2ème de la 3ème étape à Sanya
- Groupama vainqueur de la 4ème étape à Auckland
- Groupama finit 4ème de la 5ème étape à Itajai (avec mat de fortune)
- Groupama finit 3ème de la 6ème étape à Miami
- Groupama finit 2ème de la 7ème étape à Lisbonne
- Groupama gagne la course in-port de Lisbonne
- Groupama vainqueur de la 8ème étape à Lorient
- Groupama gagne la course in-port de Lorient
- Groupama finit 2ème de la 9ème étape à Galway
- Groupama xxx la course in-port de Galway
- Groupama vainqueur de la Volvo Ocean Race 2011-2012

2011 :
- Vainqueur du Spi Ouest France Intermarché dans la série des M34
- 8ème du Tour de Belle-île en Mer
- prend le départ de la Volvo Ocean Race sur Groupama 4 il finit 3ème de la 1ère étape au Cap
- Groupama finit 4ème de la 2ème étape à Abu Dhabi

2010 :
- Trophée Jules Verne : 48 jours 07 heures 44 minutes 52 secondes !
- 1er de la Sevenstar Round Britain and Irland Race 2010 et meilleur temps
- 1er de la route du rhum : 9 jours 3 heures 14 minutes 47 secondes

2009 :
• Record de la Méditerranée : 17 heures 08 minutes 23 secondes

• Trophée Jules Verne abandon sur casse flotteur

2008 :
• Record Ouessant et l'équateur : 6 jours 6 heures 24 minutes !

Record de l'Atlantique en 13 jours 8 heures et 47 minutes ! (Ouessant -Le Cap des aiguilles)
Record de l'atlantique + l'océan indien en 22 jours 20 heures 52 minutes et 57 secondes ! (Ouessant - Tasmanie)
Trophée Jules Verne abandon sur casse bras de flotteur

2007 :
• Record New-York - Cap Lizard en 4 jours 3 heures 57 minutes et 54 secondes
• Record des 24 heures avec 795,2 milles
• Vainqueur du Défi de Douarnenez
• 2ème du Trophée SNSM
• Détenteur du record Miami / New York en 1 jour 11 heures 5 minutes et 20 secondes
• Vainqueur du Trophée des Multicoques de l'AS Lease Challenge
• Vainqueur de la course offshore AS Lease Challenge
• Détenteur du record de la Route de la Découverte (Cadix - San Salvador) en 7 jours 10 heures 58 minutes et 53 secondes

2006 :
Vainqueur du Grand Prix de Marseille
Vainqueur de Trapani Grand Prix
Vainqueur du Trophée du Conseil Général des Alpes-Maritimes
Vainqueur de la course Londres / Alpes-Maritimes

Palmarès Grand Prix
Saison 2005
Abandon dans IB Challenge sur laminage d'un bras
1er sur 7 manches (1+1+1+1+1+1+1)GP de Corse 2005
1er sur 9 manches (1+1+4+1+1+1+1+1+1) GP de Marseille 2005
1er sur 6 manches (1+1+1+1+1+2)GP de Galice

Saison 2004
Class. Grand Prix Bateau
1 Grand Prix de Marseille Métropole Groupama 2
3 Grand Prix de Corse Calvi Groupama 2
2 Grand Prix du Port de Fécamp Groupama
1 Grand Prix de la Trinité sur Mer Groupama
Saison 2003
Class. Grand Prix Bateau
1 Grand Prix Cap Lorient Groupama
2 Grand Prix d'Italie Groupama
1 Grand Prix de Marseille Métropôle Groupama
1 Grand Prix du Port de Fécamp Groupama
Saison 2002
Class. Grand Prix Bateau
2 Grand Prix de Belgique - Zeebrugge Groupama
1 Grand Prix du Pays de Lorient Groupama
Saison 2001
Class. Grand Prix Bateau
1 Grand Prix du Cap d'Agde Groupama
2 Grand Prix d'Italie Groupama
2 Grand Prix du Port de Fécamp Groupama
3 Grand Prix de Belgique Groupama
Saison 2000
Class. Grand Prix Bateau
2 Grand Prix de la Trinité Groupama
1 Grand Prix du Port de Fécamp Groupama
2 Grand Prix de Royan Groupama
Saison 1999
Class. Grand Prix Bateau
3 Grand Prix de Vendée Groupama
3 Grand Prix de Marseille Groupama
3 Grand Prix du Port de Fécamp Groupama
Saison 1998
Class. Grand Prix Bateau
5 Grand Prix de Royan Groupama
2 Grand Prix de la Trinité Groupama


Palmarès hors Grand Prix
IB Group Challenge 2005 : abandon pour casse du bras de liaison sur Groupama-2
Québec-Saint Malo 2004 : 2ème sur Groupama
The Transat 2004 : 3ème sur Groupama
Transat Jacques Vabre 2003 : 1er sur Groupama
Challenge Mondial Assistance 2003 : 1er sur Groupama
Route du Rhum 2002 : chavirage sur Groupama
Course des Phares-Calais-Calais 2002 : abandon sur Groupama
Transat Jacques Vabre 2001 : 1er sur Groupama
Challenge Mondial Assistance 2001 : 3ème sur Groupama
Québec-Saint Malo 2000 : 1er sur Groupama
Europe1 New Man Star 2000 : 3ème sur Groupama
Transat Jacques Vabre 99 : 2ème sur Groupama
Tour de l’Europe 99 : 3ème sur Groupama
Spi Ouest France 99 : 2ème en M-30 sur Groupama
Route du Rhum 98 : 3ème sur Groupama
Transat AG2R 98 : 8ème sur Groupama
Solitaire du Figaro 97 : 1er sur Athena
Spi Ouest France 97 : 1er en Figaro sur Athena
Transat AG2R 96 : 3ème sur Skipper Elf
Spi Ouest France 96 : 2ème en Figaro sur Skipper Elf
Solitaire du Figaro 95 : 4ème sur Skipper Elf
Solitaire du Figaro 94 : 4ème sur Espoir Crédit Agricole

Portrait :

Moniteur de voile aux Glénans à 18 ans, il s’embarque dans l’aventure du Figaro à Port La Forêt. En 1994, alors qu ’il n ’a pas encore 22 ans, il remporte six des douze compétitions auxquelles il participe pour sa première saison en Figaro. Trois ans plus tard, il gagne la Solitaire et devient le N°1 du circuit. Sa réputation d’excellent régatier, à la barre comme à la tactique, en solitaire comme en équipage n’est plus à faire. En 1998, son arrivée dans le monde des multicoques est remarquée avec une troisième place dans la Route du Rhum à bord de Groupama. Depuis, le plus jeune skipper du championnat Orma continue de surfer sur la vague de la réussite. Ses victoires en Grand Prix et en course au large (Québec-St Malo, Transat Jacques Vabre, Challenge Mondial Assistance) le propulsent à la tête du championnat Orma 2000, 2001 et 2003. Après sa belle 3ème place dans The Transat, la Québec-St Malo sera sa toute dernière grande course en équipage à bord de son fidèle bateau. Au mois d’août, il sera en effet à la barre d’un tout nouveau trimaran.

 

Régatier percutant tant comme barreur que comme tacticien, Frank Cammas pratique aussi le ski, la natation et joue remarquablement du piano même s’il a abandonné le Conservatoire à quatorze ans. Second de la transat Jacques Vabre 1999 et premier en 2001 et en 2003, troisième de la transat anglaise 2000 (Europe 1 New Man Star) et 2004 (The Transat), vainqueur de Québec-Saint Malo 2000 et second en 2004, le jeune Aixois a désormais acquis suffisamment d’expérience en multicoque pour viser encore une année la plus haute marche du podium. Avec son nouveau trimaran Groupama-2, Franck Cammas a les armes pour s’imposer une nouvelle fois même si la première course de la saison l’a contraint à l’abandon : le bras de liaison tribord s’est cassé au niveau d’une cloison entre la barre d’écoute et la cadène de hauban. Le bateau a rallié La Ciotat pour réparer et sera renforcé avant son retour sur le circuit dès le premier Grand Prix à Calvi.
   
© Ph.Hillion photo prise le 24 juillet 2006
Entre Lorient et Groix, Groupama 3 à l'entraînement
La Route de la Découverte  
  Les hommes du record :

Franck Cammas - Skipper / Chef de quart / Barreur
Franck Proffit - Chef de quart / Barreur / Responsable opérationnel etvoiles
Stève Ravussin - Chef de quart / Barreur / Responsable vidéo, nourriture et stratification
Pascal Blouin - Boat Captain / N°1 / Responsable sécurité, mécanique
Loic Le Mignon - Deuxième Barreur / Responsable accastillage et mât, prise de vue
Bruno Jeanjean - N°1
Sébastien Audigane - Deuxième Barreur / Responsable médical, prise de vue
Fred Le Peutrec - Deuxième Barreur
Ronan Le Goff - N°1 / Responsable vidéo et cordages
Marcel Van Triest -Navigateur

Wouter Verbraak / Jean-Yves Bernot - routeurs

Le 1er mai 2007 à l'arrivée du record
Cadix - San Salvador
Franck Cammas et son équipage viennent d'accrocher un premier trophée à leur tableau de « chasseurs de records » ... Parti de Cadix mardi 24 avril à 7h47'17'' TU*, sur la Route de la Découverte, Groupama 3 a franchi la ligne d'arrivée à San Salvador ce mardi 1er mai à 18h46'10'' TU, après 7 jours 10 heures 58 minutes et 53 secondes de mer (temps de course sous réserve d'homologation du WSSRC- en cours). Le record détenu par l'américain Steve Fossett depuis février 2003, - 9 jours 13 heures 30 minutes et 18 secondes - est ainsi pulvérisé et amélioré de 2 jours 2 heures 31 minutes et 25 secondes.
Miami-New-York  
  Les hommes du record :

Franck Cammas (Skipper / Chef de quart / Barreur)
Franck Proffit (Chef de quart / Barreur / Responsable opérationnel et voiles)
Stève Ravussin (Chef de quart / Barreur / Responsable vidéo, nourriture et stratification)
Pascal Blouin (Boat Captain / N°1 / Responsable sécurité, mécanique)
Loic Le Mignon (Deuxième barreur / Responsable accastillage et mât, prise de vue)
Bruno Jeanjean (N°1)
Yann Guichard (Deuxième barreur)
Fred Le Peutrec (Deuxième Barreur)
Ronan Le Goff (N°1 / Responsable vidéo et cordages)
Stéphane Guilbaud (manoeuvres / Responsable de l'énergie du bord)
Le 4 juin 2007 vers 22h TU
  Un mois après leur démonstration sur la Route de La Découverte, Franck et ses hommes ravissent un deuxième chrono au skipper de Playstation. Mais surtout ils améliorent le record, jusqu'alors de 2 jours 5 heures 54 minutes et 42 secondes, de plus de 18 heures. Chapeau bas messieurs !

Groupama 3 a parcouru les 955 milles séparant Miami de New York à la vitesse moyenne de 26,77 noeuds, contre une moyenne de 17,57 pour Playstation.

New-York - Cap Lizard  

Le 19 juillet 2007

Groupama 3 face à l'Atlantique Nord

Pour le suivre en direct

New York - Cap Lizard - Record 3


Avec déjà deux chrono à son tableau de chasse, Groupama 3 s'attaque aujourd'hui à la traversée de l'Atlantique Nord (New York - Cap Lizard), le plus ancien et le plus rapide de tous les records océaniques. Il est 18h 02 m 55s TU (20h 02m 55s de Paris), ce jeudi 19 juillet, lorsque que le maxi-trimaran dépasse le Phare d'Ambrose, à la sortie de la Baie de New York. La course contre la montre débute alors avec 2925 milles devant les étraves du géant des mers.

 

Les hommes du record Atlantique Nord


Franck Cammas Skipper / Chef de quart / Barreur
Franck Proffit Chef de quart / Barreur / Responsable opérationnel et voiles
Stève Ravussin Chef de quart / Barreur / Responsable vidéo, nourriture et stratification
Fred Le Peutrec Deuxième Barreur
Sébastien Audigane Deuxième Barreur / Responsable médical, prise de vue
• Yann Guichard Deuxième Barreur
Ronan Le Goff N°1 / Responsable vidéo et cordages
Bruno Jeanjean N°1
Loic Le Mignon N°1 / Responsable accastillage et mât, prise de vue
• Pascal Blouin (hors quart)

• A terre : Jean-Yves Bernot Routeur

 

Le 24 juillet 2007 à 0h00min et 49 sec

Cent heures pour l'Atlantique !
New York - Cap Lizard - Record 3
Franck Cammas et ses neuf équipiers ont battu le record de la traversée de l'Atlantique en 4 jours 03 heures 57 minutes 54 secondes (temps en cours d'homologation), à la moyenne de 28,65 noeuds sur les 2 925 milles du parcours. Groupama 3 a passé la ligne d'arrivée devant le cap Lizard ce mardi à 00 heure 00 minute 49 secondes (heure française), améliorant le temps de Bruno Peyron (4j 08h 23' 54'') de 4 heures 26 minutes.

 

Trophée Jules Verne  

Sommaire :

L'équipage à Lorient
mercredi 20 février 2008 :
L'équipage au grand complet
de gauche à droite
Ronan Le Goff, Franck Proffit, Jacques Carrës, Steve Ravussin, Franck Cammas, Jan Dekker, Frederique Le Peutrec, Yves Parlier, Sébastien Audimagne, Loïc Le Mignon

mardi 11 mars 2008 :
Come back

Décidément, les affaires ne traînent pas avec Groupama. Trois semaines après son chavirage au large de la Nouvelle-Zélande, le 18 février dernier, voici Groupama 3 chargé à bord de l'Eglantiersgracht, un cargo hollandais de 140 mètres qui transporte des fruits et légumes vers l'Europe. Sous les regards experts de Jean-Marc Normant et Olivier Mainguy, l'équipage a gruté le maxi-trimaran ainsi que les morceaux de mât et de flotteur. Solidement sanglé sur le pont, Groupama 3 va naviguer pendant environ cinq semaines avant d'être déchargé aux abords de Lorient, son port d'attache ou encore dans la baie de Quiberon en fonction du chantier qui sera retenu pour l'assembler. Pendant cette traversée, la construction d'un nouveau mât débutera chez Lorima de même que la construction d'un nouveau flotteur chez Multiplast à Vannes. Reste cependant à connaître les conclusions des deux équipes qui travaillent en parallèle afin de déterminer les causes de l'avarie survenue dans l'océan Pacifique. Conclusions qui permettront de modifier la structure du nouveau flotteur et de procéder aux modifications sur le flotteur tribord qui a été épargné. Pendant que l'équipe technique dirigée par Stéphane Guilbaud s'atèle à la remise en état de Groupama 3, Franck Cammas navigue. Présent aux entraînements d'hiver de la Trinité à bord d'un Open 7,50 aux couleurs de Groupama, Franck s'apprête à défendre son titre acquis l'an dernier au Spi Ouest France dans cette même série.

