Alan Roura
   
Alan Roura

Nationalité suisse
Vit à Lorient

23 ans

Profession : naviguateur

prend le départ du Vendée Globe 2016

Mise à jour : 20 février 2017
 
   
 

PALMARÈS :

2017 :
- 12ème du Vendée Globe

2016 :
- 3ème Calero Solo transat (Lanzarote - Newport)
- 4ème de la translémanique en solitaire
- xème du VendéeGlobe

2015 :
- 10ème de la transat Jacques Vabre
- 7ème du Grand prix Guyader
- 3ème Armen Race
- 6ème Mini Fasnet

2014 :
- 5ème mini Fasnet
- Abandon dans la Route du Rhum sur avaries

2013 :
- 11ème de la mini trasat
- 1er du Bol d'or
- 3ème de la Solitaire du Léman

2012 :
- 8ème de la Air Valencia
- 9ème de la mini Barcelona

 

Portrait :

Nouveau venu parmi les skippers en lice pour le prochain Vendée Globe, Alan Roura n’a certainement pas froid aux yeux. Après une enfance bercée au clapotis du lac Léman, c’est sur la longue houle de l’Atlantique et du Pacifique qu’il grandit et traverse son adolescence. À 13 ans, il choisit d’arrêter sa scolarité pour poursuivre son apprentissage à l’école de la vie. Chantiers navals en Amérique du Sud, entretien des yachts et charters de luxe à Tahiti, ferblanterie à Grenade, ce touche-à-tout se forge un tempérament bien trempé, arrosé d’une inaltérable passion pour la mer transmise de père en fils.

« Passe ta Mini d’abord ! » lui rétorque-t-on à chaque fois qu’il évoque ses projets de tour du monde. Polyglotte, son jeune visage taillé et déjà buriné par ses nombreuses années d’aventures océaniques, il débarque en 2012 en Bretagne, la ferme intention de s’engager dans sa toute première compétition chevillée au corps. Pari tenu l’année de ses vingt ans. Il termine à une très honorable 11è place la plus initiatique des transats disputée, avec le plus petit budget de la flotte, à bord d’une petite coquille de bois de 6,50 mètres de long.

L’année suivante, il récidive au chapitre du solo. En Class40 cette fois et sur le parcours légendaire de la Route du Rhum. Au départ de Saint-Malo, il s’élance, fin octobre 2014, à bord d’un voilier, Exocet que, fidèle à son habitude, il a préparé avec toute la fougue et l’énergie de sa jeunesse en dépit de moyens limités. C’est malheureusement sans compter avec une avarie qui le freine net dans son élan et réduit, sur les eaux du golfe de Gascogne en furie, ses espoirs de traversée à néant.

Le coup est dur pour le navigateur helvète qui carbure avec le rêve de circumnavigation planétaire pour moteur. Mais en 2015, il repart de plus belle sur la transat en double. Il viendra à bout de cette longue et laborieuse traversée. Ponctuée par une escale technique, elle se révèle riche de précieux enseignements sur les chemins détournés qui le mènent jusqu’au départ du Vendée Globe, où la valeur n’a jamais attendu le nombre d’années.

Alan sera évidemment le benjamin du Vendée Globe. Il va courir contre de nombreux marins ayant l’âge d’être son père… et quelques uns qui ont celui d’être son grand-père ! Il a exactement le tiers de l’âge de Rich Wilson, par exemple. Mais que sont 44 ans d’écart au regard de l’aventure majuscule ?

 
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