Eric Peron
   
Eric Peron

Nationalité : Française
Lieu de résidence : Pont L'Abbé
Date de naissance : 3 avril 1981

Profession : naviguateur

 

prend le départ de la Solitaire 2017

Mise à jour : 24 juin 2017
 
Trophée BPE 2007 Demain à 13h00, il prendra le départ du 4ème Trophée BPE sous les couleurs du Quotidien France-Soir associé à son nom. Un véritable soulagement pour le jeune skipper. « Je n’ai plus l’estomac noué. Hier j’étais crispé et speed, aujourd’hui je suis juste speed, devant la liste des derniers préparatifs ! »
Eric a aussi bénéficié de nombreux gestes de solidarité de la part des coureurs. « Si je peux pendre le départ c’est grâce à Vincent Riou, Jérémie Beyou ou Antoine Koch, mes copains bigouden. Ils m’ont prêté pas mal de matériel, - un téléphone satellite Irridium, un pilote automatique ou accepté de me vendre des voiles d’occasions en bon état et à prix d’ami. J’ai aussi bénéficié de gestes de la part de fournisseurs. Marfret va me rapatrier mon bateau gratuitement. »A force de coupes franches dans le budget, de gestes de son entourage et d’un dernier coup de pouce de son partenaire, Rico, l’un des premiers de la classe de Port-Laf’ va pouvoir s’exprimer là où il excelle, sur l’eau, loin des soucis matériel.
   
 

PALMARÈS :

2017 :
- 21ème de la solo Maître Coq
- 19ème de la Solitaire

2016 :
- 7ème de la transat AG2R avec Martin Le Pape

2015 :
- 3ème Volvo Ocean Race -Dongfeng Race Team
- 8ème de la transat Jacques Vabre 2015 avec Fabrice Amedeo

2014 :
- 5ème de la transat AG2R
- 27ème de la solo Maître Coq

2013 :
- 7ème Championnat du monde J80
- 7ème Championnat du monde SB20

2012 :
- 2ème de la transat AG2R avec Erwan Tabarly
- 1er Tour de France à la voile
- 6ème Championnat du monde SB20

2011 :
- 7ème de la transat Bénodet _ La Martinique
- 11ème de la Generali Solo Med
- 3ème de la Quiberon Solo
- 1er Grand Prix de Leucate sur la Generali Solo
- 10ème Championnat de France de course au large

2010 :
- 7ème de la transat AG2R 2010 avec Gwenaël Riou
- 14ème de la Quiberon Solo
- 6ème du championnat de France de course au large en solitaire
- 4ème de la Solitaire du Figaro
- 8ème de la WOW Cap Istanbul

2009 :
- 25ème de la Solitaire du Figaro
- 8ème du Tour de Bretagne avec G. Veniard
- 18ème de la Quiberon Solo
- 13ème de la Solo Portsdefrance.com
- 9ème de la Solo Figaro Massif Marine

2008 :
- 32ème de la Solitaire du Figaro
- 22ème de la Cap Istanbul
- 14ème de la Course des Falaises
- 3ème de la Transat AG2R avec D. Miguet
- 6ème de la Solo Arrimer

2007 :
- 20ème du Trophée BPE Belle île en Mer - Marie Galante
- 3ème de la Fasnet (Volvo 60)
- 2ème de la Channel Race (Volvo 60)
- 14ème du Tour de Bretagne avec L. Wardley

2006 :
- 8ème de la Semaine Olympique de Barcelone en 49er
- 4ème de la Solo-Concarneau Figaro
- Championnat du monde de 49er
- Engagé dans la solitaire Afflelou le Figaro (Bizuth)
- 1er du national Pogo

2005 :
- Championnat d’europe 49er
- 9ème tour de France Voile Mumm 30
- 24ème Tour de Bretagne Figaro
- 15ème route du ponant Figaro
- 6ème Vendée Défi Figaro

2004 :
- 26ème Transat AG2R
- 20ème Générali Solo Figaro
- 10ème Tour de France Voile 3ème amateur Mumm 30
- 5ème route des iles 2ème Jeune Mumm 30
- Grand Prix Multi sur Gitana 10