mercredi 27 février 2008 :
L'aventure continue

De retour en France après avoir remis à l'endroit Groupama 3 dans le port néo-zélandais de Dunedin, huit des équipiers du trimaran géant ont répondu aux questions des journalistes et des internautes à l'occasion d'une conférence de presse dans les locaux parisiens de Groupama. Extraits des interviews :
- La nouvelle la plus importante de ce rendez-vous est la confirmation par la Direction de Groupama que l'aventure continue.
En effet, les dégâts occasionnés sur le trimaran géant sont certes importants mais réparables. Franck Cammas indiquait que Groupama 3 allait être chargé sur un cargo vers le 13 mars pour une arrivée dans la base technique de Lorient un mois plus tard. Le skipper précisait aussi que l'expertise actuelle ne permettait pas encore de cerner la cause de la rupture du flotteur entre le bras de liaison avant et le puits de foil bâbord : « Nous allons faire le point avec les architectes, le chantier et les ingénieurs en calcul de structure. Si cela correspond à ce que nous avions conçu, cela signifie que nous nous sommes trompés mais la voile reste un sport mécanique... Nous avons une base de travail qui définit les efforts que devraient supporter le bateau et dans la stratégie générale du projet, nous n'avons jamais voulu prendre de risques : nous n'avons pas mis moins de carbone que pour Geronimo ! Il faudra peut-être revoir nos calculs mais le concept n'est pas en cause. Le comportement de Groupama 3, ses sensations à la barre, ses performances, ses records en Atlantique confirment que le projet est viable : nous voulons repartir l'hiver prochain avec un trimaran qui aura le même type de comportement mais sans arrière-pensées sur la fiabilité du bateau... »
- Six mois de chantier
Le trimaran géant rentrera donc en chantier dès son retour en France mais en parallèle, l'équipe technique va d'ores et déjà s'atteler à préparer les travaux sachant que de nombreuses pièces du bateau sont récupérables en l'état (safrans, accastillage, hooks...). Les ingénieurs et les designers vont aussi se pencher sur les moyens de consolider le trimaran : « Il va falloir reconstruire un flotteur en entier et reconstituer le puzzle : une mise à l'eau début novembre est envisageable avec ensuite un mois de mise au point et de validation pour un début de stand-by en décembre sur le Trophée Jules Verne. » précisait Franck Cammas. Jan Dekker est directement rentré chez lui en Afrique du Sud, tandis que Loïc Le Mignon est resté à Dunedin (Nouvelle Zélande) pour suivre le chargement du trimaran géant sur le cargo avec deux membres de l'équipe technique de Lorient venus le rejoindre, Olivier Mainguy et Jean-Marc Normant. Les huit autres équipiers sont déjà en train de préparer de nouvelles compétitions à l'occasion des rendez-vous du printemps, au Spi Ouest France, en monotype, en catamaran de sport...

lundi 25 février 2008 :
C'est hier, dimanche, que Groupama 3 a été remis à l'endroit dans le port de Dunedin en Nouvelle Zélande

À l'aide de deux grues et de sangles disposées de part et d'autre des bras de liaison tribord, Groupama 3 est doucement remonté à la verticale avant de retrouver sa position originelle. À la vue de la photo ci-dessous, le flotteur tribord et la coque centrale semblent avoir été relativement préservés. Une impression qui demandera à être confirmée ou contredite par l'équipage qui atterrira mercredi matin à Roissy Charles de Gaulle avant de rejoindre le PC Course du Trophée Jules Verne pour y donner une conférence de presse. Franck Cammas sera présent avec sept de ses équipiers, Jan Dekker allant directement en Afrique du Sud alors que Loïc Le Mignon reste pour sa part en Nouvelle-Zélande où deux membres de l'équipe technique, Jean-Marc Normant et Olivier Mainguy le retrouveront dès demain, mardi. voir la vidéo de la remise à l'endroit

dimanche 24 février 2008 :
Groupama 3 dans le port de Dunedin

voir la vidéo de l'arrivée

samedi 23 février 2008 :
Groupama 3 enfin dans le port de Dunedin

C'est ce matin, samedi à 04h49 heure française, que Groupama 3 a fait son entrée dans le port de Dunedin après plusieurs heures de remorquage dans le chenal d'accès, long de 13 milles. Soulagés de savoir le trimaran à l'abri du coup de vent qui traverse la Nouvelle Zélande, Franck Cammas et son équipage se mettaient immédiatement au travail pour vider, à l'aide d'une pompe électrique, les bras qui avaient été volontairement percés pour favoriser le retournement et aussi dégager les morceaux du flotteur bâbord qui n'avaient pu l'être en haute mer. Si les conditions météo le permettent, c'est demain, dimanche, que l'opération de retournement devrait être réalisée à l'aide d'une grue dans le port de Dunedin. la photo dans le port

vendredi 22 février 2008 :
Groupama 3 en remorquage vers Dunedin

Difficile à croire et pourtant, c'est vrai : se présentant en milieu d'après-midi, heure locale, à l'entrée du port de commerce de Dunedin, le trimaran Groupama 3 en remorque derrière le Clan Mcleod depuis plus de 24 heures n'a pu accéder au chenal menant au port... Alors que l'équipage au complet, à l'exception d'Yves Parlier resté à terre faire la jonction avec les autorités néo-zélandaises, a tout donné pour dégager le plus rapidement possible le gréement et le flotteur brisé emprisonnés sous la coque centrale, le voilà contraint de faire des ronds dans l'eau en attendant le feu vert. Pendant ce temps, le vent et la mer se lèvent sous l'effet d'une forte dépression qui descend du Nord. Toujours à l'envers malgré les efforts de l'équipage pour le remettre à l'endroit et récupérer les morceaux de carbone disséminés sur l'eau, Groupama 3 souffre. Son équipage aussi. Pourtant, ce n'est pas de gaîté de coeur que les autorités portuaires laissent Groupama 3 dehors : le chenal d'accès, long de 13 milles et parfois très étroit, ne peut être neutralisé et donc pénaliser des navires de commerce qui ont, eux aussi, des impératifs à respecter. C'est donc à partir de 10 heures samedi, (22 h vendredi soir en heure française) que le Clan Mcleod et Groupama 3 emprunteront le chenal d'accès au port de Dunedin qu'ils devraient atteindre quelques trois heures plus tard. Restera alors à procéder au retournement du bateau à l'aide d'une grue et à l'expertiser le avant d'affréter un cargo capable de le ramener à Lorient, son port d'attache. Autant dire que l'histoire n'est pas finie... la photo dans le chenal

jeudi 21 février 2008 :
Groupama 3 en remorquage vers Dunedin

Arrivés sur les lieux de leur chavirage mardi soir (heure française), les hommes de Groupama 3 n'ont pas ménagé leurs efforts pour dégager au maximum les alentours du trimaran et mener à bien les opérations de retournement imaginées en pleine mer. Malheureusement, malgré plusieurs tentatives Franck Cammas et ses neuf équipiers ne sont pas parvenus à remettre Groupama 3 à l'endroit. Il a donc été décidé de remorquer le maxi-trimaran ainsi vers Dunedin, distant de plus de 70 milles. Progressant actuellement à 3 noeuds, le bateau d'assistance qui remorque Groupama 3 est attendu dans le port néo-zélandais en milieu de nuit (heure française). Ces précisions nous ont été envoyées par Yves Parlier, resté à terre pour assurer le lien entre les marins et l'équipe technique dirigée par Stéphane Guilbaud et basée à Lorient. Yves se charge également de communiquer à ses équipiers les données météo préparées par Richard Silvani de Météo France. De plus amples informations vous seront transmises dès que possible. Une liaison téléphonique avec Franck Cammas - dont l'heure reste encore à affiner - est d'ores et déjà envisagée demain, vendredi 22 février, en début de matinée.

voir la vidéo ici et la photo du remorquage

mardi 19 février 2008 :
Les vidéos du sauvetage en ligne

1) préparation du bateau ici
2) les hélicoptères ici

lundi 18 février 2008 :
Groupama 3 chavire dans l'océan Pacifique, équipage sain et sauf

C'est ce matin, à 0h43, que Franck Cammas, skipper du trimaran Groupama 3 engagé dans le Trophée Jules Verne à la voile, prévenait son équipe à terre du chavirage de son maxi trimaran. « Nous venons de chavirer. Le flotteur sous le vent s'est cassé en deux, entraînant la rupture des deux bras de liaison puis le chavirage par le côté. L'équipage est au complet, réfugié à l'intérieur de la coque centrale de Groupama 3. Aucun des 10 équipiers n'est blessé. Il y a 5 à 7 mètres de vagues et 25 à 30 noeuds de vent. La mer déferle et, pour l'instant, on ne peut mettre personne dehors ». Positionné à 140 km dans l'est du port de Dunedin en Nouvelle Zélande, Groupama 3 naviguait depuis peu dans l'océan Pacifique. Avec une journée d'avance, après 24 jours de mer, sur le temps de Bruno Peyron, détenteur du Trophée Jules Verne, Franck Cammas et ses neuf équipiers ménageaient Groupama 3, comme nous le précisait hier encore Franck Proffit, chef de quart : « Nous sommes dans une mer bien formée, dans des vagues de 6 à 7 mètres. Nous ne pouvons pas descendre trop au Sud car il y a des vents allant jusqu'à 50 noeuds, nous suivons donc une route assez Nord jusqu'à la Nouvelle Zélande pour ensuite empanner et glisser de nouveau. Le Pacifique devrait être de meilleure augure pour nous. Groupama 3 est très sain et a un comportement exceptionnel dans ce type de mer, à la barre avec 7 mètre de creux, le flotteur plonge et ne plante jamais ».

Aussitôt informé, le CROSS Gris-Nez prévenait son homologue néo-zélandais afin de secourir l'équipage de Groupama 3.Un avion puis deux hélicoptères étaient envoyés sur zone dans les trois heures suivant le chavirage. Les 10 navigateurs étaient tous hélitreuillés à 4h30 (heure française) puis rapatriés vers Dunedin, sur l'île sud de la Nouvelle-Zélande. Une conférence téléphonique avec Franck Cammas sera organisée dans la matinée. (photo)

dimanche 17 février 2008 :
L'envol !

En approche de la Nouvelle Zélande, Groupama 3 bénéficie toujours d'un vent régulier de Sud-Ouest derrière une dépression qui devrait l'emmener au moins jusqu'à la moitié du Pacifique ! De grands traits sur la carte pour ce dimanche et le début de semaine... Comme un avion à l'île Stewart ! Groupama 3 a enfin retrouvé son rythme de croisière à 650 milles par jour et reconstruit inéluctablement son avance sur Orange II : plus de 560 milles ce dimanche matin en suivant exactement la même trace que son prédécesseur ! Avec plus de 22 heures de marge, le trimaran géant perdure sur une route plein Est dans un flux de Sud-Ouest de 25-30 noeuds. Un régime qui va prendre du poids dans les heures qui viennent. En effet, la grosse dépression sur laquelle surfent Franck Cammas et ses neuf équipiers va ralentir sa progression et le multicoque va donc rattraper cette perturbation. La brise devrait monter jusqu'à plus de 40 noeuds sur une mer qui deviendra plus forte car en plus, Groupama 3 aborde le plateau de la Nouvelle Zélande avec des fonds qui passent de plus de 4 000 mètres à moins de 1 000 mètres... A 6h00 TU, Groupama 3 n'était plus qu'à 200 milles environ de l'île Auckland (166° E - 51° S) et devait passer la longitude de l'île Stewart vers midi. Il ne restera plus alors que l'île Antipode et l'île Bounty avant le cap Horn : il n'y a en effet plus aucune terre jusqu'aux côtes chiliennes, à plus de 3 000 milles des étraves... Logiquement, le tempo devrait être un peu plus musclé aujourd'hui mais les milles vont encore défiler à grande vitesse et l'avance du trimaran géant sur le maxi catamaran probablement franchir la barre des 600 milles dès le début de semaine. Franck Cammas et son équipage peuvent attacher leur ceinture : le vol va durer au moins trois jours encore !

samedi 16 février 2008 :
Nouveau temps de référence entre Ouessant et la Tasmanie

Au revoir l'Indien, bonjour le Pacifique ! Groupama 3 est passé sous la Tasmanie ce samedi à 4h43 TU et a immédiatement enchaîné un empannage pour se recadrer sous la Nouvelle Zélande. Avec plus de 440 milles d'avance... Franck Proffit en parlait vendredi midi à la vacation radio : « Nous devrions avoir trois à quatre jours de bonne glisse ! Si la houle s'organise, on devrait pouvoir dépasser les 700 milles par jour... » Et bien dès le lendemain, ce sont bien 715 milles qui ont été avalés à 4h TU alors que Groupama 3 naviguait dans trente noeuds de vent de secteur Ouest tournant au Sud-Ouest. Et c'est justement cette bascule de la brise vers la gauche qui a incité Franck Cammas et son équipage à se recadrer à peine la longitude de la Tasmanie franchie... A une heure près, le record de l'océan Indien défini par le WSSRC (cap des Aiguilles-Sud de la Tasmanie) reste la propriété de Orange II en 9 jours 11 heures 4 minutes. Groupama 3 a, en effet, mis 9 jours 12 heures 6 minutes pour traverser cet océan qui ne l'a pas favorisé. Mais ce faible décalage lui permet de conserver un bon coussin d'avance sur le temps de référence du tour du monde, puisque le trimaran géant dispose de 22 heures et 29 minutes de marge au passage de la Tasmanie. Et la bonne nouvelle, c'est que Franck Cammas et ses neuf équipiers vont encore gagner du terrain aujourd'hui en conservant une bonne pression, une mer maniable, une vitesse régulièrement au dessus de trente noeuds et surtout, un cap qui s'incurve au Sud, ce qui raccourci la route autour de l'Antarctique. Puis, Orange II n'avait pas été particulièrement rapide il y a trois ans, avec deux empannages sous l'île australienne et des vitesses autour de 25 noeuds. Ces trois paramètres (vitesse, cap au Sud-Est, empannages) devraient permettre à Groupama 3 de retrouver l'avance cumulée lors du passage de Bonne Espérance, c'est-à-dire plus de 650 milles...

vendredi 15 février 2008 :
Même trace...

Avec trois années d'intervalle, Groupama 3 retrouve exactement la même trajectoire que son prédécesseur ce vendredi matin ! Par 53° Sud, Franck Cammas et ses hommes naviguent à plus de 27 noeuds de moyenne depuis hier soir et reconstruisent petit à petit leur avance... Etonnant que deux bateaux, à plus d'un millier de jours d'écart, suivent exactement le même sillage ! Et pourtant Groupama 3 qui remonte doucement vers l'Est-Nord-Est depuis jeudi 21h TU, est bien sur la même position que Orange II en 2005... Avec 335 milles de différentiel ! Mais alors que le maxi catamaran avait ensuite dû enchaîner cinq empannages avant de passer à la longitude de la Tasmanie, le trimaran géant ne devrait pas avoir ce problème et tracer un grand trait vers la Nouvelle Zélande. Comme en sus Franck Cammas et ses neuf équipiers sont plus rapides de près de trois noeuds en moyenne, l'entrée dans l'océan Pacifique pourrait voir l'avance revenue à plus de vingt heures. Ce ne serait que justice après les déboires de l'équipage à qui l'Indien n'a pas réservé un accueil très chaleureux ! Surtout que cette fin d'océan est une nouvelle fois agitée par une grosse perturbation qui glisse sous l'Australie rapidement avant de remonter vers l'île Stewart. Groupama 3 subit actuellement vingt-cinq à trente noeuds d'Ouest à Nord-Ouest de trois quarts arrière, sur une mer encore maniable. Cette brise devrait se maintenir en force tout le week-end en tournant lentement au secteur Sud-Ouest. Franck Cammas et ses hommes n'auront donc qu'un seul empannage à effectuer juste après leur passage au large de la Tasmanie, un passage prévu dans la nuit de vendredi à samedi, soit en moins de 23 jours au départ de Ouessant ! Avec peut-être un record à la clé : celui de la traversée de l'océan Indien entre le cap des Aiguilles et le Sud de la Tasmanie, détenu par Orange II en 9 jours 11 heures 4 minutes...

jeudi 14 février 2008 :
Patience...

Toujours bloqué entre deux systèmes, Groupama 3 navigue dans des vents faibles et variables. Frustrants pour l'équipage et préjudiciables au tableau de marche, les caprices de l'océan Indien retardent le passage du trimaran géant à la longitude du cap Leeuwin, à la pointe sud-ouest de l'Australie. En douze heures, de 18 heures hier soir à 6 heures ce jeudi matin, Groupama 3 a concédé près de 70 milles de son avance virtuelle sur l'actuel détenteur du Trophée Jules Verne. Contraints de tirer des bords au portant dans une brise d'Ouest assez faible qui refuse en mollissant quand Groupama 3 fait cap au nord-est et qui forcit en adonnant quand il fait cap au sud-est, Franck Cammas et ses hommes parcourent beaucoup de route à faible vitesse. Interrogé à 6 heures ce matin par mail sur son heure estimée de passage à la longitude du cap Leeuwin, le skipper de Groupama 3 répondait ironiquement : « dans 10 heures ? » alors que le trimaran ne se trouvait alors qu'à une centaine de milles de ce fameux cap. Unique avantage à cette situation : la vie du bord qui, faute de ruades, s'apparente plus à la croisière qu'à la course océanique. Enfin, façon de parler puisque, dans cette brise irrégulière, les manoeuvres sont légion et l'angoisse de concéder de précieux milles, certaine.

12h42 :
Nouveau temps pour Groupama 3 entre Ouessant et le Cap Leeuwin

Groupama 3 a franchi la longitude du Cap Leeuwin à 10h51 ce jeudi. Franck Cammas et ses neuf équipiers établissent ainsi un nouveau temps de référence entre Ouessant et la pointe sud-ouest de l'Australie, en 21 jours 2 heures. Ils améliorent de 11 heures 6 minutes le chrono détenu depuis 2005 par Bruno Peyron et ses hommes. Par contre, les conditions difficiles rencontrées par le maxi trimaran depuis son passage du Cap de Bonne Espérance, mercredi 6 février en début d'après-midi, n'ont pas permis à l'équipage de Groupama 3 d'ajouter à leur tableau de chasse le chrono de référence entre les deux caps.

mercredi 13 février 2008 :
Empannage sur le 51°

Avec la rotation du vent au secteur Nord-Ouest, Groupama 3 a empanné la nuit dernière afin de se recadrer avant le passage au large du cap Leeuwin. Naviguant à la même vitesse que Orange II il y a trois ans, le trimaran géant maintient un écart de 430 milles environ... Une chose est sûre ce mercredi matin : Groupama 3 a croisé la route virtuelle de Orange II vers 19h00 (heure française) avec un capital avance de 530 milles. Soit un peu plus de 21 heures au rythme du record à l'heure actuelle. Franck Cammas et ses neuf équipiers pourraient donc perdre un peu de terrain par rapport au temps de référence sur cette tranche de parcours entre le cap des Aiguilles et le cap Leeuwin : Bruno Peyron et ses hommes avaient mis 7 jours 5 heures 35 minutes. Une avance qui a fondu d'une centaine de milles dans la nuit. Avec l'accrochage de la dépression qui le précède et le passage sur la bordure méridionale d'un vaste anticyclone australien, Groupama 3 va toutefois pouvoir retrouver des vitesses moyennes supérieures à trente noeuds, avec un bon flux de secteur Nord-Ouest de plus de trente-cinq noeuds... Franck Cammas et son équipage devraient donc suivre une route parallèle à celle de Orange II jusqu'à la Tasmanie soit, après une légère remontée vers l'Australie, une longue courbe vers le 54° Sud ! Seule incertitude dans ce scénario qui doit « rebooster » l'écart du trimaran géant sur le maxi catamaran : une perturbation venue du Nord-Ouest en cours de dégradation va apporter une vaste masse nuageuse sous laquelle le vent bascule franchement vers l'Ouest en alternant molles et rafales. Si Groupama 3 arrive à rester devant ce front actif mais en cours de dégénérescence, il devrait pouvoir aligner de très belles journées en fin de semaine !

mardi 12 février 2008 :
Partition difficile

En bordure de front, Franck Cammas et son équipage ne bénéficient pas de conditions stables qui permettraient d'allonger le foulée : ils doivent attendre encore une journée pour que la situation se décante et que Groupama 3 retrouve ses trente noeuds de moyenne... En navigation, il faut composer avec la mer et le vent et jouer avec les phénomènes météo à moyen terme. Mais parfois la partition est difficile à interpréter, comme en ce moment dans l'Est de l'archipel des Kerguelen où Groupama 3 est juste sous un front. Devant, il y a trente à trente-cinq noeuds de Nord, derrière il y a vingt-cinq à trente noeuds de Sud-Ouest mais dessous, la brise oscille entre quinze et vingt noeuds en passant au secteur Ouest. Et comme ce front se déplace presque à la même vitesse que le trimaran géant, il n'est pas aisé de trouver une porte de sortie... En fait, Franck Cammas et ses neuf équipiers vont devoir attendre que ce front se délite en arrivant sur un bel anticyclone calé sous l'Australie. Dès mercredi, les compteurs vont reprendre des tours car Groupama 3 profitera alors d'une belle brise de Nord-Ouest de trente noeuds sur une mer maniable. Mercredi, ce sera aussi le passage du méridien du cap Leeuwin mais aussi très probablement, le croisement avec la route 2005 de Orange II : il sera extrêmement facile de donner un écart précis entre le trimaran géant et le maxi catamaran alors qu'en sus, Franck Cammas et ses hommes ne seront plus très loin (1 500 milles) de la mi-parcours.

lundi 11 février 2008 :
Sept noeuds de plus...

Groupama 3 continue de reconstruire son avance par rapport au temps de référence et en moins de 24 heures, plus de 170 milles ont été gagnés, soit un bonus vitesse de plus de sept noeuds ! Avec 500 milles d'avance et une position sur le 46° Sud, Franck Cammas peut retrouver le sourire... Une bonne glissade vers le Sud-Est et des moyennes qui frisent les trente noeuds ! Après un week-end marqué par le changement de houle, ce début de semaine s'annonce bien. La mer s'est enfin calmée et surtout est passée du travers à l'arrière, tandis que la brise a pris du souffle au point de dépasser les trente noeuds ce lundi matin. Moins de toile mais plus de vitesse, voilà le résultat sur le pont de Groupama 3 qui a cette capacité à aller très vite sans être obligé de porter beaucoup de voiles. 630 milles avalés en 24 heures, et surtout une belle descente vers le Sud puisque de 42°, le trimaran est passé à 46° Sud en une demie journée... Et quatre degrés de latitude dans les mers du Sud changent radicalement la donne : des nuits encore plus courtes, un froid encore plus prenant, une mer encore plus formée, un ciel encore plus chargé, des bascules de vent encore plus marquées, un air encore plus lourd et une ambiance encore plus pesante... Le monde du Grand Sud n'a aucun équivalent sur terre : comment le retranscrire ? En tous cas, en terme de performance pure, Groupama 3 entame la semaine avec une claire volonté de reconstruire une avance qui s'installe dans la durée : 520 milles aujourd'hui, 700 milles demain ?

dimanche 10 février 2008 :
Reprise en main

Tombée à 175 milles samedi à 7h00, l'avance de Groupama 3 a doublé ce dimanche : les conditions météorologiques sont devenues plus favorables et surtout l'état de la mer permet à Franck Cammas et à ses hommes de glisser progressivement vers les Kerguelen. La route prend doucement de la courbe depuis samedi matin et Groupama 3 navigue actuellement par 42° Sud dans un vent de secteur Ouest qui va se renforcer au fil des heures. D'une quinzaine de noeuds, la brise va monter à plus de vingt-cinq noeuds de Nord-Ouest dans l'après-midi et à plus de trente-cinq noeuds de Sud-Ouest la nuit prochaine... Le passage d'un front va donc baptiser les dix hommes pour leur première dépression du Grand Sud, avec la bascule rapide qui en résulte et la mer qui devient plus chaotique. Bref le train des perturbations se met en marche et Groupama 3 va enfin pouvoir l'aborder plus favorablement grâce à sa latitude plus proche des cinquantièmes, et en raison d'un angle de vent plus efficace. Reste que c'est l'état de la mer qui donne le tempo et on sait que les rotations franches du vent au passage d'un front ne sont pas les conditions les plus agréables pour glisser sur la houle. Le petit ralentissement de la matinée, conséquence d'un affaiblissement passager de la brise avant sa reprise, devrait tout de même laisser place à de longs surfs sur les vagues dès cet après-midi. Combinaison d'une route plus Sud pour Groupama 3 et d'une vitesse modérée pour Orange II, Franck Cammas et ses équipiers en ont profité pour grappiller 175 milles en 24 heures ! Histoire de doubler la mise...

samedi 9 février 2008 :
Courbure Sud

Toujours dans un flux de secteur Sud, Groupama 3 continue sa route plein Est mais avec la rotation du vent attendue dans les prochaines heures, le trimaran géant va enfin pouvoir incurver son cap vers les Kerguelen ... Côté marge de manoeuvre, la situation ne s'améliore pas pour Groupama 3 ! Toujours bloqué par cette bordure orientale anticyclonique, Franck Cammas et ses neuf équipiers ne peuvent pas gagner dans le Sud alors que Orange II avait pu empanner pour piquer vers le Sud-Est à ce stade du parcours... Et donc gagner beaucoup de terrain ! Même s'il réussit à maintenir une vitesse de plus de 25 noeuds, Groupama 3 voit donc de nouveau son « capital milles » se déliter au fil des heures et l'impatience doit commencer à s'installer à bord du trimaran géant. Certes, les conditions de navigation se sont nettement améliorées depuis hier et ce week-end s'annonce plutôt agréable sur l'eau avec des températures encore clémentes et un vent qui va enfin passer au secteur Ouest. Il faut seulement patienter jusqu'à la mi-journée pour que Eole daigne tourner sa girouette... C'est à cet instant que les compteurs vont prendre des tours et la vitesse de rapprochement dépasser les 25 noeuds. La grande glissade vers les Kerguelen devrait débuter ce samedi après-midi et n'aura ensuite de cesse qu'à l'approche de la Tasmanie ! Certes, il y aura des empannages à effectuer et il faudra se méfier des dépressions très creuses qui descendent du Nord, à l'image de celle qui se forme sur l'archipel austral ce week-end. Il ne fait pas bon se promener dans le golfe du Morbihan... devant la base scientifique de Port aux Français aux Kerguelen ! Neige, grêle, pluie et brise à décorner les boeufs sont au programme, rappelant aux marins du Grand Sud que ces régions sont les plus inhospitalières du monde. Heureusement, Groupama 3 est en retrait de ce phénomène météo très violent et va enfin pouvoir allonger la foulée sur la longue houle d'Ouest. De la glisse en perspective...

vendredi 8 février 2008 :
120 milles perdus !

L'hémorragie de milles commence à se calmer puisque Groupama 3 n'a perdu que 120 milles ces dernières 24 heures après avoir concédé plus de 300 milles en deux jours... Et en pouvant reprendre un cap au Sud-Est dès la nuit prochaine, Franck Cammas et ses hommes vont pouvoir se recaler sur une route plus efficace. L'anticyclone qui s'est glissé sous le continent africain est bien en train de calmer la mer générée par une très grosse dépression passée dans le Sud de l'île du Prince Edouard hier. La méchante houle de Sud, qui envoyait des vagues par le travers du trimaran géant est ainsi de moins en moins haute et l'équipage peut retrouver des conditions plus maniables et plus agréables de navigation. Mais, contrepartie de cette affaiblissement de la mer, le vent de Sud 20-25 noeuds commence à mollir en tournant au secteur Sud-Est, ce qui va contraindre Groupama 3 à faire du près pendant quelques heures. Ce vendredi ne devrait donc pas être une excellente journée en terme de progression sur l'eau mais Orange II n'avait pas été très véloce non plus à ce stade du parcours. La petite marge d'avance pourrait donc diminuer dans des proportions raisonnables. Le week-end permettra de reprendre le fil du record puisqu'une nouvelle dépression va générer des brises de secteur Sud-Ouest. Cap au Sud-Est, Groupama 3 retrouvera l'ivresse de la vitesse à près de trente noeuds de moyenne sur une mer agitée mais maniable. Et surtout Franck Cammas et ses hommes vont glisser vers les Kerguelen et donc, diminuer la distance à parcourir pour faire le tour de l'Antarctique en naviguant sur le 45-50° Sud plutôt que sur le 40° Sud comme aujourd'hui...

jeudi 7 février 2008 :
Gros dos...

Comme il nous l'annonçait hier peu de temps après avoir réalisé le meilleur temps jamais mis par un voilier pour relier Ouessant au cap des Aiguilles, au sud-est de Cape Town, mais aussi l'équateur au même cap sud-africain, le skipper de Groupama 3 à passé la nuit à composer avec une mer difficile. Il n'est qu'à regarder le tableau de marche du trimaran géant pour s'en rendre compte avec des vitesses qui oscillent entre 28 et 18 noeuds. Remonté au-dessus du 40° Sud de cet océan Indien qu'il découvre, Franck Cammas tente par tous les moyens de préserver un bateau dont nous savons depuis hier qu'une cloison centrale du bras arrière est décollée. Dans un vent de travers qui doit mollir dans l'après-midi et alors que la mer est encore très forte, Groupama 3 courbe l'échine. Léger et puissant, le trimaran ne demande pourtant qu'à accélérer. Mais avec 329 milles d'avance sur le tableau de marche de l'actuel détenteur du Trophée Jules Verne, l'équipage joue la prudence et attend certainement avec impatience des conditions de mer plus clémentes pour consolider la réparation.

mercredi 6 février 2008 :
à 200 milles du cap

Malgré une route désormais plus Nord que celle qu'avait pu suivre Orange II en 2005, Groupama 3 maintient une avance de 500 milles sur le temps de référence et devrait passer la longitude du cap de Bonne Espérance dans l'après-midi. Cap plein Est à trente noeuds : au moins les premières heures de ce mercredi sont-elles fructueuses grâce à une dépression qui passe dans le Sud du trimaran géant. Mais dans les heures à venir, cette perturbation va devancer Groupama 3 qui va donc voir le vent de 25 noeuds passer du secteur Ouest-Sud-Ouest au secteur Sud ce soir. Une rotation refusante qui ne devrait pas ralentir la progression de Groupama 3 mais qui va imposer à l'équipage d'affaler le gennaker pour renvoyer le foc solent afin de naviguer vent de travers. Cela ne poserait pas trop de problèmes si, en contrepartie, la brise n'avait pas tendance à mollir dès ce mercredi soir ! En effet, une bulle anticyclonique se forme derrière cette dépression et pourrait rattraper Groupama 3 qui ne peut pas descendre vers le Sud en raison de l'état de la mer, trop chaotique. Les prochaines heures vont donc être une course de vitesse entre le trimaran géant et les vents faibles qui arrivent par derrière alors que l'océan Indien aura déjà ouvert ses portes. Pointés à 200 milles de la longitude du cap de Bonne Espérance ce matin, Franck Cammas et son équipage devraient quitter l'océan Atlantique pour une vingtaine de jours avant de contourner le cap Horn... Avec près de 20 heures d'avance sur le temps de référence établi par Orange II en 2005 (14j 08h 19'), Groupama 3 conserve un peu de marge avant cette longue rotation autour de l'Antarctique... On notera également que Groupama 3 a de fortes chances d'améliorer le temps de référence établi par le même Orange II en 2005 (7 jours 5 heures et 22 minutes) sur le parcours Equateur - cap de Bonne Espérance. Pour y parvenir, Franck Cammas et ses hommes devront franchir la longitude du cap avant 20h37 françaises ce soir.

18h27 :
L'Atlantique en moins de 2 semaines !