2003 : en 470
- 6ème au grand prix de l'Armistice
- 5ème à la semaine Olympique d’Athènes
- Sélectionné au Championnat du Monde à Cadix Septembre 2003
- 27ème et 4ème Français au championnat d’Europe à Brest

2002 : en 470
- 13ème à la coupe nationale de printemps (4ème Français)
- 1er à la coupe nationale d’été
- 8ème au Tour de France Mumm 30
- 3ème au championnat national de Hollande 49er

2001 : en 470
- 3ème au championnat de France
- 5ème au grand prix de l'Armistice
- 14ème au trophée de la princesse Sofia (Espagne)
- 18ème à la semaine de Kiel (Allemagne)
- 15ème à la semaine olympique Française à Hyères
- 21ème au championnat d'Europe (Irlande)

96/98 : en 420
- Champions de Bretagne 96
- 6ème au championnat de France 96
- Champions de Bretagne 98
- 2ème au championnat de France 98
- 18ème au championnat du monde 98
- 1er au championnat du monde de course par équipe 98

Portrait :

Sa passion c’est naviguer et comme disait Eric Tabarly « L’homme a besoin de passion pour exister ».

A 23 ans, après avoir frotté ses fonds de culotte sur divers dériveurs, avoir flirter avec le très haut niveau de la compétition internationale, Eric se lance dans l’aventure du Grand Large..

Depuis 1988 Eric est sur l’eau, il débute sur Optimist, puis barre 420, 470, 49er, J80, First class8, Mumm30. Sans oublier « pour les loisirs » planche à voile, surf ou kite-surf.
Cela fait quinze ans qu’il navigue en moyenne six heures par semaine et ces 7 dernières années trente heures. Athlète de haut-niveau il a le goût d’apprendre et de se surpasser.

 

Le Figaro le tente, le niveau de cette Class est réputé pour être un des plus haut niveau de la Course au Large, ce n’est pas par hasard sans doute que d’excellents coureurs y sont venu y faire leurs armes, avant d’entreprendre de grands projets, comme le Vendée Globe par exemple.
De la compétition à haut niveau en dériveur, Eric a acquit bien des qualités qui lui sont indispensables en Figaro : la méticulosité, la rigueur, la ténacité, la patience, le courage, le respect.
Eric privilégié par son lieu d’origine (le Finistère sud) côtoie un bon nombre d’entre – eux, au centre Port la Forêt, Michel Desjoyaux, Vincent Riou, Jérémy Bayou, Yann Elies, Armel Lecleach, Charles Caudrelier, Jean Luc Nélias, Nicolas Troussel. Sa détermination, son sérieux, son professionnalisme lui valent d’être reconnu et encouragé par tous.
Remarqué, suite à sa performance de seconde place dans la sélection Challenge Espoir Crédit Agricole, il est engagé pour skipper au côté de Jacques Einhnorn, propriétaire du Figaro « Connivence » durant la transatlantique en double AG2R, Lorient - St Barthélémy. Première grande expérience, il y découvre de nouvelles sensations de navigation dans un univers entouré de mer à l’infinie, ainsi que la vie au quotidien avec une personne plus âgé dans un réduit de dix mètres carré.
A la suite de la transat en double il enchaîne sa première solitaire : La Générali en Méditerranée Grâce à Jacques Einhorn qui lui prête son bateau, l’épreuve est dure avec des étapes journalières, il faut assurer le rôle de skipper et celui du préparateur car le budget est très court.
C’est alors que L’esprit d’équipe fait son entrée dans la vie d’Eric, son oncle Jean Yves fait l’acquisition d’un Figaro que Lionel Pean va skipper pendant une saison. Ce dernier se retire de la compétition en figaro et laisse la place à Eric et devient son Mentor.
La prochaine solitaire s’annonce bien, un partenaire est intéressé il se nomme CIGO Carriers Indépendants du Grand Ouest est une association professionnelle regroupant les producteurs de granulats indépendants du grand ouest. Groupement de PME familiales représentant 60 % de la production régionale (CA 500 millions d'€).