Le passage du cap des Aiguilles est le deuxième point intermédiaire du Trophée Jules Verne : Groupama 3 y accumule 23 heures et 30 minutes d'avance sur Orange II en 2005 en atteignant la longitude 20° Est après 13 jours 8 heures et 47 minutes ! Un nouveau temps de référence remporté ce mercredi à 17 heures 37.

mardi 5 février 2008 :
23 heures exactement

Toujours sur la bordure australe de l'anticyclone de Sainte Hélène, Groupama 3 a dû composer avec une brise qui a légèrement tourné à l'Ouest et donc renouveler son recadrage vers le Sud-Est. Bonne Espérance n'est plus à une bonne journée de ses étraves... En s'approchant à grande vitesse (presque 27 noeuds de moyenne sur 24 heures) du continent africain, Groupama 3 va devoir quitter l'anticyclone de Sainte Hélène pour passer dans l'océan Indien. Car en longeant la bordure Sud de ces hautes pressions, la courbure des isobares s'incurvent parallèlement aux côtes de l'Afrique du Sud et le vent tourne (adonne) du secteur Nord-Ouest à l'Ouest, puis au Sud-Ouest... Logiquement, le trimaran géant a dû enclencher un nouvel empannage cette nuit vers 4h00 TU pour ne pas poursuivre sur cette trajectoire courbe qui le faisait doucement remonter vers le Nord-Est. Evidemment, par rapport à la trace de Orange II en 2005 d'une pureté remarquable depuis l'équateur, le sillage de Groupama 3 apparaît plus chaotique mais cela est justement dû à l'impératif de glisser entre des hautes pressions au Nord et des dépressions au Sud. En basculant au secteur Ouest, le vent portant oblige Franck Cammas et son équipage à naviguer en zigzag, tribord amure ce mardi matin, bâbord amure probablement à la mi-journée. En effet, un multicoque ne doit pas progresser plein vent arrière mais avec un angle d'attaque par rapport à la brise d'environ 40° : si le vent est Ouest comme en ce moment, le trimaran a le choix entre une route au 60° (Est-Nord Est) ou un cap au 150° (Sud-Sud Est). Pour optimiser sa trajectoire, le navigateur va devoir profiter des moindres petites bascules de vent pour se recadrer. Heureusement, derrière la dépression qui passe sous Groupama 3, la brise va passer en soirée du secteur Ouest au Sud-Ouest, ce qui permettra au trimaran géant de pouvoir suivre une route plus directe, tribord amure. A noter que, à 7h00 TU ce mardi, Bruno Peyron passait virtuellement à quelques milles près sur la position de Franck Cammas de lundi à 8h00 TU : 23 heures d'écart réel séparent donc les deux multicoques à trois ans d'intervalle...

lundi 4 février 2008 :
26 noeuds de moyenne

Glissant sur une mer pas encore trop formée et poussé par une jolie brise de Nord-Ouest 20-25 noeuds, Groupama 3 gagne vers l'Est à grande vitesse, même si un nouveau recadrage au Sud était nécessaire ce lundi matin. Naviguant toujours sur la bordure Sud de l'anticyclone de Sainte Hélène, le trimaran géant bénéficie des effets propulsifs d'une dépression qui circule sur le 55° Sud. Et pour rester dans la bonne veine de vent qui permet à Groupama 3 de profiter d'une mer pas trop dure et d'un vent régulier, l'équipage a dû effectuer de petits crochets vers le Sud plusieurs fois dans le week-end. L'objectif de Franck Cammas et de ses neuf équipiers est en effet de rester entre ces deux phénomènes (hautes pressions à bâbord, basses pressions à tribord), sur l'isobare 1015 Hpa situé sur le 38°30 Sud. Ces conditions sont donc encore très maniables pour aligner de belles journées à l'image de celle d'hier qui a frisé les 640 milles à plus de 26 noeuds de moyenne ! Certes chaque empannage vers le Sud à 90° de la route normale, fait perdre du terrain par rapport à Orange II (toujours à plus de 600 milles), mais ces manoeuvres sont incontournables pour que Groupama 3 conserve un bon angle par rapport au vent. L'anticyclone de Sainte Hélène se prolongeant jusqu'au Sud du cap de Bonne Espérance, le trimaran va pouvoir continuer sa route rapide vers l'Indien, océan qu'il devrait atteindre dès mercredi...

dimanche 3 février 2008 :
Dépression

Contraint d'effectuer plusieurs empannages samedi pour se dégager de l'emprise de l'anticyclone de Sainte Hélène, Groupama 3 a enfin pu attraper une dépression argentine pour filer sur le cap de Bonne Espérance. En se décalant vers l'Afrique, les hautes pressions de l'Atlantique Nord n'ont pas facilité la trajectoire de Groupama 3 qui a dû plusieurs fois, faire route à 90° de son cap direct afin de ne pas s'enferrer dans les calmes anticycloniques... Mais au final, Franck Cammas et ses neuf équipiers ont pu s'extirper de cette situation délicate en touchant le front chaud, puis en se faisant rattraper par une première dépression venue d'Argentine. Ses effets vont réellement prendre corps à la mi journée de ce dimanche, et les vents de Nord-Ouest vont alors se renforcer à plus de 25 noeuds au moins jusqu'à l'Afrique du Sud. Cette journée de samedi, qui restera comme un moment de transition entre le beau temps de l'Atlantique Sud et les vents forts des 40èmes, a tout de même permis au trimaran géant de descendre sous le 33° Sud et de passer en douceur de la bonne chaleur tropicale aux températures plus fraîches du Grand Sud. Changement d'ambiance assuré à bord de Groupama 3 !

samedi 2 février 2008 :
Même trajectoire

Avec quatre années de décalage, Groupama 3 suit la même trajectoire que Orange II sur la descente de l'Atlantique Sud mais avec plus de 700 milles d'avance sur le catamaran... Depuis la nuit dernière, les alizés ont commencé à s'orienter au Nord-Est, permettant à l'équipage de Groupama 3 d'envoyer le gennaker tout en obliquant vers les côtes africaines... Certes la vitesse moyenne a légèrement chuté mais le trimaran aligne tout de même près de 600 milles par jour et conserve plus de 700 milles d'avance sur Orange II. Surtout que les conditions météorologiques vont devenir plus favorables avec l'arrivée d'un front venu de l'Amérique du Sud qui va certes apporter son lot de pluie et de grains, mais qui va tout de même générer un bon flux de Nord plus soutenu, permettant à Franck Cammas et ses neuf équipiers de viser directement l'Afrique du Sud en coupant au plus court l'anticyclone de Sainte Hélène. Le trimaran géant va ainsi rentrer très rapidement dans les 40èmes rugissants et trouver le courant de vent d'Ouest dès la fin du week-end ! L'enchaînement se présente fort bien...

vendredi 1er février 2008 :
24h chrono : 685 milles

A l'aube du huitième jour de mer, Groupama 3 accroît son avance sur le temps de référence avec plus de 650 milles de marge ! Et comme le trimaran géant accélère encore... Mer belle, ciel bleu, vent stable : les alizés générés par l'anticyclone de Sainte Hélène sont bien là et prennent en sus, un peu plus de souffle au fur et à mesure que Franck Cammas et ses neuf équipiers gagnent dans le Sud. Et cerise sur le gâteau : comme le centre des hautes pressions se compresse sur l'Afrique, cette brise déjà passée au secteur Est hier commence progressivement à tourner au Nord-Est... Cette rotation va donc devenir de plus en plus favorable pour Groupama 3 qui va pouvoir doucement incurver sa route vers le Sud-Ouest, raccourcissant ainsi sa trajectoire vers l'océan Indien... Telle que se présente la situation météorologique à venir ces prochains jours, c'est-à-dire avec l'arrivée d'une dépression active venue de l'Argentine et glissant sous l'Afrique du Sud, cette courbure de la route permettra de suivre approximativement celle de Orange II il y a quatre ans. Route qui lui avait permis de gagner beaucoup de temps puisqu'il n'avait mis que 7j 5h 22' pour effectuer la distance équateur-cap de Bonne Espérance. Or en ce vendredi, Groupama 3 est extrêmement rapide sans efforts : 685 milles à 28,5 noeuds de moyenne et un « coussin » d'avance qui grimpe jusqu'à 655 milles... « C'est bon pour le moral ! » dit la chanson.

jeudi 31 janvier 2008 :
Une semaine chrono

Après le passage de l'équateur, les alizés sont bien présents même s'ils restent encore modérés autour de quinze noeuds. Groupama 3 peut filer plein Sud en bordure de l'anticyclone de Sainte Hélène... Si le Pot au Noir était mercredi assez étendu et n'a pas facilité la descente vers l'équateur, la situation est déjà bien différente ce jeudi matin avec une brise d'une quinzaine de noeuds qui est passée du secteur Sud-Est à l'Est, permettant à l'équipage de Groupama 3 de libérer un peu les écoutes et donc d'accélérer à plus de 23 noeuds de moyenne depuis minuit. Ce septième jour de mer s'annonce donc assez stable avec une progression régulière au large des côtes du Brésil et un vent qui doit normalement se renforcer au fil des heures. Une journée à plus de 550 milles et surtout un avantage sur Orange II qui devrait augmenter encore (423 milles à 7h30) car Bruno Peyron était alors à peine à l'équateur et subissait encore les effluves du Pot au Noir... A ce rythme qui permet à l'équipage de reprendre des forces avant les 40èmes car il n'y aura peu ou pas de manoeuvres à effectuer pendant deux jours, le trimaran géant sera à la latitude de Rio de Janeiro dès demain vendredi matin !

mercredi 30 janvier 2008 :
A 140 milles de la ligne

Cette nuit le Pot au Noir a ralenti Groupama 3 qui n'a pu aligner que des moyennes d'une douzaine de noeuds dans une brise qui dépassait rarement dix noeuds. A 7h00, le trimaran géant n'avait plus que 140 milles a parcourir pour atteindre l'équateur... Il fallait s'y attendre : le Pot au Noir a réellement commencé à se faire sentir à partir du 4° Nord mais normalement, ses effets devraient commencer à se dissiper dès le lever du soleil ce mercredi. Ce sérieux coup de frein ne devrait pas empêcher Franck Cammas et ses neuf équipiers, de battre le temps intermédiaire détenu par Geronimo (6j 11h 26'). Groupama 3 devrait en effet franchir la ligne de changement d'hémisphère à la mi-journée avec quelques heures d'avance sur le record d'Olivier de Kersauson, et près d'une journée sur Orange II (7j 02h 56'). Derrière l'équateur, ce sont des alizés de secteur Sud-Est d'une quinzaine de noeuds tournant progressivement à l'Est en forcissant vingt noeuds dès le 3° Sud, qui sont annoncés. Le trimaran géant va donc de nouveau accélérer très sensiblement, à plus de 25 noeuds de moyenne pendant plusieurs jours au large du Brésil.

Nouveau temps de référence pour Groupama 3
Le passage de l'équateur est le premier temps intermédiaire qui permet de faire le point sur la capacité d'un candidat à s'adjuger le Trophée Jules Verne. Avec près d'une journée d'avance sur le parcours de référence autour du monde, Groupama 3 capitalise 408 milles de marge et s'octroie le meilleur temps jamais réalisé par un voilier entre Ouessant et l'équateur : 6 jours 6 heures 24 minutes !
En naviguant déjà dans l'hémisphère Sud ce mercredi après-midi, Groupama 3 confirme ce qu'il avait déjà démontré l'été dernier en s'octroyant quatre records dans l'Atlantique : s'il n'a aucun complexe dans les vents supérieurs à 25 noeuds par rapport au maxi catamaran de Bruno Peyron, il s'avère sans conteste le plus rapide des multicoques géants en dessous de quinze noeuds de brise ! Car pour arriver sur la ligne de changement d'hémisphère en six jours 6 heures et 24 minutes, alors que les conditions météorologiques n'ont pas été très favorables, il faut bien que le potentiel du trimaran soit à la hauteur... « La vitesse de Groupama-3 est étonnante tout en restant très sécurisante : ces multicoques géants sont des métronomes quand on analyse la moyenne à la fin de la journée ! On arrive en un peu plus de six jours à l'équateur, ce qui est le meilleur temps réalisé pour l'instant. C'est une bonne surprise. Pourtant la fenêtre n'était pas très favorable avec beaucoup de trous de vent et il a fallu se battre... Je pense que nous aurions pu mettre cinq jours avec un bon enchaînement, comme celui qu'a eu Francis Joyon ! » indiquait Franck Cammas à la vacation de ce mercredi midi.

mardi 29 janvier 2008 :
200 + 200 = 400...

Avec une vitesse moyenne qui oscille entre 24 et 30 noeuds depuis le passage de l'archipel du Cap Vert, Groupama 3 a pu gagner près de 200 milles en une seule journée sur le temps de référence... Les alizés qui ont bien tardé à s'installer, ont permis à Groupama 3 d'accélérer très sensiblement en ce début de semaine puisqu'il bénéficie désormais d'une brise portante de Nord-Est d'une vingtaine de noeuds. Les dernières 24 heures ont donc été très rapides, permettant au trimaran géant d'augmenter très sensiblement son avance sur Orange II, avantage qui atteint ce mardi matin plus de 400 milles ! A ce stade, Franck Cammas et ses neuf équipiers sont quasiment assurés de franchir l'équateur avec, au minimum, une journée de moins que le catamaran de Bruno Peyron en 2005... Pourtant ce mardi sera assez capital avec le Pot au Noir, cette zone d'alternance entre calmes et grains, au programme. D'après le prévisionniste Sylvain Mondon, il n'est réellement actif qu'entre le 4° et le 3° Nord, mais la zone de vent perturbé et la grosse couverture nuageuse s'étend en fait du 10° Nord au 1° Sud ! Ce mardi matin, Groupama 3 n'est subissait pas encore les effets mais constatait que la brise alizéenne avait tendance à mollir progressivement...

lundi 28 janvier 2008 :
Chrono : Au Cap Vert

A l'issue de presque quatre jours de mer, Groupama 3 est à la latitude de l'archipel du Cap Vert avec une avance de plus de 250 milles sur le temps de référence... Ce premier dimanche fut finalement une relativement bonne journée si on regarde les conditions météorologiques que Franck Cammas et son équipage ont dû subir pour se dégager d'une dépression orageuse en phase finale qui a généré des grains et des calmes, des sautes de vent et des bouffées inattendues... Beaucoup de manoeuvres pour finalement une journée à plus de 500 milles qui a permis à Groupama 3 d'atteindre l'archipel du Cap Vert en un temps record de trois jours et vingt heures ! Le prochain obstacle est le Pot au Noir, cette Zone de Convergence Inter Tropicale (ZCIT) qui sévit entre le 8° et le 4° Nord, à environ 600 milles des étraves du trimaran géant. Avec un alizé de Nord-Est qui s'est construit au fil des milles gagnés dans le Sud, l'équipage peut envisager une entrée dans cette zone de vents capricieux dès demain mardi matin : en fonction de l'activité et de l'étendue de ce « marasme climatologique », Groupama 3 pourra consolider son avantage sur Orange II mais est, à ce stade du parcours, déjà assuré d'être au moins aussi rapide au passage de l'équateur !

dimanche 27 janvier 2008 :
Chrono : 200 milles d'avance

L'archipel des Canaries ayant été paré la nuit dernière, Groupama 3 peut de nouveau allonger la foulée à près de trente noeuds de moyenne...
Les zones de calmes de l'archipel canarien sont désormais dans le tableau arrière de Groupama 3, et Franck Cammas et ses neuf équipiers peuvent enfin exploiter le potentiel du trimaran géant : après un dernier arrêt à 5h00 ce dimanche dû à une dernière zone de vents faibles, ils ont touché les alizés africains qui soufflent entre 20 et 25 noeuds de secteur Est. La descente vers le Cap Vert s'annonce donc très rapide, archipel qui devrait être atteint en milieu de nuit prochaine, soit après un peu plus de trois jours et demi de mer... L'avance sur le temps de référence d'Orange II qui atteignait plus de 200 milles ce dimanche matin, devrait ainsi passer à plus de 300 milles à la fin du week-end. L'objectif d'un passage de l'équateur en moins de six jours reste donc encore réalisable car le Pot au Noir (Zone de Convergence Inter Tropicale caractérisée par ses vents capricieux) apparaît peu développé et relativement peu actif entre le 25° et le 28° Ouest. L'enchaînement Atlantique Nord-Atlantique Sud pourrait ainsi s'effectuer très rapidement, dès la nuit de mardi à mercredi...

samedi 26 janvier 2008 :
24h Chrono : 495 milles
Après deux jours de mer, Groupama 3 est au large de l'archipel de Madère qu'il laisse sur son tribord en adoptant une route vers le large afin de contourner les Canaries par l'Ouest. Orange II et Groupama 3, à exactement trois années d'écart, avaient suivi, de la latitude de Lisbonne à celle du cap Saint Vincent, la même trajectoire : cette similitude n'a plus lieu d'être avec les conditions météorologiques qui sévissent au large de l'archipel de Madère. Du petit temps avec des brises rarement supérieures à douze noeuds, ce qui limite les possibilités d'accélération du trimaran géant qui dépasse rarement les 23 noeuds depuis 24 heures. Bilan : une deuxième journée de mer à un peu plus de 20,6 noeuds, mais une avance qui commence à se construire sur le temps de référence établi par Bruno Peyron : près de soixante milles... En fait, le catamaran en 2005 n'avait pas non plus bénéficié d'une météo très favorable et avait dû glisser vers les côtes marocaines pour passer les Canaries. Ce n'est pas du tout la stratégie de Franck Cammas et de son équipage qui veulent s'écarter des perturbations du relief volcanique et surtout déborder une nouvelle zone de calmes avant d'attraper les alizés africains après cet archipel. D'après les fichiers météo, il ne faut pas s'attendre à une troisième journée rapide ce samedi...

19h55 : Le contournement de l'archipel canarien par l'Ouest était annoncé délicat pour cause de dévent. Un phénomène auquel les hommes de Groupama 3 sont confrontés depuis le milieu de l'après-midi, comme en témoigne le ralentissement du maxi trimaran

vendredi 25 janvier 2008 :
Chrono : 26 noeuds

Parti à 7h50 jeudi devant le phare de Créac'h (Ouessant) pour le Trophée Jules Verne, Groupama 3 a déjà parcouru 572 milles en 22 heures à la moyenne de 26 noeuds. Franck Cammas et ses neuf équipiers possèdent ce vendredi matin trente milles d'avance sur le temps de référence d'Orange II et se situaient au large de Lisbonne, naviguant dans une brise d'Est d'une quinzaine de noeuds après s'être fait sérieusement secouer devant le cap Finisterre. Le trimaran géant doit bénéficier aujourd'hui d'un vent régulier de secteur Est 15-20 noeuds, mollissant en arrivant sur les Canaries, première embûche de ce tour du monde... Groupama 3 devrait tout de même aligner une belle journée avant de retrouver les alizés africains ce week-end.

jeudi 24 janvier 2008 :
Groupama 3 est parti ce matin

Groupama 3 s'est élancé ce jeudi 24 janvier à 8h 50' 17'' (heure française) sur la ligne de départ du Trophée Jules Verne, ligne définie par l'alignement du cap Lizard (Angleterre) et du phare du Créac'h (Ouessant). Franck Cammas et ses neuf équipiers doivent franchir cette même ligne après avoir viré les trois caps avant le 15 mars à 01 heure 09 minutes 21 secondes (heure française) pour s'adjuger le record autour du monde. C'est parti : le maxi trimaran a franchi la ligne de départ à quelques encablures du phare du Créac'h dans une jolie brise de secteur Nord-Ouest d'une quinzaine de noeuds sous grand voile à un ris et trinquette. Groupama 3 filait déjà à plus de 25 noeuds en route vers le cap Finisterre qu'il devrait atteindre en fin de journée. Les prévisions météorologiques laissent augurer une belle descente pour cette première journée de mer puisque la brise devrait rapidement tourner au secteur Nord en forcissant vingt noeuds, puis à l'Est près des côtes espagnoles en atteignant plus de trente noeuds. Les premières 24 heures devraient donc permettre à Franck Cammas et ses neuf équipiers de pointer au large de Lisbonne demain matin vendredi.

mercredi 23 janvier 2008 :
Groupama 3 : départ - 24h code vert

La fenêtre était scrutée de près ces dernières heures et la voici qui vient de livrer son verdict : Groupama 3 passe au vert ! La météo ouvre donc enfin une brèche à Franck Cammas et ses hommes, qui quitteront leur base de Lorient aux alentours des 17 heures pour rallier Ouessant, zone traditionnelle de départ du Trophée Jules Verne. Selon les dernières prévisions, l'équipage devrait couper la ligne demain dans la matinée.

19h00 : départ de la base de Lorient

Franck Cammas et ses neuf équipiers ont quitté leur base technique de Lorient ce mercredi à 17h00 pour rallier la ligne de départ du Trophée Jules Verne entre le cap Lizard (Angleterre) et le phare du Créac'h (Ouessant). Groupama 3 devrait s'élancer au petit matin jeudi, entre 7h00 et 11h00 (heure française) pour le record autour du monde avec en ligne de mire, le temps de référence d'Orange II : 50 jours 16 heures 20 minutes 4 secondes...
Quinze ans après la première tentative victorieuse de Bruno Peyron sur Commodore Explorer, parti en éclaireur sur les traces de Phileas Fogg et de Jean Passepartout (« Le tour du monde en quatre-vingt jours » de Jules Verne), Franck Cammas et son équipage vont tenter de parcourir la circonférence de la terre (26 100 milles) par les trois caps en moins de cinquante jours. Atlantique, Indien, Pacifique et Atlantique de nouveau, le trajet représente en réalité sur l'eau une distance comprise entre 25 000 et 27 000 milles en raison des aléas météorologiques et de la présence de glaces au Nord de l'Antarctique. C'est donc une vitesse moyenne de plus de 23 noeuds que vise Groupama 3, soit plus de 550 milles par jour pendant plus d'un mois et demi !
Un mois de moins en douze ans !
En 1993, Bruno Peyron et ses quatre équipiers étaient tout juste passés sous la barre des quatre-vingt jours (79j 06h 16'), puis Peter Blake (Enza) en 1994, Olivier de Kersauson (Sport Elec) en 1997, Bruno Peyron (Orange) en 2002, Steve Fossett (PlayStation) en 2004 avaient descendu le temps de référence jusqu'à la tentative réussie de Bruno Peyron (Orange II) en 2005. Près de vingt-neuf jours de moins depuis sa première expérience...
Au tour de Groupama 3 de se mesurer au sablier du temps avec cette fenêtre météorologique du jeudi 24 janvier au matin qui s'annonce très favorable, du moins pour les premiers mille milles du parcours : « l'objectif était de trouver une prévision météo qui nous permette d'arriver à l'équateur en six jours. Nous n'avons pas pu prendre celle de mi-décembre en raison de problèmes de foils et au regard du parcours de Thomas Coville qui était parti avec, elle n'était pas si favorable que cela dans l'hémisphère Sud. Cette nouvelle opportunité se présente bien, même si c'est compliqué au niveau des Canaries. Il y a une zone de petit temps qu'il est encore difficile d'appréhender précisément. Nous serons ralentis mais les temps théoriques tournent toujours autour de six jours pour l'équateur et de toutes façons, nous ne pouvons plus trop être exigeants parce que notre stand-by touche à sa fin... Nous nous élancerons devant Ouessant entre 6h00 et 10h00 TU demain jeudi. La fenêtre météo est courte et il ne faudra pas traîner en bordure d'un anticyclone dans le golfe de Gascogne... » indiquait Franck Cammas avant le départ de Lorient.
Ce n'est qu'un au revoir...
C'est donc à 17h00 précises que Groupama 3 quittait le ponton de la base sous-marine de Lorient, direction Ouessant dans une faible brise de secteur Sud-Ouest, tournant à l'Ouest cette nuit avant l'arrivée d'un front prévu pour jeudi matin. Une bonne situation pour longer les côtes finistériennes et se caler en attente à l'entrée de la Manche avant le départ jeudi matin devant le phare du Créac'h. Une heure qui sera affinée cette nuit et au petit matin avec Sylvain Mondon de Météo France, afin de prendre le meilleur créneau pour traverser le golfe de Gascogne. L'enchaînement doit en effet être optimal pour bénéficier d'un flux portant jusqu'au cap Finisterre. Mais aussi pour négocier la bulle de vents faibles au large des Canaries et attraper une dépression argentine dans l'hémisphère Sud. Une perturbation qui permettrait à Groupama 3 de se présenter très favorablement au cap de Bonne Espérance. Mais avant d'entamer les surfs endiablés sur la longue houle de l'océan Indien, c'est avec une émotion contenue que les dix hommes d'équipage ont salué leurs femmes, leurs enfants, leurs familles, leurs amis, leurs proches, les préparateurs du maxi trimaran, les Lorientais... venus lancer un « au revoir » discret mais intense.

mardi 22 janvier 2008 :
Groupama 3 : départ imminent code jaune

A l'issue d'un mois et demi d'attente dans sa base de Lorient, Groupama 3 devrait s'élancer devant le phare du Créac'h, à Ouessant, jeudi 24 janvier en fin de matinée pour le Trophée Jules Verne. Au programme de Franck Cammas et de ses neuf équipiers : atteindre l'équateur en six jours et réaliser le Tour du Monde en moins de cinquante jours...
Un bon enchaînement
Jeudi prochain, une zone pluvieuse va balayer les côtes bretonnes dans la matinée, pluies qui seront associées à une belle brise de Nord-Ouest 25-30 noeuds, tournant rapidement au secteur Nord dans le golfe de Gascogne. Douze heures plus tard, à l'approche du cap Finisterre, le vent devrait souffler de secteur Nord-Est à plus de trente noeuds avant de mollir à une vingtaine de noeuds d'Est au large de Lisbonne. Cet enchaînement est donc très favorable, non seulement en terme d'angle par rapport au vent puisque Groupama 3 est extrêmement rapide au travers (plus de 30 noeuds de moyenne), mais surtout en raison d'un état de la mer très maniable (vent venant de la terre au large du Portugal). Seul bémol à ce jour : le passage de l'archipel des Canaries, car une dépression au large perturbe le régime des alizés. Groupama 3 pourrait donc ralentir le rythme pendant une demie journée à ce stade du parcours, mais pour accélérer de plus belle avant l'archipel du Cap Vert avec des brises de secteur Est pratiquement jusqu'au Pot au Noir...

dimanche 20 janvier 2008 :
Bravo Monsieur Joyon !

Cette nuit en Rade de Brest, à 0h39' pour être précis, Francis Joyon concluait de la plus belle des manières son Tour du Monde en solitaire débuté le 23 novembre dernier. Le skipper du trimaran IDEC boucle les 22 000 milles théoriques du parcours en seulement 57 jours, 13 heures, 34 minutes et 6 secondes, soit 14 jours de mieux que le précédent chrono détenu par la britannique Ellen MacArthur depuis 2005. Tout simplement extraordinaire ! Un exploit que félicitaient Franck Cammas et Franck Proffit ce matin.

dimanche 23 décembre 2007 :
Et bien finalement, c'est non !
code rouge

Groupama 3 ne s'élancera donc pas le jour de Noël pour sa première tentative de conquête du Trophée Jules Verne. Ainsi en ont décidé dimanche matin Franck Cammas, Franck Proffit, Yves Parlier et Sylvain Mondon, expert météo du team Groupama.

vendredi 21 décembre 2007 :
Groupama 3 passe en code orange


Depuis le 6 décembre dernier, l'équipage de Groupama 3 est en stand-by, dans l'attente d'une fenêtre météo favorable pour s'élancer à l'assaut du Trophée Jules Verne. Ce matin, la cellule météo, composée de Franck Cammas, Franck Proffit, Yves Parlier et Sylvain Mondon a déclenché le code Orange. Un changement de couleur synonyme d'un éventuel départ du maxi-trimaran dans la nuit de Noël.
Si les conditions météo observées se confirment ce code orange sera suivi d'un code jaune (départ -48h) puis d'un code vert (départ -24h).

jeudi 20 décembre 2007 :
La cuisine d'un grand chef prend le large...

A bord de Groupama 3, les marins ont d'ores et déjà chargé l'équivalent de cinquante et un jours de nourriture, conditionnés pour répondre à deux exigences majeures : gain de place et de poids et équilibre alimentaire, afin d'éviter les carences. Pas question dans ces conditions d'envisager plats mijotés et fantaisie culinaire, ni pour autant de tirer un trait sur le plaisir de bien manger.
De la rencontre entre deux suisses, Stève Ravussin, grand marin et complice du skipper de Groupama 3, et Philippe Rochat, chef étoilé du restaurant de l'Hôtel de Ville à Crissier, est née l'idée de faire embarquer à bord d'un bateau de course une des meilleures cuisines du monde, réputée pour ses saveurs et son inventivité...

samedi 15 décembre 2007 :
Contretemps technique pour Groupama 3


Mercredi 12 décembre, Groupama 3 quittait son port d'attache lorientais pour une sortie d'entraînement de 24h. Equipage pour la première fois au complet, bateau chargé ... cette dernière répétition « grandeur nature » devait permettre à Franck Cammas et à ses neufs hommes de valider une énième fois leur monture avant le départ du Trophée Jules Verne. A leur retour à quai le lendemain, l'équipe procède à l'inspection des foils* - appendices courbes relevables situés en milieu de flotteur et permettant, à vitesse élevée, de soulager la coque sous le vent et d'ainsi augmenter les performances du maxi trimaran. Le constat d'un décollement des peaux extérieures vient troubler le stand by de Groupama 3, démarré le 6 décembre dernier.

 

 

 

Son équipe pour le Trophée Jules Verne 2008


Franck Cammas Skipper / Chef de quart - barreur
Franck Proffit Chef de quart - barreur / Responsable voiles
Stève Ravussin Chef de quart - barreur / Responsable vidéo - photo
Loic Le Mignon Deuxième barreur / Responsable accastillage
Fred Le Peutrec Deuxième barreur / Responsable nourriture du bord
Sébastien Audigane Deuxième barreur / Responsable médical
Jan Dekker N° 1 / Médical et responsable gréement
Ronan Le Goff N° 1 / Gréement et accastillage
Jacques Caraës N° 1 / Responsable vidéo - photo
Yves Parlier Navigateur / Responsable électronique, énergie et eau

• A terre : Sylvain Mondon et Richard Silvani Routeurs (Météo France)

Photo de l'équipage avant le départ

 

 

 

 

Le 23 janvier 2008

Code vert sur le ponton

Le 23 janvier 2008 à 19h00

départ de Lorient

 

Le 18 février 2008

Le rêve est fini, Groupama 3 a chaviré au large de la Nouvelle-Zélande

 

 

la carte avec la météo

 

Carte détail

ce matin 18 février

 

 

La dernière carte avec les systèmes météos
   

Le 24 janvier 2008 à 8h00

départ de Ouessant

© Yvan Zedda

Le 18 février 2008 à 4h00

équipage dans la cabine attendant leur sauvetage

Le 18 février 2008 à 4h00

Groupama 3 vaincu

Le 21 février 2008 à 18h

Le remorqueur "Clan McCloud"

  © Otago Images

Le 22 février 2008 à 19h37

Devant le chenal de Dunedin

Le 23 février 2008 à 19h37

Dans le port de Dunedin

Le 25 février 2008

Dans le port de Dunedin

Le 27 février 2008

Conférence de presse au PC course

 

Le 10 mars 2008

Groupama 3 sur le cargo "l'Eglantiersgracht"

Les records 2009  

Le 12 décembre 2009
Départ de Cape Town...
C'est Fred Le Peutrec qui est commande, pour suivre la remontée, c'est ici

Le 4 décembre 2009
Générateur hors d'usage, Groupama 3 retarde son départ de Cape Town...
Alors qu'il devait quitter ce vendredi matin l'Afrique du Sud, le trimaran Groupama 3 est contraint de rester quelques jours de plus dans le port de Cape Town suite à une panne survenue sur le générateur.
« Nous étions en train de procéder à la dernière charge des batteries quand, tout à coup, le moteur s'est mis en alarme. Après vérification par Yann Mérour, il est hors d'usage. C'est contrariant car nous devrions déjà être en mer mais c'est ainsi » relate Fred Le Peutrec qui poursuit : « Il vaut mieux que cette panne survienne maintenant plutôt qu'une fois partis car, sans énergie, on ne peut dessaler l'eau de mer. Nous aurions donc été obligé de faire escale, ce qui n'est jamais simple avec un si grand bateau ».
Alors qu'autour du bassin où se trouve Groupama 3 les caméras du monde entier ont leurs objectifs fixés sur le tirage au sort de la Coupe du Monde de Football, le team Groupama s'organise pour faire venir de France un nouveau bloc moteur Yanmar : « Nous en avons trouvé un identique au notre. C'est positif. Reste maintenant à la faire livrer à Cape Town ce qui n'est pas évident. Si tout se passe bien à la douane, nous devrions recevoir le bloc dimanche soir, le monter dans la journée de lundi et reprendre la mer mardi » poursuit Fred Le Peutrec.

Le 3 décembre 2009
Groupama 3 : le retour
En escale à Cape Town en Afrique du Sud depuis le 21 novembre dernier suite à son avarie dans le Trophée Jules Verne, le trimaran Groupama 3 reprendra la mer demain matin, vendredi, pour Brest. Réparé et renforcé par l'équipe technique du team, le maxi trimaran devrait mettre deux à trois semaines pour couvrir les 6 000 milles (11.500 km) qui le sépare de la Bretagne.
Sur les dix équipiers qui composent l'équipage du Trophée Jules Verne, quatre seront à bord pour convoyer Groupama 3 jusqu'à Brest où débutera le 1er janvier un nouvelle période de stand by pour s'attaquer au Tour du Monde : « La présence à bord de l'ensemble de l'équipage du Jules Verne ne se justifiait pas. Avec Lionel Lemonchois, Jacques Caraës et Ronan Le Goff et six nouveaux équipiers, nous serons en mesure de valider la fiabilité des réparations effectuées à Cape Town » précise Fred Le Peutrec qui endosse le rôle de skipper pour cette remontée de l'Atlantique.