Eric se blesse au genou, quelques jours avant son arrivée sur le site de régate de la solitaire, Afflelou Figaro (Cherbourg- Concarneau en passant par l’Espagne et l’Irlande). L’infection nécessite une opération sous anesthésie générale le lundi, six jours avant le départ de la course. Le jeudi qui suit il a de la fièvre, le médecin de la course ne l’autorise pas à participer au prologue du vendredi. Le lendemain son état s’améliore et a le feu vert pour le départ du dimanche. Jour J alors que les dernières boîtes de pansements et les antibiotiques sont embarqués. Eric le visage creux, les traits tirés larguera les amarres. La consigne sera « tu fais de ton mieux, si tu n’en peux plus, pas de risques, tu fais route sur Brest ou Port la Forêt ». Le bateau CIGO partenaire pour cette course quitte donc Cherbourg.
Mais c’est un dur, il arrivera à Santander. Tonton le Coach dira « il était hilare à l’arrivée » tellement il était heureux de s’être dépassé.
La chance n’est pas complètement au rendez-vous, dans la dernière étape, alors qu’Eric sent que sa forme revient, après un bon départ, un empannage sous spi se passe mal, le safran décroche et entraîne le bateau dans un lof faisant exploser le grand spi. L’étape est en grande partie sous spi et les places perdues ne seront pas rattrapées. Eric a fait toute la course et arrive à Concarneau fatigué, heureux et peut-être en meilleure forme qu’à son départ de Cherbourg
Par la suite, la recherche d’un nouveau partenaire est difficile, Eric envisage la Transatlantique en solitaire Trophée BPE (Belle-Ile en Mer - Marie Galante) Mais les promesses des sponsors ne sont pas tenues et la semaine avant le départ le bateau est convoyé de Port la Forêt vers Belle Ile dans l’espoir d’un contact de dernière minute, mais le cœur ni est pas.
Eric est prêt et pas prêt, certains habitués ne sont pas présents faute de sponsor, mais Eric espère sans espérer. Peut-être déçu de tant d’énergie dépensée pour rien, où peur de ne pas partir voir ses amis Thomas Rouxel, Liz Wardley quitter le port.
Il a pourtant raison d’y croire même s’il a douté car il part soutenu par les Bellilois, la décision est prise avec Tonton Le Coach suite à une alchimie d’interventions en partie du journal France Soir, d’une Mécène, de la compagnie de Transport des bateaux sur cargo et des copains (qui participeront par le prêt de petit matériel), le budget est très modeste mais l’aventure est belle.
Comme pour sa première régate en Optimist sur son bateau rouge, Eric franchira la ligne de départ en tête. Les journalistes sont présents (hélicoptère de la télévision, pneumatiques avec photographes) Le bateau rouge de France Soir /Eric Péron passe le soir même aux actualités et dans le magasine des sports, déclenchant un ras de marrée de coup de téléphones dans la famille et chez ses amis. Deux jours plus tard, c’est l’avarie causée par le heurt d’un fût ou d’un cétacé. Un des deux safrans est explosé dans la collision. Le choc est si violent que notre skipper est éjecté de sa place à la barre, son harnais lui sauve peut-être la vie .C’est épuisé qu’il accoste à Aveyro au Portugal après une journée de déroute. Après réparation par l’équipe assistance, la décision de repartir est très dure, le moral est au plus bas, quelques heures de sommeils lui sont indispensables pour reprendre ses esprits et décider de son retour vers la course.
Celle ci se déroule par la suite sans problème. Le retard n’est pas repris sur les premiers mais il rattrape trois bateaux, deux autres ont abandonné pour avarie.
. A Marie Galante tous les Figaristes viennent l’accueillir sur l’eau et font le dernier bord sous spi avec lui. Eric a la plus belle arrivée de la flotte, celle de l’amitié, de la reconnaissance.

C’est donc avec un bagage technique non négligeable et des qualités humaines qui le sont pas moins qu’il a acquit aux cours de ces épreuves et qu’Eric poursuit cette nouvelle saison en Figaro.

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