« Nous profitons de ce retour pour faire naviguer des membres de l'équipe technique qui connaissent très bien Groupama 3 comme Eric Lamy, Clément Surtel ou encore François Salabert qui officiera à la navigation. Nous accueillons également d'autres spécialistes du multicoque : Thierry Duprey du Vorsent, Ludovic Aglaor ainsi qu'un Sud Africain qui a notamment navigué sur Cheyenne, Nick Legatt » ajoute Fred Le Peutrec.

Le 24 novembre 2009
La tête en bas mais un moral à toute épreuve
Amarré à quai dans le port de Cape Town depuis samedi dernier, Groupama 3 ne repose pas en paix, loin s'en faut. A peine arrivée, l'équipe technique, descendue de sa base lorientaise et dirigée par Yann Mérour, prenait les choses en main avec l'aide de l'équipage. L'analyse structurelle de l'avarie et les constatations faîtes sur place par les spécialistes du composite confirment qu'il faudra bien une semaine de travaux pour que Groupama 3 puisse prendre la mer, cap sur Brest pour un nouveau stand by qui devrait débuter le 1er janvier 2010.
Profitant des moyens techniques de la base Shosholoza (engagée dans la 32ème édition de la Coupe de l'América), Pierre Tissier, Sandy Blanalt, Sarah Lynch et Eric Beylot oeuvrent dans le flotteur bâbord de Groupama 3. Sous une chaleur sèche accablante mais propice au travail du carbone, ils ont commencé par découper la cloison défectueuse puis construire sa remplaçante : « Ce n'est jamais facile de travailler dans un espace aussi réduit. Par chance, cette cloison est très proche de la trappe d'accès. Cela nous permet de sortir régulièrement la tête pour prendre l'air. Mais c'est vrai qu'il fait chaud ! » relate Eric Beylot qui en viendrait presque à regretter le temps maussade qui règne en Bretagne.
Venus de Johannesburg, trois spécialistes de l'analyse infra rouge ont inspecté la zone touchée sans relever de dommages induits. Un bon point selon le skipper de Groupama 3 qui ne quitte que rarement son téléphone, en contact régulier avec son bureau d'études, les architectes du cabinet VPLP et HDS : « En refaisant tourner leurs ordinateurs, ils se sont rendus compte que le cas de charge qui nous intéresse aujourd'hui n'était pas prévu pour dépasser six tonnes. Or, les conditions de navigation qui étaient les nôtres ont très certainement produit des efforts supérieurs. C'est pour cette raison que nous allons également renforcer la cloison opposée, celle du flotteur tribord » explique Franck.

Le 22 novembre 2009
À quai à Cape Town
Groupama 3 est arrivé à Cape Town ce samedi en début d'après-midi et s'est immédiatement mis à quai pour entamer les travaux de réparation et de renforcement des bras de liaison arrières.
C'est vers 14h00 (heure française) que Franck Cammas et ses neuf équipiers ont pu toucher terre après deux semaines de mer : Groupama 3 avait dû abandonner sa tentative de record sur le Trophée Jules Verne le onzième jour suite à la rupture de la cloison de bras arrière bâbord. Il aura donc fallu cinq jours pour que le trimaran géant rallie l'Afrique du Sud où l'attendait l'équipe technique de Groupama qui va installer un chantier « flottant » puisqu'il n'est pas nécessaire de mettre le bateau au sec. Le trimaran géant est ainsi amarré au ponton de la base de Shosholoza, le défi sud-africain pour la Coupe de l'America.
Après le coup de vent que Groupama 3 a dû éviter juste après son avarie, puis les alizés de l'anticyclone de Sainte-Hélène qui l'ont propulsé à plus de vingt noeuds vers Cape Town, Franck Cammas et ses hommes ont dû se faire remorquer quelques milles, car le moteur avait été déposé avant son départ de Brest le 5 novembre. Le vent était totalement tombé avant qu'il ne reprenne de la vigueur en vue du port, permettant à Groupama 3 de terminer à la voile mais il a dû patienter en rade en raison du trafic maritime. L'équipage a pu se restaurer avec des produits frais dès son arrivée avant de se mettre au travail et de participer à la remise en état du trimaran afin de repartir sur Brest dès les premiers jours de décembre.

Le 21 novembre 2009
En approche
Groupama 3 devrait s'amarrer dans le port de Cape Town ce samedi midi puisque, au lever du jour, il avait moins de 50 milles à parcourir pour atteindre l'Afrique du Sud.

Le 20 novembre 2009
Bordure anticyclonique
Toujours poussé par un flux de Sud-Est d'une quinzaine de noeuds, Groupama 3 progresse à plus de vingt noeuds vers l'Afrique du Sud : Franck Cammas et ses hommes devraient atteindre Cape Town dès samedi soir.

Le 19 novembre 2009
Vents favorables...
Pour leur troisième nuit de mer depuis l'avarie, l'équipage de Groupama 3 navigue dans des conditions de vent et de mer assez paisibles.

Le 18 novembre 2009
Sortie de dépression
Groupama 3 a pu reprendre une route plus directe vers l'Afrique du Sud après avoir laissé passer la dépression brésilienne qui le poussait vers les Quarantièmes Rugissants. Franck Cammas et ses hommes peuvent désormais progresser sur une mer plus assagie.

Le 17 novembre 2009
Courber l'échine
Depuis lundi après-midi et l'avarie survenue à la liaison du bras arrière et du flotteur bâbord, l'équipage de Groupama 3 courbe l'échine mais ne baisse pas les bras. En fuite à sec de toile dans une mer forte, cap au Sud, Franck et ses hommes tentent de préserver la structure du maxi trimaran en limitant les chocs. Dans le flotteur endommagé, Lionel Lemonchois et Thomas Coville pansent la plaie. Avec une seule hâte, mettre le cap à l'Est vers l'Afrique du Sud.
A 1760 milles (3100 km) devant les étraves, la terre est encore loin mais les hommes sont proches : « L'équipage, toujours très professionnel, s'est encore comporté merveilleusement, sans défaitisme ni relâchement, se creusant les méninges pour sortir au plus vite de ce faux pas » écrivait tôt ce matin le skipper de Groupama 3.
Tandis qu'à la table à carte, Stan Honey et Franck affinent avec Sylvain Mondon la stratégie pour éviter le plus gros du coup de vent qui balaye l'Atlantique Sud d'un revers, dans les entrailles du flotteur, certains équipiers sont à l'oeuvre.
Guidés par le boat captain, Loïc Le Mignon, qui connaît Groupama 3 sur le bout des doigts, Lionel Lemonchois et Thomas Coville posent une attelle en carbone sur la cloison défectueuse. « Elle tiendra jusqu'à Cape Town ? » demande Loïc. Et Lionel de répondre « Idéalement, ce serait que ça tienne jusqu'à Brest mais là, c'est pas garanti ».
Sur les visages, point besoin d'être grand clerc pour lire la déception, la frustration : « Ca fait chier... » dit sobrement Fred Le Peutrec tandis que Bruno Jeanjean ajoute « C'est une énorme frustration, on pense à tous ceux qui travaillent sur ce projet ».
A 6 heures ce matin, sous voilure réduite, Groupama 3 progressait à onze noeuds, cap au 118.

Le 16 novembre 2009
Froid devant
Groupama 3 devrait enchaîner au moins deux journées particulièrement rapides pour rester devant le front chaud brésilien qui le pousse vers le cap de Bonne-Espérance : en douze heures Franck Cammas et ses hommes ont déjà repris plus de cent milles à Orange 2 !
Froid devant et chaud derrière : le trimaran géant n'a pas le choix. Il lui faut aller aussi vite que la dépression qui le pousse depuis la fin du week-end pour profiter des vents de secteur Nord qui soufflent en avant du front chaud. La trajectoire est donc très pure : toute droite vers les Quarantièmes Rugissants... Une latitude que Franck Cammas et ses neuf équipiers devraient atteindre dès demain mardi en continuant à descendre pour contourner un anticyclone calé au Sud de l'Afrique. Avec une moyenne de plus de 28 noeuds ces dernières heures, Groupama 3 a déjà repris du temps sur le record de Orange 2 : normalement, ce sont plus de 650 milles en 24 heures qui vont s'aligner au compteur ces prochains jours...
En attrapant la dépression brésilienne, le trimaran géant est poussé rapidement vers le Sud-Est et cette situation va perdurer au moins trois jours pour entrer dans l'océan Indien et ses froids glacials ! Le décor a totalement changé en quelques heures puisque les températures tropicales ont fait place à un climat automnal en attendant, d'ici le milieu de la semaine, les frimas antarctiques... Logiquement, Groupama 3 devrait reprendre une centaine de milles par jour sur le temps de référence et donc passer la longitude du cap de Bonne-Espérance avec plus d'une journée de marge. Mais surtout son positionnement assez Sud (sur le 50° Sud) va lui permettre de raccourcir sa route vers le cap Horn et d'éviter les manoeuvres et les changements de cap, comme cela avait été le cas il y a près de deux ans. Route directe et grande vitesse vont donc propulser Franck Cammas et ses neuf équipiers très rapidement dans un autre univers !
17h00 Avarie, direction Cap Town
C'est à 13h16, lundi 16 novembre, que le skipper de Groupama 3, Franck Cammas, appelait son équipe du Trophée Jules Verne pour l'informer qu'une cloison de bras arrière bâbord avait cassé, entraînant une avarie importante sur le flotteur. Malgré la tempête, Groupama 3 fait route à petite vitesse vers Cape Town distante de 1700 milles (3000 km) et abandonne donc cette tentative sur le Trophée Jules Verne...

Le 15 novembre 2009
Tout schuss...
Les calmes de ces dernières 48 heures sont définitivement passés : avec l'arrivée d'une dépression brésilienne, l'accélération est foudroyante et cela devrait durer plusieurs jours. Avec, pour exemple, 70 milles de gagnés sur Orange 2 en sept heures dans la matinée de dimanche.
L'attente a été longue et le changement de rythme brutal : bloqué parfois à moins de cinq noeuds jusqu'à la nuit dernière, Groupama 3 a retrouvé des ailes et fonçait dimanche après-midi à trente noeuds de moyenne ! Le tout grâce à une bouffée de chaleur tropicale sortie de Rio de Janeiro et qui descend tout schuss vers les Cinquantièmes Hurlants, passant sous l'Afrique du Sud puis continuant son périple au moins jusqu'à l'archipel des Kerguelen, voire plus...
« Nous avions identifié avant le départ le fait qu'entre le 14 et le 16 novembre, deux systèmes dépressionnaires allaient se former sur le Brésil. Il fallait donc prendre l'un ou l'autre car après, il n'y avait plus de passage possible. Il fallait être à l'heure au rendez-vous... Pour les prochaines 24 heures, c'est le même vent qui va les accompagner, une brise de secteur Nord à Nord-Est entre 15 et 20 noeuds, qui va leur permettre d'aller vite au débridé. Il y aura juste une petite houle de Sud-Est qui va s'atténuer alors que le ciel va se couvrir : le mauvais temps va chercher à les rattraper... Des vitesses très élevées vont être au programme dans les deux prochains jours ! » précisait Sylvain Mondon de Météo France.

Le 14 novembre 2009
Coup de frein
Groupama 3 a incurvé sa route vers l'Afrique du Sud, mais la nuit a été particulièrement lente puisque le trimaran a progressé à moins de dix noeuds... L'effet de la dorsale anticyclonique a fait fondre l'avance d'une demi-journée mais la brise sera au rendez-vous cet après-midi !
La dépression orageuse qui vient du Brésil s'est faite légèrement attendre et Franck Cammas et son équipage n'ont pas passé une nuit très dynamique dans des vents faibles devenus contraires... En bordure de dorsale anticyclonique, Groupama 3 progressait ce samedi matin face à des vents d'Est à moins de dix noeuds de moyenne... Mais ce coup de frein est annonciateur d'un changement radical des conditions météorologiques : une dépression orageuse très active « sort » du continent sud-américain en générant des vents de secteur Nord puissants : le démarrage est attendu dans l'après-midi et cette perturbation va propulser Franck Cammas et son équipage jusqu'à l'océan Indien !
« Patience est mère de sûreté » : l'avance sur le temps de référence de Orange 2 a en conséquence sensiblement diminué puisque, en une nuit, Groupama 3 a perdu plus de 200 milles. Mais ce déficit est provisoire : Bruno Peyron avait réalisé une très bonne journée pour son dixième jour de mer en commençant à obliquer vers le Sud-Est. Le trimaran géant fait de même mais à petite vitesse, et au final, l'avantage devrait rester supérieur à une journée de mer quand Franck Cammas et ses neuf équipiers vont attraper la dépression brésilienne. Le vent de secteur Nord Puissant qui est attendu dans l'après-midi va inverser la tendance et annonce un dimanche extrêmement rapide pour entrer dans les Quarantièmes rugissants !

Le 13 novembre 2009
Tempo brésilien
Franck Cammas et son équipage rentrent dans une dorsale au large du Brésil : la vitesse moyenne de Groupama 3 commence à chuter et cette situation devrait perdurer toute la journée de vendredi. Le trimaran géant va perdre du terrain sur le temps du record, mais le week-end s'annonce très rapide...
« Il faut savoir manger son pain noir avant de goûter au pain blanc ». L'adage vaut pour bien des situations et sur un tour du monde de 24 530 milles (parcours le plus court), il y a forcément des zones de transition entre les grands systèmes météorologiques. Passer d'un anticyclone de Sainte-Hélène à une dépression brésilienne ne se déroule pas toujours comme une lettre à la poste... C'est le cas ce vendredi matin pour Groupama 3 qui se voit contraint d'obliquer vers le Sud-Sud Ouest pour traverser au plus vite cette dorsale dont il devrait sortir en fin de nuit prochaine. L'avance de 715 milles sur le temps de référence de Bruno Peyron va donc fondre comme glace au carnaval de Rio de Janeiro, mais c'est pour mieux danser la samba dès samedi avec la dépression qui va fuser vers les Quarantièmes Rugissants...
Ralentissement temporaire
« Le vent commence à mollir par à-coups en bordure Nord de la dorsale Nord-Ouest issue de l'anticyclone de Sainte Hélène. La phase d'entrée dans la dorsale va durer toute la journée de vendredi. La vitesse moyenne va continuer de diminuer lentement en fluctuant, puis ce sera la traversée de la dorsale la nuit prochaine avec une trajectoire vers le Sud dans des vents très faibles et des grains orageux (comme un petit Pot au Noir) : une zone de convergence quasi-permanente au large de Rio de Janeiro. Cette traversée sera lente et l'écart avec Orange 2 va "fondre". L'objectif est de prendre le virage à gauche samedi après-midi. La réduction de l'avance s'arrêtera samedi soir. » Précisait Sylvain Mondon de Météo France ce vendredi matin
Cette petite « pause » n'est pas pour plaire à Franck Cammas et ses neuf équipiers, mais elle leur permettra certainement de faire un check-up complet du bateau, en particulier du gréement, sur une mer adoucie et sous les températures printanières des tropiques. Car il n'y a pas péril en la demeure ! La perte sèche ne devrait pas excéder quelques heures et Groupama 3 devrait aligner ensuite des journées aussi productives que Orange 2 en 2005 qui avait été particulièrement véloce sur cette tranche de parcours.

Le 12 novembre 2009
Le grand contournement
Groupama 3 navigue sur la bordure Ouest de l'anticyclone de Sainte-Hélène : à la hauteur de Recife ce jeudi matin, il doit continuer sa plongée vers le Sud jusqu'à la latitude de Salvador de Bahia avant d'obliquer pour faire route vers le cap de Bonne-Espérance.
Franck Cammas et son équipage ont maintenu leur avance sur le temps du record du Trophée Jules Verne pour cette phase alizéenne : 660 milles. Ce qui s'avère plutôt positif car cette tranche de parcours s'effectue au près contre une brise de Sud-Est de quinze à vingt de noeuds. Déjà dans la nuit, la rotation vers l'Est a débuté, permettant au trimaran géant d'aligner 25 noeuds au compteur : il lui faut encore descendre d'environ 350 milles pour que le vent s'oriente franchement à l'Est, ce qui permettra d'accélérer plus nettement.
Reste que l'équipage doit être attentif pour exploiter en permanence les variations de la brise car l'objectif est de se positionner devant un front orageux venant du Brésil et se dirigeant vers l'Afrique du Sud. À quelques heures près, la configuration est très favorable ou peu productive ! En tout cas, la bonne nouvelle est que l'anticyclone de Sainte-Hélène a tendance à se compresser vers le golfe de Guinée, ce qui laisse un couloir ouvert vers les Quarantièmes Rugissants. Le contournement de ces hautes pressions de l'hémisphère Sud est en effet capital pour gagner du temps sur le record : si Groupama 3 peut incurver sa route d'ici la fin de cette journée de jeudi, le gain sera très sensible à l'entrée de l'océan Indien...

Le 11 novembre 2009
Référence équatoriale
Groupama 3 a franchi l'équateur ce mercredi matin à 8 heures 13 minutes et 33 secondes (heure française) : il améliore sensiblement son propre temps de référence, mais surtout il possède près d'une journée et demie d'avance sur le record de Bruno Peyron ! Après 5 jours 15 heures et 23 minutes, Franck Cammas et son équipage ont la tête à l'envers...
« Depuis 3h00 (heure française), Groupama 3 s'est extrait de la Zone de Convergence Inter Tropicale. La traversée n'a pas été facile puisque Franck Cammas et son équipage ont rencontré une poignée de grains orageux et deux zones avec des vents très faibles. Malgré une progression par à-coups, Franck Cammas et son équipage sont toujours parvenus à maintenir des vitesses moyennes supérieures à 15 noeuds. Bien que la zone à traverser fût plutôt étendue (250 milles), le trimaran géant n'a pas perdu de temps par rapport au détenteur du Trophée Jules Verne. En effet, Groupama 3 est sorti du Pot au Noir avec 670 milles d'avance sur Orange 2 alors qu'il y était entré avec 660 milles ! Cette efficacité impressionnante est à mettre au crédit de l'équipage qui a su tirer le meilleur parti du potentiel du bateau dans des vents très variables, tant en force (de 5 à 35 noeuds) qu'en direction (toutes les allures en bâbord amure). C'est désormais au près dans des alizés de Sud-Est soutenus de 18 à 23 noeuds que navigue le trimaran géant. » précisait ce matin Sylvain Mondon de Météo France.
Moins de six jours...
« Le passage de l'équateur en ce début de mercredi 11 novembre marque le début de la tranche suivante qui consiste à négocier le contournement de l'anticyclone de Sainte-Hélène. Cette phase qui est une des plus délicates à réaliser, occupera Franck Cammas et son équipage pendant les sept à neuf prochains jours. L'objectif étant pour Groupama 3 de franchir au plus vite le cap de Bonne-Espérance et d'entrer au mieux dans l'océan Indien. »
Franck Cammas et ses neuf équipiers sont dans l'hémisphère Sud depuis 8h00 (heure française) : ils n'ont donc mis que cinq jours quinze heures et vingt trois minutes pour atteindre l'équateur, soit seize heures de moins que lors de leur précédente tentative (6j 6h 24'), mais surtout près d'une journée et demie de mieux que le temps de référence sur le Trophée Jules Verne de Orange 2 (7j 02h 58')... Un coussin d'avance important psychologiquement et annonciateur d'une bonne descente vers les Quarantièmes Rugissants.

Le 10 novembre 2009
Prémices de Pot
Ce mardi matin vers 6h00, Groupama 3 abordait le Pot au Noir mais pour ce prélude à une traversée de près de 300 milles dans les grains et les orages, la vitesse restait encore constante à plus de 25 noeuds. Cette barrière nuageuse devrait ralentir la progression du trimaran géant ces prochaines heures...

Le 9 novembre 2009
Au large du Cap-Vert
Les conditions météorologiques sont toujours favorables pour Groupama 3 qui était ce lundi matin déjà à la latitude de l'archipel du Cap-Vert. En gagnant près de dix milles par heure depuis minuit sur le temps de référence, l'avance dépasse 360 milles...

Le 8 novembre 2009
Plongeon canarien
Les alizés de Nord-Est sont bien au rendez-vous depuis que Groupama 3 a empanné samedi soir au large de Madère. Avec une moyenne de plus de trente noeuds, Franck cammas et son équipage plongent plein Sud vers un équateur qu'ils devraient franchir en début de semaine.

Le 7 novembre 2009
Empannage imminent
Avec la rotation progressive du vent du Nord-Ouest au Nord-Est au large des côtes du Portugal, la route de Groupama 3 s'est incurvée pour accélérer : d'ici quelques heures, Franck Cammas et son équipage vont empanner pour faire cap vers l'équateur sur un seul bord...
Après une première journée musclée pour sortir du golfe de Gascogne, Groupama 3 a pu allonger la foulée depuis la latitude de Porto : le trimaran géant a déjà comblé les deux tiers de son retard sur le temps de référence de 2005 et d'ici la fin de la journée, il sera en avance sur le record de Bruno Peyron. En effet, Orange 2 avait eu du mal à négocier l'archipel des Canaries alors que Groupama 3 va bénéficier d'un régime d'alizés de Nord-Est en cours de renforcement jusqu'à 25 noeuds et plus. De plus, Franck Cammas et ses neuf équipiers vont éviter de passer près des archipels de Madère et des Canaries qui perturbent énormément le vent par leur imposant relief.
C'est donc un bon week-end qui s'annonce pour le trimaran géant ! Une mer régulière venant de l'arrière, un vent de Nord-Est qui permet de naviguer sous grand voile et gennaker, des températures déjà estivales et surtout un cap direct vers le Sud... Au large de Madère, le trimaran va pointer ses étraves sur la route directe à des moyennes qui devraient dépasser les trente noeuds. Les Canaries, c'est pour ce samedi soir et le Cap Vert pour dimanche... Franck Cammas et son équipage devraient donc être dans les temps du record dès ce soir et en avance dès la fin du week-end. Le créneau pour s'élancer à l'assaut du Trophée Jules Verne reste toujours excellent malgré un départ de Ouessant peu favorable dans la brise et la mer.

Le 6 novembre 2009
C'est parti !
Les premières heures de cette nouvelle tentative sur le record du Trophée Jules Verne n'ont pas été faciles pour Franck Cammas et ses neuf équipiers. Mais dès cet après-midi, les conditions météorologiques vont devenir favorables pour débouler vers le Sud... voir la carte
C'était programmé et la première nuit en mer a été rude ! Pas tant à cause du vent qui est resté « raisonnable » entre 25 et 35 noeuds avec des grains, mais en raison de la mer... Forte, chaotique et mal formée. Le trimaran géant a beau faire plus de cent pieds, sept mètres de creux imposent de mettre le pied sur le frein pour ne pas casser. L'équipage de Groupama 3 a donc dû composer avec ce golfe de Gascogne peu coopératif pour passer cette première nuit en mer. Bilan : un retard de plus de 90 milles ce vendredi matin... Mais la situation va rapidement changer : le vent de Nord-Ouest fort va laisser place à une brise de secteur Nord modérée dès les premières lueurs du jour et Franck Cammas et son équipage vont accélérer très franchement dès la pointe espagnole franchie.
Cette première nuit a aussi permis aux dix équipiers de Groupama 3 de prendre la mesure du trimaran géant dans une phase peu favorable sur le Trophée Jules Verne : le bateau n'a pas souffert et les hommes ont tout de suite baigné dans le rythme très exigeant de ce record autour du monde. Engagés dans une tentative difficile, Franck Cammas et son équipage ont mangé leur pain noir lors de ces premiers milles de record. Il reste encore quelques heures pour négocier ce vent de Nord-Ouest d'une vingtaine de noeuds désormais et cette mer de travers encore forte, avant de dérouler vers les alizés ce vendredi après-midi...

Le 5 novembre 2009
Code vert
Alors que Groupama vient d'annoncer la reconduction de son partenariat avec le navigateur Franck Cammas jusqu'en 2015, le skipper annonce son passage en code vert. Cette couleur signifie que Groupama3, en stand by à Brest depuis le 1er novembre, s'élancera jeudi 5 novembre à la conquête du Trophée Jules Verne, record autour du monde à la voile.
50 jours et 16 heures : c'est le temps à battre pour s'adjuger le record du bateau à voile le plus rapide autour du monde, propriété depuis 2005 de Bruno Peyron à bord du maxi catamaran Orange 2.
Pour sa seconde tentative, Franck Cammas a composé un équipage de choc (voir photo) pour mener Groupama 3 dans un univers hostile et pourtant fascinant : « Le record à battre est très élevé. Pour y parvenir, outre un excellent bateau, il faut un équipage qui allie expérience, performance et solidarité. Il faut aussi avoir un partenaire fidèle et ambitieux, ce qui est le cas avec Groupama depuis douze ans maintenant. Le renouvellement de notre partenariat jusqu'en 2015 est une source de motivation supplémentaire pour leur rendre la confiance que Groupama m'accorde » déclare le skipper français.

Le 3 novembre 2009
Code rouge
Franck Cammas en attente

Le 28 octobre 2009
Prêt à partir... de Brest !
Arrivé à Brest le 26 octobre après-midi, Groupama 3 est désormais prêt à s'élancer à compter du 1er novembre à la conquête du Trophée Jules Verne.
« Nous cherchons à mettre tous les atouts de notre côté. Partir de Brest sera plus aisé d'un point de vue maritime, tant pour hisser les voiles à l'abri de la rade que pour se rendre sur la ligne de départ à Ouessant avec un vent de secteur Nord assez fort que nous attendons » analyse Franck Cammas.
Pour cette dernière navigation entre Lorient, port d'attache des trimarans Groupama depuis 1998, et Brest, cinq des dix équipiers du Jules Verne étaient à bord. Le boat captain Loïc Le Mignon, bien sûr, mais aussi Bruno Jeanjean, Lionel Lemonchois et Thomas Coville enfin qui connaît bien le port de la pointe Bretagne : « J'ai beaucoup de souvenirs ici. De bons et de moins bons mais rien qui me laisse indifférent ».
Amarré dans le récent port du Château, juste devant La Boudeuse, Groupama 3 profite des belles installations brestoises pour en terminer avec les gros préparatifs : « Il nous reste à sortir le moteur de propulsion et à ôter l'arbre d'hélice » précise Yann Mérour, brestois d'origine en charge de la logistique qui ajoute : « L'avitaillement va être embarqué dès que les fonds du bateau seront propres, mercredi ou jeudi ».
Chargés de veiller sur Groupama 3, Yann et son équipe feront de réguliers allers-retours entre Lorient et Brest : « Il reste toujours quelques détails à améliorer, un bateau n'est jamais prêt » conclut-il, pas mécontent de profiter de ce stand by brestois pour inviter ses amis à admirer le maxi trimaran. Pendant que d'autres déchiffreront quotidiennement les fichiers météo à la recherche de la bonne fenêtre...

Le 16 octobre 2009
Groupama 3 s'attaquera en novembre au Trophée Jules Verne
Lors de leur première tentative, en janvier 2008, Franck Cammas et ses neuf équipiers ont constamment été en avance sur les temps de référence établis par Géronimo et Orange 2. Pourtant, on s'en souvient, au large de la Nouvelle Zélande, un certain 18 février, le flotteur bâbord se rompt, entraînant le chavirage de Groupama 3.
Si les hommes sont sains et saufs, rapidement hélitreuillés par les sauveteurs néo-zélandais, le maxi trimaran est très endommagé. Mais grâce au soutien indéfectible de Groupama, le trimaran est remorqué, chargé à bord d'un cargo puis refait à neuf au chantier Multiplast.
Pour sa seconde tentative, Franck Cammas disposera d'un Groupama 3 renforcé et développé ainsi que d'un équipage lui aussi fidèle même si quelques nouvelles têtes en feront partie.
Temps à battre : 50 jours, 16 heures, 20 minutes et 4 secondes
Le 20 avril 1993, Bruno Peyron, à la tête de son équipe, boucle le premier tour du monde légendaire en 79 jours, 6 heures, 15 minutes et 56 secondes et devient ainsi le premier détenteur du "Trophée Jules Verne". En vingt trois ans, il y a eu treize tentatives pour battre ce record dont cinq seulement porteront leurs fruits : Peter Blake et Robin Knox-Johnston en 1994, Olivier de Kersauson en 1997, Bruno Peyron en 2002, Olivier de Kersauson en 2004 et à nouveau Bruno Peyron en 2005. En 2005, Bruno Peyron a mis la barre très haute : 50 jours, 16 heures, 20 minutes et 4 secondes... C'est à nouveau l'objectif de l'année et le défi à relever par Franck et ses hommes.

Le parcours du Trophée Jules Verne (26 000 milles nautiques)
Couper la ligne de départ définie par une ligne imaginaire, reliant le phare de Créac'h sur l'île d'Ouessant et le phare du Cap Lizard. Faire le tour du monde en laissant à bâbord le Cap de Bonne Espérance, le Cap Leeuwin et le Cap Horn. Recouper la ligne définie ci-dessus en sens inverse.

Le 3 aout 2009
Groupama 3 à Lorient
Le trimaran mené par Franck Cammas et ses neuf équipiers pour la tentative de record sur la traversée de l'Atlantique (3j 18h 12' 56''), est arrivé à Lorient ce lundi à 9h30, accueilli chaleureusement par ses proches. Groupama 3 est apparu en parfait état après ces 2 880 milles parcourus à 31,92 noeuds de moyenne !
L'équipage était en pleine forme et particulièrement heureux d'avoir traversé aussi rapidement l'Atlantique, même s'il a dû s'incliner devant la puissance de Banque Populaire V, nouveau détenteur du record sur la traversée (3j 15h 25' 48'') et de la plus grande distance parcourue en 24h (907 milles). Franck Cammas et ses hommes ont en effet pu exploiter à fond le potentiel de Groupama 3 en vue du Trophée Jules Verne, le trimaran étant en stand-by à partir du début du mois de novembre 2009.
Pour préparer ce tour du monde et battre le record (50j 16h 20' 04''), Groupama 3 va être démâté jeudi prochain à Lorient puis va entrer en chantier chez Multiplast à Vannes la semaine prochaine pour un check-up complet. La remise à l'eau est programmée vers la mi-septembre pour une nouvelle session d'entraînement de l'équipage qui ne sera pas très différent de celui de la tentative de record sur l'Atlantique.

Le 2 aout 2009
Groupama 3 a un peu de retard sur son concurrent Banque Populaire
C'est dans un mouchoir de poche que les deux géant vont franchir la ligne. Franck Cammas et son équipage va battre le record, mais qui devrait être à nouveau battu dans la journée par Banque Populaire et son skipper Pascal Bidegorry
Arrivées groupées
De New York au Cap Lizard
Groupama 3 a franchi la ligne d'arrivée de la traversée de l'Atlantique ce dimanche 2 août à 16h 25: le trimaran mené par Franck Cammas et ses neuf équipiers a mis 3 jours 18 heures 12 minutes 56 secondes pour parcourir les 2 880 milles qui séparent le phare d'Ambrose (New York) du sémaphore du cap Lizard (Cornouailles anglaise) à la vitesse moyenne de 31,92 noeuds (57 km/h).
Le record de la traversée de l'Atlantique, détenu par Groupama 3 depuis 2007 (4j 03h 57' 54'') a été largement amélioré par Banque Populaire V arrivé à 16h 17' ce dimanche (3j 15h 25' 48'') mais le trimaran mené par Franck Cammas et ses neuf équipiers n'était qu'à trois milles derrière... Parti avec deux heures et demie de décalage, Groupama 3 ne s'adjuge donc pas le meilleur temps sur ce tracé entre New York et le cap Lizard, mais réalise un parcours remarquable en 3 jours 18 heures 12 minutes 56 secondes. Le trimaran de Franck Cammas a ainsi fini son parcours douze minutes après le nouveau détenteur de la traversée de l'Atlantique... Une incroyable arrivée au contact !
Ce retour de Franck Cammas et ses neuf équipiers lors de cette tranche finale du parcours est un élément positif dans la comparaison des potentiels des deux trimarans. Car si Banque Populaire V a démontré qu'il était redoutablement rapide aux allures débridées dans la brise (avec plus de vingt cinq noeuds de vent réel) parcourant 907 milles en 24h et atteignant des moyennes frisant les 40 noeuds, Groupama 3 avec ses neuf mètres de longueur en moins, a confirmé qu'il était toujours très véloce dès que la brise mollissait en dessous de vingt noeuds. Le trimaran de Franck Cammas et ses hommes est en effet revenu sur son concurrent lors des douze dernières heures, reprenant une quarantaine de milles... pour arriver sur la ligne au cap Lizard avec seulement trois milles d'écart. Au final, Banque Populaire V aura battu Groupama 3 de 2h47 environ, soit 3% sur la traversée de l'Atlantique !
Le Groupe Groupama, Franck Cammas et ses neuf équipiers félicitent Pascal Bidégorry et son équipage pour leur record sur la traversée de l'Atlantique (3j 15h 25mn et 48 sec). Groupama 3 fait désormais route vers sa base : Franck Cammas et ses neuf équipiers sont attendus lundi à 9h00 à Lorient.

Le 30 juillet 2009
Groupama 3 retrouve Franck pour le record de l'Atlantique
Le départ est prévu pour ce soir

Le 26 juin 2009
Groupama 3 change de patron pour le record de l'Atlantique
C'est Frédéric Le Peutrec qui prend la barre, Franck participant aux régates iShare Cup 2009

Le 16 mai 2009
Encore un chrono pour Groupama 3
Le record de la traversée de la Méditerranée, Marseille / Carthage
Et de cinq ! Franck Cammas et son équipage décrochent le premier record de leur campagne 2009 et le cinquième depuis que le trimaran de 105 pieds a vu le jour en juin 2006.
Parti de Marseille vendredi 15 mai à 09h19' (heure française), pour tenter de battre le temps établi par Bruno Peyron en 2004 entre Marseille et Carthage, Groupama 3 a franchi la ligne d'arrivée située par le travers du Phare de Ras Quartajamah, sur le cap Carthage, ce samedi 16 mai à 02h 27' 23'' (heure française). Après 17 heures 08 minutes et 23 secondes passées à exploiter, en relation avec Sylvain Mondon de Météo France, le vent de la meilleure façon qui soit, l'équipage du maxi trimaran peut être satisfait du travail accompli. (temps de course sous réserve d'homologation du WSSRC - en cours).
Un an et demi après leur chavirage sur la tentative de record du Trophée Jules Verne, Franck et ses hommes ravissent un cinquième chrono et améliorent le record, jusqu'alors de 17 heures 56 minutes et 33 secondes, de 48 minutes et 10 secondes.
Groupama 3 a parcouru les 458 milles séparant Marseille de Carthage à la vitesse moyenne de 26,72 noeuds, contre une moyenne de 25,53 pour Orange II.
Franck Cammas quelques minutes après le passage de la ligne : « Nous avons fait une très belle première partie de parcours avec des pointes de vitesse à plus de 42 noeuds. La dernière partie a par contre été plus difficile avec des vents plus faibles que prévu et très variables en direction. Ca a été une traversée musclée car la mer était courte et cassante mais Groupama 3 s'est très bien comporté. Nous n'avons rien cassé et l'équipage a été super. Nous arrivons dans quelques heures à Hammamet avec un cinquième record à notre tableau de chasse. C'est de bonne augure pour la suite du programme car Groupama 3 est vraiment rapide ».
Les chiffres à retenir
- Groupama 3, nouveau détenteur du record de la Méditerranée entre Marseille et Carthage
- Nouveau temps de référence : 17 heures 08 minutes 23 secondes
(Temps de course sous réserve d'homologation du WSSRC - en cours)
- Départ de Marseille - Vendredi 15 mai à 09 h 19' (heure française)
- Arrivée à Carthage - Samedi 16 mai à 02 h 27' 23'' (heure française)
- Distance réelle parcourue : 532 milles - Vitesse moyenne : 31,03 noeuds
- Distance officielle du record : 458 milles - Vitesse moyenne : 26,72 noeuds
- Rappel du précédent record (Bruno Peyron à bord du maxi-catamaran Orange II) : 17 heures 56 minutes et 33 secondes, à la vitesse moyenne de 25,53 noeuds.

Le 15 mai 2009
Groupama 3 est parti !
Le record de la traversée de la Méditerranée, Marseille / Carthage
Groupama 3 s'est élancé sur le record de la Méditerranée ce vendredi matin à 9h19 (heure française) très exactement selon le représentant du W.S.S.R.C en charge de constater le départ du maxi trimaran de l'assurbanquier Groupama.
Groupama 3 devra arriver avant 3h 15' 33'' (heure française) samedi 16 mai à Carthage afin de battre le record établi par Bruno Peyron.
Grains et visibilité réduite accompagnaient le passage de ligne située par le travers du phare de Pomègues (43° 15,7' N- 005° 17,4' E), situé à la sortie de la rade de Marseille, sur les îles du Frioul. Franck Cammas et ses 6 équipiers sont partis avec 2 ris dans la grand voile, trinquette et genaker à poste. L'ambiance à bord était à la concentration car les conditions attendues tout au long du parcours (458 milles) seront assurément musclées. Groupama 3 tire son premier bord tribord amure vers le sud dans une tramontane fraîchissant et une mer qui commence à se former. Le premier empannage est prévu aux alentours de 12H TU entre 50 et 70 milles dans le nord est des Baléares. A ce niveau, les creux seront entre 4 et 4,5 mètres et le vent soufflera entre 30 et 35 noeuds avec des rafales à 40 noeuds !
A la sortie de la rade de Marseille, la vitesse cible de 32 noeuds était atteinte ! C'est donc parti pour le large, du vent dans les voiles et le mors aux dents...

A 18h ce soir et à 190 miles de l'arrivée, Groupama à 3 miles de retard, à suivre

Le 13 mai 2009
Code jaune
Départ possible entre 48h et 72h
Prêt à partir sur zone. Sera suivi dans les 24 heures par un retour en Code Orange ou Rouge, ou passage en Code Vert.

Le 12 mai 2009
Code orange
Un éventuel départ sur zone s'organise

Le 7 mai 2009
Code rouge
Ras pas de météo propice voir ci-dessous les différents codes

Le 5 mai 2009
Début de stand-by à Marseille pour Groupama 3
Respectant le programme annoncé, Groupama 3, Franck Cammas et son équipage sont dès aujourd'hui - mercredi 6 mai - et ce jusqu'au 2 juin, en stand by à Marseille prêts à s'élancer pour une tentative de record sur la traversée de la Méditerranée (Marseille/Carthage).
Les sept marins attendent désormais les conditions météorologiques les plus propices, pour s'attaquer à ce record de 458 milles. Rappelons que le temps à battre est de 17 heures 56 minutes 33 secondes, un chrono détenu depuis septembre 2004 par Bruno Peyron à bord du catamaran Orange II.
Le temps du parcours ou la « bonne fenêtre » :
Un seul impératif pour s'élancer de la cité phocéenne : un Mistral bien établi qui se prolonge au-delà de la pointe Sud de la Sardaigne. Afin d'éviter une mer trop formée, il vaut mieux partir en début de formation de ce vent de secteur Nord à Nord-Ouest qui se renforce au fur et à mesure qu'il longe les côtes de la Corse, pour mollir progressivement en gagnant dans le Sud...
Bien connue pour sa mer courte et cassante quand le Mistral souffle à plus de 40 noeuds, la Méditerranée rend le parcours particulièrement musclé et délicat dans le premier tiers, puis plus maniable jusqu'au sud de la Sardaigne. Mais c'est le dernier tiers qui est le plus incertain avec un Mistral qui prend une composante Ouest entre la Sardaigne et la Tunisie, mais peut s'essouffler très rapidement. Quant aux trente derniers milles entre le cap Blanc et le cap Carthage, il faut espérer que les calmes n'y règnent pas et qu'une brise thermique s'installe : il vaut donc mieux arriver de jour.
Le point de vue du skipper Franck Cammas :
« Depuis notre départ de Lorient, le 17 mars dernier, nous avons parcouru près de 8.000 milles à bord de Groupama 3. L'équipage le connaît bien et nous sommes parés à largueur les amarres. Afin d'être le plus rapide possible, nous ne serons que sept à bord au lieu des dix habituels. La durée du record (17 heures) nous le permet car nous n'aurons pas de quarts à faire pour nous reposer. Il ne nous reste plus qu'à attendre un bon Mistral. C'est un record vraiment sympa qui part de là où j'ai commencé la voile il y a plus de vingt ans ».
Le parcours du temps, de Marseille à Carthage : 458 milles
La ligne de départ se situe par le travers du phare de Pomègues (43° 15,7' N- 005° 17,4' E), situé à la sortie de la rade de Marseille, sur les îles du Frioul. La route logique vers le golfe de Tunis fait laisser à bâbord la Corse et la Sardaigne.
La ligne d'arrivée est positionnée par le travers du phare de Ras Quartajamah, sur le cap Carthage, près de Sidi Bou Saïd (36° 52,3' N- 10° 20,9' E).
Les procédures de départ
Code Rouge Stand-by à compter du 6 mai
R.A.S. pas de météo propice.

Code Orange Départ possible entre 72h et 96h.
Un éventuel départ sur zone s'organise

Code Jaune Départ possible entre 48h et 72h.
Prêt à partir sur zone. Sera suivi dans les 24 heures par un retour en Code Orange ou Rouge, ou passage en Code Vert.

Code Vert Départ possible entre 24h et 48h.
L'équipage en stand by sur zone, prêt à partir dans les 24 heures.

Frédéric Le Peutrec, boat manager commente la gestion de l'équipage et du bateau dans ces phases de stand-by :
« Concernant Groupama 3, le trimaran est désormais prêt en configuration record, c'est à dire délesté au maximum de tout ce qui est superflu : moteur, voiles inutiles, bannette et coin cuisine etc... Il est amarré au port de l'Estaque le plus à l'Ouest de Marseille, ce qui nous permettra de rejoindre la ligne rapidement au portant.
Pour ce qui est de l'équipage de Groupama 3, nous sommes tous en attente chez nous ou sur différents plans d'eau. La seule chose importante est de rester joignable par mail ou par portable afin d'être averti du code en vigueur ! En code vert, tout le monde doit être sur zone, prêt à partir. En fait, le plus actif dans cette période d'attente est Sylvain Mondon de Météo France qui compulse les fichiers météo pour saisir la meilleure fenêtre ! »

L'équipage de Groupama 3 ci-dessous
1 - Franck Cammas (Skipper )
2 - Frédéric Le Peutrec (Barreur)
3 - Stève Ravussin (Barreur) ou Lionel Lemonchois ( Barreur)
4 - Loïc Le Mignon (Barreur)
5 - Ronan Le Goff (N°1)
6 - Jacques Caraës (N°1)
7 - Bruno Jeanjean (N°1)
A terre : Sylvain Mondon (Routeur)

Un peu d'histoire la genèse du record de la Méditerranée :
Fondée par des phéniciens de Tyr en 814 av JC, Carthage fut pendant près de quatre siècles, la puissance dominante sur les eaux méditerranéennes, particulièrement dans sa partie Ouest de Gibraltar à la Sicile. Mais la confrontation avec les Romains qui étendent leur territoire vers le Sud se concrétise par les trois guerres puniques et finalement la destruction de la ville en 146 av JC après quatre années de siège. Sur ses ruines, Jules César reconstruit une cité qui devient la capitale de l'Afrique, avant d'être conquise par les Vandales (en 439 ap JC), puis reprise par les Byzantins (533), ensuite par les Arabes (698).

Ville commerçante et plaque tournante de l'Afrique vers l'Europe, Carthage se rapproche entre autres de Marseille, son ancienne rivale contre qui elle était autrefois partie en guerre pour défendre ses zones de pêche... Les deux villes tissent des liens commerciaux même si la concurrence est rude, mais les vents régnant sur la Méditerranée occidentale sont favorables aux routes maritimes, avec de nombreux ports d'escale et des abris sûrs en cas de mauvais temps : Corse, Sardaigne, Sicile...

Un record est né :
C'est pour célébrer cette traversée entre l'Europe et l'Afrique qu'est né ce record à la voile, inauguré par François Boucher sur l'ex-Elf Aquitaine de Marc Pajot, catamaran à balestron rebaptisé en 1988 Saab Turbo. L'équipage de Serge Madec s'attaque à ce nouveau temps de référence deux ans plus tard sur le redoutable Jet Services V en descendant en dessous d'une journée pour effectuer les 458 milles du parcours. Mais fort de leur expérience sur la Route du Rhum, Laurent Bourgnon et Florence Arthaud se préparent quasiment en même temps à Marseille en 1991 : parti quelques jours plus tôt, RMO frise les 22 heures, mais Pierre 1er s'impose finalement de seulement 45 secondes !
Le record tient près de onze années car peu de skippers tentent ce parcours très délicat sur un trimaran de 60 pieds en raison de l'état de la mer, très courte, et de la difficulté à partir dans de bonnes conditions de vent jusqu'à l'arrivée. La construction des multicoques géants va relancer le débat avec l'Américain Steve Fossett, le chasseur de record, qui s'aligne sur le catamaran PlayStation en descendant le record à 18 heures 46 minutes 48 secondes... Mais tout juste sorti de chantier, Orange II va encore améliorer le temps de cinquante minutes à la vitesse de 25,53 noeuds, l'une des meilleures moyennes après le record de l'Atlantique (Groupama 3 à 29,26 noeuds), Miami-New York (Groupama 3 à 27 noeuds) et Cowes-Dinard (Maiden 2 à 25,6 noeuds) !
Source : Welcome OnBoard

Le 11 février 2009
Le maxi trimaran Groupama 3 remis à l'eau
Il y a tout juste un an, Franck Cammas et ses neuf équipiers chaviraient à 80 milles au large de la Nouvelle-Zélande suite à la rupture du flotteur bâbord de Groupama 3. En avance de 24 heures sur le temps de référence du détenteur du Trophée Jules Verne, l'équipage était hélitreuillé avant de repartir sur zone sauver Groupama 3.
Groupama 3 a été remis à l'eau à Vannes (voir photo) et est en route pour sa base de Lorient
Le programme 2009 est ici

Photos 2009
 
Mise à l'eau au chantier de Vannes

L'équipage 2009

pour le record de l'atlantique

  De gauche à droite, second rang : Stan Honey, Ronan Le Goff, Loïck Le Mignon, Thomas Coville. Premier rang : Bruno Jeanjean, Jacques Caraës, Franck Cammas, Steve Ravussin, Pierre Pennec, Yann Riou

3 août 2009

Retour à Lorient

   
Pour l'accompagner dans cette aventure autour du monde par les trois caps, l'on retrouve des fidèles du team Groupama : le suisse Stève Ravussin avec lequel il a déjà remporté deux transats Jacques Vabre, Fred Le Peutrec, Loïc Le Mignon, Ronan Le Goff ou encore Jacques Caraës. Mais aussi de nouveaux venus comme Lionel Lemonchois, vainqueur en titre de la Route du Rhum, Thomas Coville, recordman de l'Atlantique en solitaire, Stan Honey, navigateur américain vainqueur de la Volvo Ocean Race ou encore Bruno Jeanjean, champion du Monde de Match Racing.
  Photo prise le 4 novembre 2009 à Brest

Le 16 novembre 2009

Une cloison du bras casse, c'est l'arrêt de la tentative et route vers Cap Town

  Photo prise le 16 novembre 2009

21 novembre 2009

Groupama 3 à quai à Cap Town

ça rappel de bons souvenirs perso

  © Alain Paulhac

Le 24 novembre 2009

Il fait très chaud à Cap Town

  © Groupama

Le 24 novembre 2009

Cap Town, il y a 2 ans, presque jour pour jour, j'étais là. C'est très beau

  © Alain Paulhac
   
Les cartes 2009  
Carte générale avec le parcours de Orange II

Le 21 novembre 2009

Cap Town c'est pour midi